Na nose, un nez contre le cancer

Parti du constat de la faculté qu’ont les chiens à détecter certaines formes de cancer à l’état de commencement, un chercheur israelien a mis au point un appareil reproduisant les caractéristiques olfactives du chien, le Na nose.

Na nose concept

Na nose concept

Ce qui différencie l’homme du chien en matière de perception des odeurs, ce sont les cellules olfactives propres à chaque espèce, si chez l’homme on en compte en moyenne 5 millions, chez le Berger Allemand on en dénombre pas moins de 220 millions, rendant ses capacité à discriminer des particules odorantes 40 fois plus performantes que chez le genre humain. Hossam Haick, chercheur à l’institut du Technion s’est donc consacré à reproduire un détecteur aussi performant que ce sens extraordinaire qu’a le meilleur ami de l’homme.

l'inspiration est dans la nature

l’inspiration est dans la nature

Son détecteur aujourd’hui effectif permet de diagnostiquer avec une précision de 95% des cancers précoces, permettant un traitement moins lourd et plus rapide, avec des chances de s’en sortir dans de très bonnes conditions dans 85% des cas. Une avancée qui pourrait se retrouver dans peu de temps chez tous les médecins, et disponibles lors de check-up médical ordinaire.

L'imperceptible odeur de la cellule cancéreuse est à présent détectable au stade précoce.

L’imperceptible odeur de la cellule cancéreuse est à présent détectable au stade précoce.

22 hôpitaux à travers le monde ont testé le Na nose sur près de 4 000 patients, les résultats démotre une réussite de 95%, de quoi faire sérieusement chuter les pénibles traitements (Chimio, thérapies et traitements qui peuvent durer entre 6 et 10 mois) et faire reculer très nettement les décès liés aux cancer du poumon, et d’autres formes également.

Il y a quelques jours, le cigarettier Reynolds à été condamné à une somme record de 24 milliards de dollars à la veuve d’une victime de cancer du poumon, la chasse au cancer est sur un terrain vaste, mais aussi un terrain vague. Le dépistage est souvent réalisé trop tard, lorsque les métastases ont atteint un seuil dramatiquement trop développé pour espérer en sortir indemne. Il représente 20% des décès par cancer en France, et est la première cause de mortalité parmi les différents cancers. Il est attribué dans 80 à 90% des cas  à la consommation du tabac.

Sur le site de Axa assurances, on peut lire que :

« … Si l’on voulait être exact, le terme « cancer du poumon » devrait être abandonné au profit de celui de « cancer des bronches ». En effet, dans 95 % des cas, les cancers dits du poumon sont issus des cellules qui forment la paroi des bronches et des bronchioles, les canaux à travers lesquels l’air circule dans les poumons. Les cancers des cellules des alvéoles (les petits sacs à l’extrémité des bronchioles où se fait l’échange de gaz avec le sang) restent rares, ainsi que ceux de l’enveloppe des poumons (la « plèvre »).

Dans 5 à 10 % des cas, les tumeurs du poumon sont bénignes (non cancéreuses) et soignées par chirurgie. Dans les autres cas, ces tumeurs sont cancéreuses et on distingue deux types de cancer du poumon selon l’aspect microscopique des cellules qui en sont à l’origine.

Les cancers du poumon à petites cellules

Les cancers du poumon à petites cellules représentent environ 20 % des cancers du poumon et sont difficiles à soigner. Ces cancers du poumon grossissent rapidement et, lors de leur diagnostic, il est fréquent que des cellules cancéreuses se soient déjà disséminées dans le reste du corps pour former des métastases (des tumeurs secondaires). Dans 95 % des cas, les cancers du poumon à petites cellules sont liés au tabagisme.

Les cancers du poumon NON à petites cellules

Les cancers du poumon non à petites cellules représentent environ 80 % des cancers du poumon et se soignent plus facilement car ils grossissent plus lentement. Ces cancers sont essentiellement de trois types :

  • les adénocarcinomes, qui représentent 40 % des cancers non à petites cellules, touchent parfois les alvéoles et sont un peu plus fréquents chez les non fumeurs et les femmes ;
  • les carcinomes épidermoïdes, qui représentent également 40 % des cancers non à petites cellules, touchent plutôt les grosses bronches et sont liés au tabagisme ;
  • les carcinomes à grandes cellules indifférenciées, qui représentent 20 % des cancers non à petites cellules, ont une croissance plus rapide que les deux autres types et sont liés au tabagisme dans 90 % des cas.

