Des pyramides sous les sables du désert vues par le satellite Tanis

Des pyramides sous les sables du désert

Des pyramides sous les sables du désert attendent-elles d’être découvertes ?

[Un article de Steve Légère]

Alors qu’une pyramide vieille de 3 700 ans vient d’être découverte en Egypte dans la nécropole du site archéologique de Dahchour, la passion enflamme les amateurs d’histoire. Peut-on encore découvrir des pyramides sous les sables du désert ?

les pyramides du plateau de gizeh

les pyramides du plateau de gizeh

Petit retour en arrière très ludique. Si la grande pyramide de Kéops est connue depuis toujours, c’est lié au fait qu’elle a toujours été visitée, malmenée, trop solide pour être détruite et trop grosse pour être enfouie. Elle est l’une des sept merveilles du monde depuis l’antiquité et la dernière encore debout. Ce statut fait que depuis toujours des hommes viennent la contempler, stoppant ainsi son ensablement progressif, mais ce n’est pas le cas de toutes, et cette nouvelle découverte le prouve : Sous les pieds des visiteurs se trouve peut-être encore un monde inconnu, ou mal connu, oublié, que les siècles, les millénaires et les vents de sable ont effacé de la mémoire collective. Ainsi, ne pensez que, parce qu’elle est haute elle a survécu à cet ensablement.

Il faut dire que ce n’est pas une mince affaire, car l’origine des premières pyramides reste obscur, et que la surface de recherches est pour le moins très vaste. Le Sahara (de l’arabe, Sahhra qui signifie désert) est le plus grand désert de la planète avec 9,2 millions de km2. Il traverse l’Afrique de l’Atlantique à la Mer Rouge et de la Méditerrannée au sud du tropique du Cancer et s’étend sur 10 pays : l’Algérie, l’Egypte, la Libye, le Mali, le Maroc (et le Sahara Occidental), la Mauritanie, le Niger, le Soudan, le Tchad et la Tunisie. C’est à dire neuf dixièmes de la surface de l’Europe qui fait 10,18 millions km². Par comparaison, celle de la France est de 643 801 km².

Dans ces conditions, même en resserrant le champ de recherche à 3 pays du Sahara (l’Egypte, le Soudan et la Lybie), nous arrivons tout de même à des surfaces respectives de 1,01 million km², 1,886 million km² et 1,76 million km² soit 4,656 millions km², soit à peu près sept fois la France. Cependant c’est dans le désert Libyque que les recherches pourraient s’avérer les plus prometteuses en ce qui concerne d’éventuelles pyramides enfouies. En effet, sur les 1,01 million km² de surface égyptienne, aujourd’hui seuls 36 000 km² sont arables, le reste étant le désert. La tâche est immense pour ne pas dire infinie.

Pourquoi construire des pyramides dans le désert ?

Capture d_écran 2Et bien tout d’abord, le Sahara n’a pas toujours été aussi stérile. Si il y a 7 millions d’années jusqu’à il y a environ 12 000 ans, c’était un désert entrecoupé de quelques périodes vertes. Ce même désert dans lequel déjà des hommes de Neandertal ont il y a 18 000 ans établis leur vie.
Il faut rechercher une époque ou ces contrées étaient bel et bien peuplées de vie et de végétation, plus proche que les Néanderthaliens, mais plus ancienne que les Pharaons. Il y a 8 500 ans et jusqu’à il y a 3 000 ans, steppes, rivières, lacs (dont le Lac Méga-Tchad qui fut le plus grand lac de la planète avec une surface de 340 000 km2  la moitié de la surface de la France) et des savanes s’y répandaient sous un climat humide.
L’âge des pyramides de Gizeh (environ 4500 ans) signifie donc que lors de leurs construction,  le paysage était complètement différent. Le sol était dur, et des citées entières ont put y être bâtie, et pourquoi pas des civilisations bien antérieures. Les ancêtres des Egyptiens dont nous ignorons tout attendent peut-être silencieusement dans cet océan jaune et immobiles, tapis sous les sables du temps, dans leur linceul de grains cristallins. Mais peut-être pas à Gizeh ?

