Le soleil invisible

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Parce qu’un épais brouillard de particules de pollution inonde de plus en plus souvent le ciel de Pékin (et d’autres villes de Chine) et empêche maintenant d’y voir le soleil, la ville a décidé, jeudi 16 janvier, de mettre en place un lever de soleil sur écran géant !
Arriver à une telle aberration semble inconcevable et pourtant c’est une réalité en Chine. Selon 20minutes.fr, plusieurs grands écrans, utilisés habituellement pour diffuser les informations touristiques, sont désormais consacrés à la diffusion d’images de… soleil !
De plus en plus souvent, des records de pollution atmosphérique sont constatés dans les plus grandes métropoles chinoise. De Pékin à Shangaï en passant par Hong Kong… l’air y devient irrespirable et n’importe quel passant doit porter un masque, l’enlevant juste pour prendre une photo-souvenir… Les cancers du poumon dans les zones urbaines sont d’ailleurs en constante augmentation en Chine. Dans les avenues principales de Pékin, même en plein jour, les véhicules roulent phares allumés.
« Je n’ai jamais connu un truc pareil », s’exclame Richard Deutsch, Américain de 59 ans qui profite d’une pause dans son voyage d’affaires pour faire un saut à la Cité interdite. Il explique avoir senti l’odeur caractéristique du charbon brûlé en descendant plus tôt dans le hall de son hôtel, où un employé lui a remis un masque.
Les monuments sont souvent invisible dans une brume épaisse. « Il y a de moins en moins de visiteurs ici » dit Xiao Yan, une guide touristique place Tiananmen..
Un taux de pollution de l’air 27 fois plus élevé que la norme
La densité de particules de 2,5 microns de diamètre (PM 2,5), les plus nocives, a atteint le 16 janvier à Pékin le seuil de 671 microgrammes par mètre cube. Ce niveau est 27 fois plus élevé que le plafond préconisé par l’Organisation mondiale de la santé pour une exposition de 24 heures. De telles situations sont désormais surnommées « airpocalypses » en Chine.
Le recours aux sources d’énergie polluantes
Il faut dire qu’en ce mois de janvier où il gèle à Pékin, les centrales thermiques tournent à plein régime à l’intérieur et à l’extérieur de la mégalopole. Et la Chine consomme la moitié du charbon dans le monde et en tire plus de 70% de son énergie. Les autorités chinoises font régulièrement des promesses mais continuent à s’équiper en sources d’énergie polluantes. Selon Greenpeace, 570 centrales à charbon sont programmées ou en construction en Chine.

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2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Meho dit :

    J’aurais bien aimé partager sur Google +

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    1. steve legere dit :

      Salut Meho, tu peux le faire bien sur et sans problème !!!

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