Les métastases dans le poumon

Parfois, les tumeurs observées au niveau des poumons ne sont pas des cancers de cet organe, mais des tumeurs secondaires (métastases) issues d’un autre cancer dont les cellules se sont disséminées dans le sang et se sont multipliées dans le poumon. Dans ce cas, le traitement est celui du cancer à l’origine de ces métastases car les cellules qui les composent gardent les caractéristiques de l’organe dont elles sont issues.

Le cancer du poumon est-il une maladie fréquente ?

En France, le cancer du poumon est le quatrième cancer en terme de fréquence avec 37 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année et près de 29 000 décès par an.

Dans les trois quarts des cas, le cancer du poumon touche les hommes chez qui il est le deuxième cancer en terme de fréquence, après celui de la prostate et avant celui du côlon. Mais cette prédominance masculine ne doit pas cacher le fait que le cancer du poumon augmente régulièrement chez les femmes (trois fois plus de cas par an et par habitante en vingt ans : il est devenu le troisième cancer le plus fréquent chez les Françaises après ceux du sein et du côlon), alors qu’il tend à diminuer chez les hommes. Ces statistiques reflètent celles du tabagisme.

En France, l’âge moyen au moment du diagnostic du cancer du poumon est de 65 ans.

Qui est à risque de cancer du poumon ?

Certains facteurs de risque de développer un cancer du poumon ont été identifiés. Parmi ceux-ci, le tabac est de loin le plus fréquemment impliqué dans l’apparition de ce type de cancer.

La fumée de tabac

Le tabagisme est le facteur de risque de cancer du poumon le plus important : il peut être relié à plus de 80 % des cas diagnostiqués et à environ 70 % des décès dus aux cancers du poumon. Les fumeurs ont un risque dix fois plus élevé de développer ce type de cancer. Toutes les formes de tabac fumé expose à ce risque élevé : cigarettes normales ou « light », cigares, pipe, chicha (narguilé), bidis, etc.

Le risque de cancer du poumon augmente pour les gros fumeurs et ceux qui fument depuis de nombreuses années, mais il ne semble pas exister de seuil de consommation en dessous duquel le risque de cancer du poumon d’un fumeur occasionnel serait égal à celui d’un non fumeur.

Les personnes qui sont exposées à la fumée secondaire (produite par les cigarettes des autres personnes) ont également un risque plus élevé de développer un cancer du poumon (risque augmenté de 26 %).

Le tabagisme augmente également le risque de développer de nombreuses autres formes de cancer : oesophage, bouche, gorge, vessie, côlon, rectum, pancréas, col de l’utérus, rein, foie, etc.

L’exposition à des substances cancérigènes

De nombreuses substances chimiques ont été identifiées comme pouvant augmenter le risque de développer un cancer du poumon lorsqu’elles sont inhalées de manière répétée : amiante, chrome, arsenic, radon, produits issus du charbon, carburants, microparticules issues des moteurs diesel ou des poêles à bois, nickel, chlorure de vinyle, etc. L’exposition à ces substances seraient à l’origine d’environ 15 % des cancers des poumons.

Dans la plupart des cas, l’exposition à ces substances se fait dans le cadre du travail et certains cancers du poumon sont, de ce fait, considérés comme des maladies professionnelles.

L’exposition au radon, un gaz radioactif inodore issu de la dégradation de l’uranium naturellement contenu dans le sol, est particulière car elle peut se produire au domicile. Dans certaines régions (en France : le Massif Central, la Bretagne, les Vosges et la Corse), la présence de radon peut poser problème pour la santé publique lorsque ce gaz s’accumule dans des espaces fermés, publics ou privés. Le radon pénètre dans les bâtiments par les sols non étanches ou en béton, les drains et les pompes destinées à vider les puisards. En France, on estime que l’exposition répétée au radon est la deuxième cause de cancer du poumon après le tabac.

Le rôle de la pollution atmosphérique dans l’apparition des cancers du poumon est suspecté mais des études complémentaires sont nécessaires pour en évaluer l’influence de manière précise.