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L’oasis Kebabo dans le Sahara

Située à 600 kilomètres au sud-est du golfe de la Syrie, et à environ 1,000 kilomètres à l’ouest du Nil, l’Oasis de Koufara dont le nom de Koufara s’applique à cinq grandes oasis, séparées les unes des autres par les sables, et parmi lesquelles celles de Bouzaïma et de Kebabo sont les plus remarquables. La première, dont la surface est de 313 kilomètres carrés, est la plus belle oasis du désert libyen, car il en est bien peu qui possèdent, comme celle-ci, des montagnes, des lacs et des palmiers. Celle de Bouzaïma à elle seule fait aujourd’hui encore 313 km², celle de Kebabo a une aire de presque 9 000 km². Ces oasis vont puiser l’eau jusqu’à plus de 100 mètres de profondeur … Cent mètres de sable, et à quelques endroits, les unes peuvent faire monter l’épaisseur de sable à plus de 150 mètres au dessus de la roche. De quoi y cacher des villes entières, et même y ensevelir la pyramide de Keops. A Batna et à Biskra, les sondages furent poussés jusqu’au-delà de 175 mètres de profondeur sans atteindre la nappe aquifère, de quoi alimenter tous les fantasmes.

Le sable du Sahara peut atteindre près de 150 mètres d'épaisseur par endroits

Le sable du Sahara peut atteindre près de 150 mètres d’épaisseur par endroits

Alors, des pyramides sous les sables du déserte ne sont pas un fantasme ?

Il est difficile de répondre car il faudrait retirer tout le sable du désert pour en avoir le coeur net, toutefois, les images satellites ont permis de mettre en évidence des structures affleurant à la surface du sol, (132 emplacements à ce jour, soit plus que les 123 actuellement découvertes, et oui, il y en a autant). La Nasa aussi participe à la recherche avec à son actif, 17 autres pyramides.

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Tannis de la NASA, le découvreur de 17 pyramides

C’est sans compter ce qui pourrait être bien plus profondément enfoui. Du fait que l’histoire est perdue, les traces disparues et la mémoire collective ne mentionne plus ces antiques prédécesseurs. Du fait aussi que les égyptologues ne sont même pas d’accord sur l’âge exact des pyramides, ni sur le tout premier Pharaon, il est tout-à-fait plausible d’envisager une origine bien plus ancienne. Il est parfaitement possible que les Pharaons aient des sources antiques  vieilles de 9 000 ans, plus à l’Ouest de Gizeh dans ce qui n’est aujourd’hui qu’un désert de sable et d’oasis, le désert Libyque. Ce qui doublerait l’ancienneté de leur histoire et pourrait même apporter un lien entre des monuments considérés par les outsiders de l’égyptologie antique comme bien plus anciens que les pyramides elles-mêmes.

Desert Libyque

Desert Libyque

Des pièces du puzzles attendent peut-être simplement d’être découverte dans ces régions, avec des citées entières et préservées sous ces millions de tonnes de grains de quartz.
Imaginez seulement un instant ce pan de l’histoire qui reste à découvrir pour les générations suivantes …

Sources :

Désert du sahara

Climat du désert à travers le temps

Les oasis du désert Libyen

Pyramides et satellites 

 

