Etoiles de la mort

Un papillon au Pôle Nord :

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Notre planète est une arche de vie au milieu d’une immensité sombre, infinie et mortelle, aussi fragile et menacée qu’une bulle de savon soufflée au milieu d’un champ de ronces, dans des proportions de temps heureusement bien plus longues. Sa fragilité et son espérance de vie dans un environnement m’inspire la même mésaventure qu’un papillon perdu au Pôle Nord. Bien sûr, bon gré mal gré nous nous efforçons de penser que la fatalité de toute façon, est inévitable et que à l’échelle de la vie, bien d’autres menaces immédiates sont à craindre au point d’ignorer ce qui pourtant pourrait survenir n’importe quand.

Comment prendre conscience de ces danger alors que la plupart des gens ignorent simplement combien notre soleil est immense, et que dans un seul postillon il a droit de vie et de mort sur le système tout entier, depuis mercure qui cuit depuis des milliards d’années une de ses faces tandis que l’autre est éternellement gelée, jusqu’aux roches glacées de Pluton ou Vesta dans les brumes de la banlieue de Oort.Planetes et soleil

Nous avons déjà vu et expliqué différents scénarios sur les risques encourus par la Terre provenant de menaces célestes, qu’il s’agisse du danger de nos propres déchets en orbite, de chutes de corps massifs reliquats des premiers instants du soleil aux quatre coins du monde ou de ces hypothétiques visiteurs extra terrestres mal intentionnés qui pourraient voir en notre planète une escale agréable.
Aujourd’hui il s’agit d’un autre danger qui, s’il se présentait ne laisserait plus grand chose sur notre planète, pas même les océans :

Les étoiles de la vie son les étoiles de la mort.

Une étoile est une boule de plasma dont la pression au coeur est si forte que l’hydrogène qui la compose en majeur partie, entre en fusion nucléaire, consommant avec voracité sa substance gazeuse jusqu’à rompre son équilibre et en faire un des pires dangers qui soit sur des milliers d’années lumières en direction radiale. Sous cette terrifiante définition c’est aussi une condition  impérative à la vie, car sans étoile, un astre n’est rien d’autre qu’un bout de roche dont la température avoisine le « Zéro absolu » (température de l’espace sans perturbations) qui est de – 172°. Et dans ces condition, la science ne permet pas de conclure à l’émergence de la moindre évolution d’une molécule organique qui, sil elle existait resterait congelée, du moins en surface et sans lumière, car sous d’épaisses glaces et dans des eaux gelées, les noyaux des planètes pourraient encore permettre à certaines formes d’évolution au moins de se maintenir.

Encelade, satellite glacé de Saturne
Encelade, satellite glacé de Saturne

Mai si ces étoiles sont indispensables, elles sont aussi la plus grande menace des cieux, car toute  étoile est vouée à  finir dans des conditions cataclysmiques à plus ou moins long terme, en fonction de sa taille principalement. Concernant notre soleil, n’ayez crainte, il ne devrait pas se transformer en Pulsar, du moins pas avant 4,5 milliards d’années, ce qui laisse un peu de répit aux humains. Et quand bien même, avant de devenir ce terrible fléau galactique, voici ce qui arrivera à la Terre lorsque sont étoile sera à  l’agonie, avant le grand saut, avant le sursaut gamma :

Mais au fait, c’est quoi un Pulsar ?

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Wikipédia nous explique qu’on appelle pulsar un objet astrophysique produisant un signal périodique (Plus simplement une étoile en fin de vie), de période allant de l’ordre de la milliseconde à quelques dizaines de secondes. Il est considéré comme étant une étoile à neutrons (c’est une étoile qui a consommé son hydrogène et s’est ensuite effondrée sur elle-même), tournant très rapidement sur elle-même (période typique de l’ordre de la seconde, voire beaucoup moins pour les pulsars milliseconde) et émettant un fort rayonnement électromagnétique dans la direction de son axe magnétique. Lors de son explosion on appelle ce phénomène une Supernova. C’est très bien de le savoir, mais ce qui serait encore mieux, ça serait de savoir l’un de ces Pulsars ou l’une de ces étoiles en passe de devenir un ogre de lumière comme ce denier pulsar découvert fin 2014 aurait eu la mauvaise idée d’avoir son axe magnétique vers la Terre …

… Et c’est le cas ?

Si un tel phénomène se produisait à moins de 6 000 années lumières de la Terre, ça serait dans le cas le moins pire, une catastrophe planétaire épouvantable, mais on sait qu’au moins l’une des 5 grandes extinctions massives que la Terre a connue est liée à un tel phénomène d’après les chercheurs, il s’agirait de la première extinction (l’ordovicien) qui a détruit il y a 440 millions d’années 85% de la vie marine, tenez compte qu’à la surface il n’y avait pas encore de vie sur le seul continent qui existait (Pangée) et que ce type d’événement est susceptible de se reproduire tous les 300 millions d’années, donc nous sommes en sursit d’un sursaut depuis près de 150 000 0000 d’années. On sait également que les observatoires spatiaux « Swift » et « Fermi » en détectent en moyenne 1 par jour.717493main_vela_665

Le Cordis (le service communautaire d’information sur la recherche et le développement) nous apprend qu’en 2008, un tel cataclysme s’est bel et bien produit en direction de la terre:

« En début d’année (c’était en Mars 2008), des télescopes dans le monde entier ont observé la plus brillante explosion à ce jour. Aujourd’hui, une équipe internationale d’astronomes révèle qu’il s’agissait en fait d’une bouffée de rayons gamma provenant d’une galaxie située à mi-chemin des limites de l’univers observable, et résultant d’un puissant jet de matière, envoyé directement en direction de la Terre… »

Heureusement, cette détonation a eu lieu bien au delà de la distance de menace active de 6 000 années lumières puisque celle-ci a eu lieue à 7,5 milliards d’années lumières, soit la moitié de la distance de l’univers observable. Et malgré cette distance presque impossible à réaliser, «Ce fut l’événement le plus puissant jamais observé de mémoire d’homme», conclut le professeur Alex Filippenko de l’université de Californie à Berkeley aux États-Unis. «Une étoile qui explose et peut se voir de justesse à l’oeil nu même à sept milliards et demi d’années lumière, c’est absolument stupéfiant.»

A présent et avant de conclure cet article, je vous laisse un superbe documentaire qui vous expliquera la vie, la mort et les conséquences complètes de ces étoiles de la mort :

Cliquez sur l'image pour voir le documentaire "Les étoiles de la mort".
Cliquez sur l’image pour voir le documentaire « Les étoiles de la mort ».

Pour aller plus loin :

Cliquez l'image pour localiser les sursauts gammas en temps réel
Cliquez l’image pour localiser les sursauts gammas en temps réel

Basée sur les données de Swift et Fermi (entre autres), la localisation des sursauts gammas, des pulsars et des supernovae en direct et en temps réel.
Le site des données de FERMI – Le site des données de SWIFT

PDF des cataclysmes célestes par le département d'Astrophysique, Géophysique et Océanographique de la Faculté des sciences de l'Université de Liège.
PDF des cataclysmes célestes par le département d’Astrophysique, Géophysique et Océanographique de la Faculté des sciences de l’Université de Liège.

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