Des pyramides sous les sables du désert vues par le satellite Tanis

Des pyramides sous les sables du désert

Des pyramides sous les sables du désert attendent-elles d’être découvertes ?

[Un article de Steve Légère]

Alors qu’une pyramide vieille de 3 700 ans vient d’être découverte en Egypte dans la nécropole du site archéologique de Dahchour, la passion enflamme les amateurs d’histoire. Peut-on encore découvrir des pyramides sous les sables du désert ?

les pyramides du plateau de gizeh

les pyramides du plateau de gizeh

Petit retour en arrière très ludique. Si la grande pyramide de Kéops est connue depuis toujours, c’est lié au fait qu’elle a toujours été visitée, malmenée, trop solide pour être détruite et trop grosse pour être enfouie. Elle est l’une des sept merveilles du monde depuis l’antiquité et la dernière encore debout. Ce statut fait que depuis toujours des hommes viennent la contempler, stoppant ainsi son ensablement progressif, mais ce n’est pas le cas de toutes, et cette nouvelle découverte le prouve : Sous les pieds des visiteurs se trouve peut-être encore un monde inconnu, ou mal connu, oublié, que les siècles, les millénaires et les vents de sable ont effacé de la mémoire collective. Ainsi, ne pensez que, parce qu’elle est haute elle a survécu à cet ensablement.

Il faut dire que ce n’est pas une mince affaire, car l’origine des premières pyramides reste obscur, et que la surface de recherches est pour le moins très vaste. Le Sahara (de l’arabe, Sahhra qui signifie désert) est le plus grand désert de la planète avec 9,2 millions de km2. Il traverse l’Afrique de l’Atlantique à la Mer Rouge et de la Méditerrannée au sud du tropique du Cancer et s’étend sur 10 pays : l’Algérie, l’Egypte, la Libye, le Mali, le Maroc (et le Sahara Occidental), la Mauritanie, le Niger, le Soudan, le Tchad et la Tunisie. C’est à dire neuf dixièmes de la surface de l’Europe qui fait 10,18 millions km². Par comparaison, celle de la France est de 643 801 km².

Dans ces conditions, même en resserrant le champ de recherche à 3 pays du Sahara (l’Egypte, le Soudan et la Lybie), nous arrivons tout de même à des surfaces respectives de 1,01 million km², 1,886 million km² et 1,76 million km² soit 4,656 millions km², soit à peu près sept fois la France. Cependant c’est dans le désert Libyque que les recherches pourraient s’avérer les plus prometteuses en ce qui concerne d’éventuelles pyramides enfouies. En effet, sur les 1,01 million km² de surface égyptienne, aujourd’hui seuls 36 000 km² sont arables, le reste étant le désert. La tâche est immense pour ne pas dire infinie.

Pourquoi construire des pyramides dans le désert ?

Capture d_écran 2Et bien tout d’abord, le Sahara n’a pas toujours été aussi stérile. Si il y a 7 millions d’années jusqu’à il y a environ 12 000 ans, c’était un désert entrecoupé de quelques périodes vertes. Ce même désert dans lequel déjà des hommes de Neandertal ont il y a 18 000 ans établis leur vie.
Il faut rechercher une époque ou ces contrées étaient bel et bien peuplées de vie et de végétation, plus proche que les Néanderthaliens, mais plus ancienne que les Pharaons. Il y a 8 500 ans et jusqu’à il y a 3 000 ans, steppes, rivières, lacs (dont le Lac Méga-Tchad qui fut le plus grand lac de la planète avec une surface de 340 000 km2  la moitié de la surface de la France) et des savanes s’y répandaient sous un climat humide.
L’âge des pyramides de Gizeh (environ 4500 ans) signifie donc que lors de leurs construction,  le paysage était complètement différent. Le sol était dur, et des citées entières ont put y être bâtie, et pourquoi pas des civilisations bien antérieures. Les ancêtres des Egyptiens dont nous ignorons tout attendent peut-être silencieusement dans cet océan jaune et immobiles, tapis sous les sables du temps, dans leur linceul de grains cristallins. Mais peut-être pas à Gizeh ?