le chaos qui venait du ciel

méga-météores : les plus gros impacts du monde

Un article de Steve Légère – Dans les cieux, un fabuleux phénomène interrompt la lente mastication d’un brachiosaure, le combat d’un tricératops protégeant ses oeufs d’un tyrannosaure, et le vol lourd d’une escouade de ptérodactyles. Dans le ciel, le soleil semble s’être décroché, grossissant à vue d’oeil puis s’enveloppant dans un épais suaire sombre, cet astre flamboyant fond sur le monde, implacable seigneur du chaos, il va dans un instant réduire cette formidable planète pleine de vie à un enfer que même dans ses pires cauchemars, Dante n’aurait pu imaginer.
Ces créatures régnant sur terre depuis plus de 160 millions d’années l’ignorent, mais ce qu’ils voient là est l’acte final de leur civilisation, l’impact est titanesque, des océans de roche en fusion sont éjectés au-dela du ciel,  la plaie béante du cratère défigure ce qui n’est pas encore l’Amérique centrale vaporisant l’eau, l’air et la vie à des milliers de kilomètres à la ronde, projetant des flots de débris rocheux sur des millions de kilomètres carrés, et dispersant des tsunamis de plusieurs centaines de mètres de haut à travers les océans, ravageant les côtes et emportant tout sur leur passage. Hagards, les créatures survivantes se retrouvent dans un brouillard opaque, fait de poussières noires. Des pluies de magma lacèrent ce rideau cosmique qui voile le monde et enflamment tout ce qui peut brûler, dinosaures inclus. Pendant des semaines, c’est la même apocalypse, la lumière du jour ne passe plus, l’air se raréfie, les températures chutent, toutes les espèces affolées, piégées dans toutes les directions n’ont plus qu’à mourir. Cet impact majeur qui mit fin à la vie il y a 66 millions d’années n’est pas le plus gros, trois autres avant lui sont venu danser avec le destin terrestre, découvrons les 5 pires impacts de météores ayant frappé notre si belle et si fragile planète.

carte des impacts de météorites tombées depuis 1600 à 2010

carte des impacts de météorites tombées depuis 1600 à 2010

-1- The big one !

Tandis que notre planète voit apparaître ses premières algues et se former les premières molécules d’oxygène dans l’atmosphère, alors que tout annonce le commencement de la vie après 1,5 milliards d’années tourmentées dans sa difficile évolution, un bolide de 30 km de diamètre vient embrasser ce qui n’est pas encore la Terre au sens habitable de la vie. Il s’écrase au Groenland, faisant de ce monstrueux rocher à la fois le plus ancien et le plus gros météore connu ayant frappé la terre en y laissant pour l’éternité son empreinte dans les profondeurs de la roche sur 500Km de diamètre dans la région de Maniitsoq. Si la vie avait existé au sens que l’on connaît, tout, absolument tout aurait été détruit et il n’en serait rien resté.

Cratère de Maniitsoq

Cratère de Maniitsoq

Tourmentée et bombardée pendant encore des millions d’années, la surface de notre planète présente encore aujourd’hui quelques 160 cratères d’impacts importants certifiés sont visibles et presque autant qui ne sont toujours pas confirmés sans pour autant laisser planer de doutes sur leur origine. Pourtant, ce nombre ne correspond pas à la réalité. Tectonique des plaques, érosion, glaciations et soulèvement des continents, les millénaires qui se sont succédé ont effacé la plupart des restes de ces catastrophes célestes. Seulement, au dessus de nos têtes, de menaçants geocroiseurs tiennent les humains en sursis, car sur ces milliers de corps célestes qui sillonnent sournoisement notre invisible ciel, il suffit à un seul d’entre eux de se montrer trop curieux et hop ! happé par la gravité il pourrait finir son odyssée chez nous, avec les plaies infernales que nous imaginons comme d’autres l’auront déjà fait avant lui.

 Si peu à peu, les restes gravitationnels se sont estompés, qu’il y a de moins en moins de chutes, et des astéroïdes de moins en moins gros en apparence, de nos jours, le risque qu’un corps majeur arrivant silencieusement dans notre banlieue planétaire ne frappe la Terre n’est toujours pas nul, et il ne le sera jamais. Plus les astronomes scrutent les cieux et plus il est angoissant de voir la vérité en face. Une épée de Damocles au-dessus du monde sous l’aspect d’un bloc discret, menaçant en silence tant qu’il reste tapi dans les ténèbres de l’espace.

Pour la plupart de ces astres, ils proviennent de la ceinture d’astéroides située entre Mars et Jupiter, des reliques des premières heures de notre système-solaire, de ces matériaux expulsés qui ne purent trouver le répit nécessaire à leur accrétion pour former une planète en raison des extraordinaires forces gravitationnelles de la géante gazeuse.

Ces artefacts primordiaux de roche sont dans un « billard cosmique » pour l’éternité, se heurtant sous tous les angles possibles, et parfois, pour notre malheur, quelques uns d’entre eux sont projetés en direction de notre belle planète bleue.