Amiante et cancer du poumon

Les personnes qui ont été en contact de manière répétée avec de la poussière d’amiante ont un risque 50 à 90 fois plus élevé de développer une forme particulière de cancer du poumon, le mésothéliome pleural. Ce cancer rare (environ 1 000 nouveaux cas par an) touche l’enveloppe du poumon (la plèvre). Il est plus fréquent chez les hommes, en particulier les fumeurs, et peut être relié à une exposition à l’amiante dans 80 % des cas.

Des antécédents personnels de maladie respiratoire

Les personnes qui ont des antécédents personnels de maladie des poumons (BPCO, emphysème, tuberculose, silicose, etc.) ou de cancer des poumons ont un risque plus élevé de développer un cancer du poumon. De plus, les personnes exposées aux rayons ionisants (radiographies répétées avant 30 ans, radiothérapie anticancéreuse, etc.) auraient également un risque accru de développer un cancer du poumon.

Peut-on dépister le cancer du poumon ?

Aujourd’hui, le dépistage systématique du cancer du poumon n’est pas pratiqué par manque de démonstration d’un rapport bénéfice/risque ou bénéfice/coût suffisant. La recherche continue pour essayer d’identifier des tests de dépistage efficaces, sans danger et peu coûteux.

Quels sont les symptômes du cancer du poumon ?

Les cancers du poumon ne provoquent pas toujours de symptômes et, lorsque ceux-ci sont présents, ils sont souvent peu spécifiques. Lorsqu’un cancer du poumon est suffisamment avancé pour provoquer des symptômes, le patient peut ressentir :

  • une toux qui ne disparaît pas et tend à s’aggraver, parfois accompagnée de crachats sanguinolents ;
  • des douleurs dans la poitrine qui augmentent pendant la toux ;
  • une respiration sifflante et un essoufflement à l’effort ;
  • un enrouement de la voix qui ne disparaît pas après quelques semaines.

Lorsque le cancer du poumon s’est déjà propagé au reste du corps, le patient peut souffrir de fatigue, de nausées, de perte de poids et d’appétit, de maux de tête, de douleurs des os ou de troubles de la vision.

Dans certains cas de cancer des poumons, des symptômes sans lien avec la respiration peuvent également se manifester. Par exemple,

  • une prise de poids par rétention d’eau ;
  • de l’hypertension artérielle ;
  • des troubles du comportement (irritabilité et agressivité) ;
  • une faiblesse musculaire et des troubles de l’équilibre ;
  • des taches sombres sur la peau ;
  • un gonflement des poignets, des chevilles ou de l’extrémité des doigts.

Comment évolue le cancer du poumon ?

Aujourd’hui, en France, la survie cinq ans après un diagnostic de cancer du poumon est de 14 % (13 % chez les hommes, 18 % chez les femmes), ce qui en fait l’un des cancers les plus difficiles à soigner.

En l’absence de traitement, les cellules cancéreuses vont migrer dans la circulation sanguine pour aller s’installer et se multiplier dans le foie, les os, le cerveau, etc. Ces tumeurs secondaires sont appelées « métastases ».

Certains éléments peuvent orienter le pronostic : 

  • l’aspect de la tumeur : une grosse tumeur sera plus difficile à traiter ;
  • l’envahissement du poumon par les cellules cancéreuses signale une gravité plus élevée ;
  • les particularités microscopiques de la tumeur et la vitesse de prolifération des cellules cancéreuses (leur « index mitotique ») influent également sur le pronostic ;
  • comme pour tous les cancers, la présence de métastases dans d’autres organes est un signe de plus grande gravité.

En fonction des résultats des examens complémentaires, le médecin peut déterminer le stade d’évolution du cancer du poumon (ce qui conditionne son pronostic et son traitement).

Pour les cancers du poumon non à petites cellules, il utilise une classification dite « TNM » qui prend en compte les aspects de la tumeur du poumon, la présence éventuelle de cellules cancéreuses dans les ganglions, et l’existence éventuelle de métastases. En fonction du résultat de cette classification, les cancers du poumon non à petites cellules sont dits « de stade évolutif 0, Ia, Ib, IIa, IIb, IIIa, IIIb ou IV », de gravité croissante.

Les cancers du poumon à petites cellules sont classés en « localisés » et « disséminés »… »

[lire le dossier complet sur le site d’Axa]

Na-Nose, le nez électronique

Na-Nose, le nez électronique

Un pas vers une guérison préventive est franchi, espérons que Na nose sera disponible rapidement dans tous les cabinets médicaux de la planète !

 

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