kebabo

L’oasis Kebabo dans le Sahara

Située à 600 kilomètres au sud-est du golfe de la Syrie, et à environ 1,000 kilomètres à l’ouest du Nil, l’Oasis de Koufara dont le nom de Koufara s’applique à cinq grandes oasis, séparées les unes des autres par les sables, et parmi lesquelles celles de Bouzaïma et de Kebabo sont les plus remarquables. La première, dont la surface est de 313 kilomètres carrés, est la plus belle oasis du désert libyen, car il en est bien peu qui possèdent, comme celle-ci, des montagnes, des lacs et des palmiers. Celle de Bouzaïma à elle seule fait aujourd’hui encore 313 km², celle de Kebabo a une aire de presque 9 000 km². Ces oasis vont puiser l’eau jusqu’à plus de 100 mètres de profondeur … Cent mètres de sable, et à quelques endroits, les unes peuvent faire monter l’épaisseur de sable à plus de 150 mètres au dessus de la roche. De quoi y cacher des villes entières, et même y ensevelir la pyramide de Keops. A Batna et à Biskra, les sondages furent poussés jusqu’au-delà de 175 mètres de profondeur sans atteindre la nappe aquifère, de quoi alimenter tous les fantasmes.

Le sable du Sahara peut atteindre près de 150 mètres d'épaisseur par endroits

Le sable du Sahara peut atteindre près de 150 mètres d’épaisseur par endroits

Alors, des pyramides sous les sables du déserte ne sont pas un fantasme ?

Il est difficile de répondre car il faudrait retirer tout le sable du désert pour en avoir le coeur net, toutefois, les images satellites ont permis de mettre en évidence des structures affleurant à la surface du sol, (132 emplacements à ce jour, soit plus que les 123 actuellement découvertes, et oui, il y en a autant). La Nasa aussi participe à la recherche avec à son actif, 17 autres pyramides.

satellite-pyrimid-01

Tannis de la NASA, le découvreur de 17 pyramides

C’est sans compter ce qui pourrait être bien plus profondément enfoui. Du fait que l’histoire est perdue, les traces disparues et la mémoire collective ne mentionne plus ces antiques prédécesseurs. Du fait aussi que les égyptologues ne sont même pas d’accord sur l’âge exact des pyramides, ni sur le tout premier Pharaon, il est tout-à-fait plausible d’envisager une origine bien plus ancienne. Il est parfaitement possible que les Pharaons aient des sources antiques  vieilles de 9 000 ans, plus à l’Ouest de Gizeh dans ce qui n’est aujourd’hui qu’un désert de sable et d’oasis, le désert Libyque. Ce qui doublerait l’ancienneté de leur histoire et pourrait même apporter un lien entre des monuments considérés par les outsiders de l’égyptologie antique comme bien plus anciens que les pyramides elles-mêmes.

Desert Libyque

Desert Libyque

Des pièces du puzzles attendent peut-être simplement d’être découverte dans ces régions, avec des citées entières et préservées sous ces millions de tonnes de grains de quartz.
Imaginez seulement un instant ce pan de l’histoire qui reste à découvrir pour les générations suivantes …

Sources :