 Voyageant pendant des milliers ou des millions voire des milliards d’années avant de devenir une menace sérieuse. Ceux qui ne seront pas arrêtés par Mars ou l’un de ses deux satellites Demios & Phobos, pourraient continuer leur odyssée vers notre seule barrière naturelle, la Lune dans le meilleur des cas, dont la surface vitriolée nous laisse entrevoir ce qui s’est à plus grande échelle déroulé ici-bas jadis. Cependant, parfois ces rochers sont bien décidés à cibler la belle bleue sur laquelle nous vivons.
La vie a toujours su faire face à ces agressions imprévisibles …  Jusqu’à aujourd’hui.

-2- la fin du début

Alors que la terre n’était qu’un caillou sans végétation et peuplée d’organismes pluricellulaires que depuis une centaine de millions d’années, un épouvantable cataclysme faillit bien ruiner les espoirs de l’évolution et répandit sur des milliers de kilomètres autour de lui la désolation la plus totale.

Il y a deux milliards d’années de cela, en pleine ère paléoprotérozoïque ce mastodonte de roche frappait notre planète en Afrique du Sud. Sa taille avoisinant les 15 Km il laissa à la postérité un cratère de près de 300 km toujours visible sous le nom de Dôme de Vredfort en guise de signature, de promesse sombre et de rappel de ce qui fût. Il est le second plus gros corps rocheux spatial ayant heurté la Terre en y laissant sa trace dans le paysage encore deux mille millions d’années après.

200 millions d’années plus tard, c’est l’Ontario au Canada qui subit les affres d’une retombée cosmique. Le troisième plus gros bolide d’environs 12 km de diamètre a choisi de prendre sa retraite avec fracas sur notre bon vieux plancher des vaches. Il y a 1,8 milliard d’années, projetant ses débris sur une superficie de 1 600 000 km2, creusant la roche de 15 km et laissant un cratère de 250 km dont aujourd’hui son bassin (de Sudbury) ne mesure « plus » que 62 km de long sur 30 de large. Ce bassin forme aujourd’hui la plus grande réserve d’eau douce du monde.

Bassin de Sudberry

Bassin de Sudberry

C’est ensuite une longue période loin des astéroïdes qui s’annonce. la terre panse ses plaies, la vie se développe à son rythme et subit trois grandes extinctions qui ne sont pas liées à des impacts.

– Ordovicien et Silurien à la limite de ces deux ères il y a 445 millions d’années, une première glaciation décime la population qui n’est encore qu’exclusivement marine, recul des océans, place de banquise de plusieurs kilomètres d’épaisseur, refroidissement et asphyxie des mers, adaptation compliquée et prédation de fin du monde auront raison du vivant à 85%.

– 3- Première grande extinction

– Au dévonien, 360/380 000 000 d’années, c’est officiellement l’apparition d’un couvert végétal, l’oxygène démultiplié et explosif, grandes variations du climat et des niveaux des océans qui vont être officiellement responsables de la disparition de 75% des espèces. Dénoncer un corps tombé du ciel, ne peut cependant pas être définitivement exclu, d’autant qu’un puissant impact à été découvert il y a quelques années en Australie, il forme l’actuel bassin « East Warburton ». Sur 30 000 Km2 la roche est bouleversée, conséquence d’un impact épouvantable causé par une montagne de 25 km de diamètre venue exploser au pays des kangourous (qui heureusement n’existaient pas encore), selon toute vraisemblances, cet impact majeur devrait être pris en compte pour expliquer l’éradication du Dévonien. Il s’agit du troisième plus gros météore terrestre.

 Par ailleurs des strates de roches du Maroc vieilles de 380 000 000 d’années (à cette même période de l’extinction) ont toutes les caractéristiques de débris créés par une explosion de roche cataclysmique sans qu’un cratère ne soit à ce jour défini dans cette zone.

Un autre cratère (invisible puisque situé sous 600 mètres de roches et de sable) également en Australie pourrait gagner la 5ème place des plus gros impacteurs, il s’agit de celui de Woodleigh, son cratère est d’un diamètre de 40 à 120 km, il est également contemporain de celui de East Warburton.

– Au permien-Trias, il y a 245 millions d’années, le ciel semble bien décidé à se mêler de l’évolution ou plutôt de sa non-évolution, même si il ne reste aucune trace d’impact, les chercheurs sont persuadés que les éruptions de supervolcans dont les trapps de Sibérie sont visibles aujourd’hui encore et les masses colossales d’hydrates de méthane relâchés par les océans ne sont pas les seuls coupables. On cherche vers le ciel d’autres explications qu’on trouvera peut-être un jour.

– Au trias-Jurassique il y a 200 millions d’années, il n’y a pas de très grand cratère d’impact qui date de cette période, mais toute une chaîne de plus petits, dont ceux de Manicouagan dont le mont Babel au centre du réservoir est interprété comme le vestige du pic central du cratère. Le corps rocheux mesurait dans les 5 km, le mont des Éboulements au centre de l’astroblème de Charlevoix fut causé par un asteroide mesurant dans les 2 km (au Canada pour ces deux-là) et de Chassenon-Rochechouart, en France (Aquitaine) qui laissera un cratère de 21 km pour un « caillou » de seulement 1,5 km de diamètre. Il est classé 32ème plus gros cratère du monde et 10ème d’Europe).

-4- Suprématie du ciel

Nous sommes à présent au crétacé-Tertiaire, il y a 66 million d’années et voici notre quatrième impact majeur. Si il n’est pas le plus gros, il demeure sans doute le plus destructeur pour une simple raison : la vie fourmillait sur la terre, dans les océans généreux et abondants, sur la surface couverte de forêts tropicales luxuriantes ou grouillaient au sol des araignées de 1 mètre de long, des scolopendres de 1,5 m et des libellules de 2mètres d’envergure, ou régnaient les dinosaures comme le T-Rex ou le brachiosaure, et dans les airs, le ptérodactyle était le maître des cieux, maître après dieux qui fit s’abattre sur Chicxulub sur la côte du Yucatán, au Mexique, un rocher de 10Km de diamètre dont le cratère d’impact  concorde avec la datation de la fin d’un monde, celui des dinosaures avec un diamètre moyen d’environ 177 km, ce qui permet de confirmer qu’au Dévonien, l’impact de East Warburton qui était trois fois plus gros et probablement le coupable.

Voici l’impact simulé :

-5- Seconde extinction de masse, une première pour les mammifères

Il y a 35 millions d’années, au paléogène, les dinosaures n’existent plus, les mammifères peuvent enfin se mettre à conquérir la planète. Leur développement sera pourtant perturbé par une série de cataclysmes dont l’origine officielle est un refroidissement général, la glaciation de l’antarctique se met en route. Pourtant au-dela de cette glaciation, les roches célestes continuent à faire des leurs, car à ce même moment ou la planète s’enrhume, au moins 3 impacts importants ont frappés la Terre dont l’un d’entre eux est officiellement le N° 5 des plus gros impacts, celui de Popigaï en Russie. l’objet venu des confins de notre système-solaire mesurait entre 5 et 8 km de diamètre, et son cratère s’étale sur 100 km. Cet impact est le plus surprenant de tous par ses conséquences pour l’humanité, car l’onde de choc de ce météore à transformé dans un rayon d’une quinzaine de kilomètres le graphite en diamant, laissant pour les héritiers de la planète dans un coffre-fort naturel pendant 35 millions d’années le plus gros trésor de tous les temps. Si les scientifiques Russes disent vrai (personne ne peut y aller pour le vérifier), il s’agirait alors du plus gros dépôt diamantifère de toute la planète et peut-être de tout le système-solaire.

Des impacts majeurs ont frappé le sol des dizaines de fois depuis, les plus récents étant ceux de Météor Crater 1,2 km de diamètre pour son cratère, il y a 49 000 ans et celui de Lonar à Buldhana en Inde (1,83 km de diamètre) tombé il y a 52 000 ans. Pour ces deux derniers, les météorites qui ont fait ces impacts ne mesuraient « que » environs 50 mètres de diamètre.

Voici un petit florilège de cratères mois impressionnants, mais tout aussi fantastiques :

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Vers une première extinction humaine ?

Sommes-nous à l’abri de ces impacts qui ont jalonnés les grandes étapes du monde ? Ne doit-on s’attendre aujourd’hui qu’à des petites chutes ? Et bien posons la question aux habitants de Cheliabinsk ?

En fait il tombe plusieurs tonnes de météorites chaque année sur Terre, bien souvent sous forme de poussière, mais en moyenne, chaque quart d’heure, c’est une pierre de 10 grammes ou plus qui touche le sol, et plusieurs fois par mois, des objets de plusieurs mètres pénètrent notre ciel ! Plus précisément, ce sont pas moins de 26 explosions dans l’atmosphère terrestre liées à des objets spatiaux qui ont été recensée entre 2000 et 2013 de plus d’une demi-tonne par le CTBTO, soit en moyenne 1 tous les six mois dont la dernière fut celle de Tcheliabinsk en février 2013 et dont le rocher ne mesurait qu’une vingtaine de mètres. Plus inquiétant encore, bien que plus de 1 500 géo croiseurs sont repérés et suivi (sans que l’on puisse à ce jour comment éviter l’impact en cas de menace proche), le centre d’observation estime plus réaliste le nombre de 5 000 objets de 500 mètres ou plus de diamètre menaçants. Autrement dit, plus de 3000 dangereux météores pouvant détruire une région ou un pays se promènent dans un rayon de moins de 8 millions de KM (20 moins que la distance Terre-Lune) selon la mission WISE (Wide-FieldInfrared Survey Explorer) de la NASA.
Le centre spatial Russe a même communiqué depuis un diagramme répertoriant les plus grosses menaces célestes pour les deux siècles à venir :

carte des risques connus d'impact majeur sur 2 siècles

carte des risques connus d’impact majeur sur 2 siècles

Si vous souhaitez avoir peur, consultez également cette page listant les 45 prochaines menaces venues des tréfonds de notre sytème-solaire.

asteroide-vue-terre

asteroide-vue-terre

Pour aller plus loin :

Le CDP propose un PDF sur les conséquences d’un impact.

Pour connaitre toutes les météorites tombées dans votre région, c’est par là (entre votre pays dans l’onglet « search limits ») :

Pour voir les derniers spécimens ramassés à travers le monde.

Chaque jour, ce sont 4000 à 5000 corps célestes qui sont suivis par les radars du MEO-CMOR via la NASA, dont vous pouvez suivre en temps réel les observation sur une carte en 3D.

Vous pouvez déclarer une météorite que vous venez de voir passer ou tomber.

Le site Amsmeteor vous propose de voir les dernières météorites filmées ou photographiées.

L’Australie propose des « lives » grâce à ses caméras pointant vers le ciel.

Carte des impacts de météorites recensés sur terre depuis les 5000 dernières années.

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Thomas Pesquet à bord de l'ISS

Tout savoir sur l’ISS

Un article de Steve Légère –

Il aura fallu 48 heures à Thomas Pesquet le 10ème astronaute Français pour rejoindre l’ISS à bord d’un Soyuz pour cette mission de 6 mois, la mission PROXIMA.

L’ISS est géniale, encore mieux que dans mes rêves! J’aimerais que tout le monde ait la chance d’aller dans l’espace! #Proxima Thomas Pesquet

L’ISS est géniale, encore mieux que dans mes rêves! J’aimerais que tout le monde ait la chance d’aller dans l’espace! #Proxima Thomas Pesquet

Au cours de cette mission, Thomas devra réaliser de nombreuses expériences dont 7 conçues par le CNES :

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Pour voir l’image en grand cliquez ici

Un dixième Français dans l’espace 

A l’occasion du baptême de notre astronaute dans l’espace, et pour les plus jeunes qui ne connaissent pas l’ISS (ou pas trop), voici un petit article pour le découvrir.

La Station Spatiale Internationale tourne autour à la vitesse de 28 000 Km/h de notre planète depuis le 20 novembre 1998, elle vient de fêter ses 19 ans de bons et loyaux services. Autrement dit au cours d’une seule de nos journées, Thomas verra 16 levers et couchers de soleil. Longue de 109 mètres et large de 73, la station est un espace assez confiné de 388 mètres cubes à 150 milliards de dollars, soit 386 597 938$ le mètre cube habitable. Cogérée par 5 nations elle est financée par 15 pays.
Jamais cette station qui gravite entre 385 et 527 km au dessus de nos têtes n’a été aussi proche de nous, et ce pour plusieurs raisons :
Vous pouvez la suivre en temps réel et même savoir quand elle sera au dessus de chez vous. Vous pouvez voir ce qu’elle voit via ses 4 caméras orientées vers la Terre. Vous pouvez entendre les conversations des astronautes en live, lorsqu’ils y sont.

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Qui et combien sont dans l’ISS aujourd’hui ? Cliqez ici pour le découvrir

Vous pouvez également à tout moment savoir combien de personnes se trouvent dans l’ISS en ce moment, avec leur nom, leur nationalité et le nombre de jours qui se sont écoulés depuis leur arrivée.
Comme si ce n’était pas assez, voici de quoi susciter des vocations ou satisfaire votre curiosité avec une visite de la station des labos aux toilettes :

 

Une vie difficile

Dans l’Iss l’eau est précieuse, et donc recyclée, toute l’eau sans exception, oui, même l’urine, nous demanderons à Thomas son avis sur le goût de ce recyclage 🙂
on s’y lave avec des lingettes, on ne mange pas de chips ni de couscous mais plutôt des plats assez compacts ou crémeux. Oubliez donc les biscottes trempées dans le café. Pas de bain, pas de douche, et pour vous finir le tableau, le salaire d’un astronaute n’est pas si important que ça, en France en moyenne ils sont payés 5000€/brut / mois à quoi il faut rajouter des primes de vol c’est une vie d’esthète.

Concluons sur le fait que le titre d’astronaute est prestigieux, sur les 7,5 milliards d’êtres humains que nous sommes, seuls moins d’un petit millier peut prétendre à ce titre, et bien moins d’humains encore peuvent se prévaloir d’être allé dans l’espace. D’ailleurs, comment devient-on astronaute ? Demandons-le à Jean-François Clervoy :

Si vous pensez que c’est très dur, alors je vous dirais que pour avoir ce privilège et cette vue imprenable sur ce petit bijou bleu dans le néant sans fin, ça vaut bien quelques petits sacrifices, non ?

Ils sont moins de 1000 à être allés dans l'espace, mais Youri Gagarine fut le tout premier, c'était le 12 avril 1961, il y a 55 ans.

Ils sont moins de 1000 à être allés dans l’espace, mais Youri Gagarine fut le tout premier, c’était le 12 avril 1961, il y a 55 ans.

Malgré toutes les vidéos et photos, malgré les centaines d’astronautes déjà montées dans l’ISS ou dans Mir auparavant au cours de ces 25 dernières années, certaines personnes pensent que l’ISS n’existe pas, encore une théorie du complot il existe même un site qui explique (comme il le peut) ses points de vue sur ce « mensonge », mais dans les couloirs du net, pas de censure parce qu’on n’est pas d’accord, pour ceux qui cherchent du complot, vous le trouverez ici. Vous pourrez également visiter le site d’un autre complotiste ingénieur qui propose depuis 2012 1 million de dollars à qui lui prouvera sans l’ombre d’un doute que la station spatiale existe bien il met sur son site en (Anglais) toutes ses « preuves » que tout est faux. Je crois que je vais lui envoyer une preuve indéniable, mais que ferais-je de ces 1 million de dollars ? Enfin ici tout un forum dédié à ceux qui pensent que c’est une supercherie.
Enfin on peut être sceptique mais pas à ce point (enfin je croyais ça jusqu’à l’élection de TRUMP) 🙂

En attendant et pour terminer ce voyage en beauté, que diriez-vous d’une belle vision à 360} depuis l’ISS ?Andreï Borissenko, qui a filmé le module pour la chaîne russe RT le voici :

 

 

Paris immortel

Un article de Steve Légère
quai du louvre -au pont du carrousel

quai du louvre -au pont du carrousel

Paris est une ville dont les fondations remontent à la Gaule, et aux Parisii, tribu qui donna son nom à la capitale. Dans cet article, je ne vous retracerais pas l’histoire de Paris car l’article serait bien trop long et bien trop lourd, car chaque siècle depuis plus de 2000 ans nous raconte des tragédies, des victoire, des catastrophes, des révoltes, des constructions, des espoirs … La vie des hommes en somme.
Dans cet article, je vous présenterais simplement une petite visite insolite dont le souvenir historique n’est pas seulement dans les livres, mais toujours sous vos yeux, un boulet de canon encore enfoncé dans un mur, un événement marquant toujours visible, la trace d’un bâtiment disparu et enfin, un petit jeu ludique, celui de vous mettre en comparaison des angles de vue de Paris vieux de plusieurs siècles avec le même angle aujourd’hui. Parfois, il est troublant de constater que les contemporains de l’époque pourraient parfaitement reconnaitre leurs édifices après plusieurs siècles.

La plus vielle maison de Paris

On a longtemps pensé que la maison du no 3 rue Volta était la plus vieille maison de Paris et qu’elle datait de 1300, alors qu’elle date de 1644 comme on le découvrit en 1979. En fait, sauf nouvelle surprise, la plus ancienne maison de Paris se trouve non loin de là, au 51, rue de Montmorency. Il s’agit de la maison de Nicolas Flamel, datée de 1407. la maison qui se trouve au 51 rue de Montmorency et qui fut construite en 1407 par Nicolas Flamel pour accueillir les pauvres et surnommée  « au grand pignon »

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Le boulet de 1830

Paris ne devient archevêché qu’en 1622. Avant cette date, la capitale dépendait de l’archevêché de Sens. C’est Tristan de Salazar, archevêque de cette ville (1474-1518) qui fait détruire l’hôtel de Jean d’Hestoménil donné par le roi Charles V à l’archevêché de Sens pour être la résidence parisienne de son archevêque et reconstruire à sa place entre 1475 et 1519 l’actuel bâtiment. Marguerite de Valois, dont le mariage avec Henri IV fut déclaré nul en 1599 par l’Église, y résida de 1605 à 1606.

L’hôtel est saisi, pendant la Révolution française, pour être vendu à des entreprises commerciales.

En 1830, pendant les Trois Glorieuses, de nombreux boulets sont tirés. L’un d’eux, n’ayant jamais pu être extrait du mur de la façade de l’Hôtel de Sens où il s’était fiché, est devenu un témoignage concret de ces journées révolutionnaires. Désormais toujours scellé dans le mur, il est visible avec la date gravée au-dessous.

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Mort d’Henri IV

le 14 mai 1610, au niveau du N°11 actuel de la Rue de la ferronnerie, une plaque au sol marque l’endroit ou se trouvait le carrosse du Roi lorsqu’il fut assassiné par Ravaillac

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Passages insolites (source)

Rue des Thermophyles (14éme) Des maisons de poche qui ne dépassent pas les 3 étages, de la vigne vierge qui n’en fait qu’à sa branche et des façades où la glycine est reine. La Rue des Thermopyles c’est un p’tit bout de campagne à Paris. 280 mètres d’air pur et de tranquillité.

Ancienne impasse maraîchère, la Cité Durmar en a vu défiler du monde : les maisons de cultivateurs ont peu à peu laissé la place à des ateliers d’artisans et d’artistes. A deux pas de là, la Cité du Figuier, plus verdoyante, mixe devantures colorées, lofts arty et parterres bourgeonnants.
La Cité Durmar, 154 rue Oberkampf, 75011 Paris

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Et voici quelques points de vue qui n’ont pas ou peu changé :

J’ai créé un album sur Facebook et sur Pinterest ou vous pourrez retrouver l’intégralité des images (15 à ce jour) qui sera enrichi au fil des jours, en voici quelques unes :

chatelet invalides notre dame 2 pont-neuf 2 pont-royal tuileries

St Julien le pauvre