Désert du sahara

Climat du désert à travers le temps

Les oasis du désert Libyen

Pyramides et satellites 

 

le chaos qui venait du ciel

méga-météores : les plus gros impacts du monde

Un article de Steve Légère – Dans les cieux, un fabuleux phénomène interrompt la lente mastication d’un brachiosaure, le combat d’un tricératops protégeant ses oeufs d’un tyrannosaure, et le vol lourd d’une escouade de ptérodactyles. Dans le ciel, le soleil semble s’être décroché, grossissant à vue d’oeil puis s’enveloppant dans un épais suaire sombre, cet astre flamboyant fond sur le monde, implacable seigneur du chaos, il va dans un instant réduire cette formidable planète pleine de vie à un enfer que même dans ses pires cauchemars, Dante n’aurait pu imaginer.
Ces créatures régnant sur terre depuis plus de 160 millions d’années l’ignorent, mais ce qu’ils voient là est l’acte final de leur civilisation, l’impact est titanesque, des océans de roche en fusion sont éjectés au-dela du ciel,  la plaie béante du cratère défigure ce qui n’est pas encore l’Amérique centrale vaporisant l’eau, l’air et la vie à des milliers de kilomètres à la ronde, projetant des flots de débris rocheux sur des millions de kilomètres carrés, et dispersant des tsunamis de plusieurs centaines de mètres de haut à travers les océans, ravageant les côtes et emportant tout sur leur passage. Hagards, les créatures survivantes se retrouvent dans un brouillard opaque, fait de poussières noires. Des pluies de magma lacèrent ce rideau cosmique qui voile le monde et enflamment tout ce qui peut brûler, dinosaures inclus. Pendant des semaines, c’est la même apocalypse, la lumière du jour ne passe plus, l’air se raréfie, les températures chutent, toutes les espèces affolées, piégées dans toutes les directions n’ont plus qu’à mourir. Cet impact majeur qui mit fin à la vie il y a 66 millions d’années n’est pas le plus gros, trois autres avant lui sont venu danser avec le destin terrestre, découvrons les 5 pires impacts de météores ayant frappé notre si belle et si fragile planète.

carte des impacts de météorites tombées depuis 1600 à 2010

carte des impacts de météorites tombées depuis 1600 à 2010

-1- The big one !

Tandis que notre planète voit apparaître ses premières algues et se former les premières molécules d’oxygène dans l’atmosphère, alors que tout annonce le commencement de la vie après 1,5 milliards d’années tourmentées dans sa difficile évolution, un bolide de 30 km de diamètre vient embrasser ce qui n’est pas encore la Terre au sens habitable de la vie. Il s’écrase au Groenland, faisant de ce monstrueux rocher à la fois le plus ancien et le plus gros météore connu ayant frappé la terre en y laissant pour l’éternité son empreinte dans les profondeurs de la roche sur 500Km de diamètre dans la région de Maniitsoq. Si la vie avait existé au sens que l’on connaît, tout, absolument tout aurait été détruit et il n’en serait rien resté.

Cratère de Maniitsoq

Cratère de Maniitsoq

Tourmentée et bombardée pendant encore des millions d’années, la surface de notre planète présente encore aujourd’hui quelques 160 cratères d’impacts importants certifiés sont visibles et presque autant qui ne sont toujours pas confirmés sans pour autant laisser planer de doutes sur leur origine. Pourtant, ce nombre ne correspond pas à la réalité. Tectonique des plaques, érosion, glaciations et soulèvement des continents, les millénaires qui se sont succédé ont effacé la plupart des restes de ces catastrophes célestes. Seulement, au dessus de nos têtes, de menaçants geocroiseurs tiennent les humains en sursis, car sur ces milliers de corps célestes qui sillonnent sournoisement notre invisible ciel, il suffit à un seul d’entre eux de se montrer trop curieux et hop ! happé par la gravité il pourrait finir son odyssée chez nous, avec les plaies infernales que nous imaginons comme d’autres l’auront déjà fait avant lui.

 Si peu à peu, les restes gravitationnels se sont estompés, qu’il y a de moins en moins de chutes, et des astéroïdes de moins en moins gros en apparence, de nos jours, le risque qu’un corps majeur arrivant silencieusement dans notre banlieue planétaire ne frappe la Terre n’est toujours pas nul, et il ne le sera jamais. Plus les astronomes scrutent les cieux et plus il est angoissant de voir la vérité en face. Une épée de Damocles au-dessus du monde sous l’aspect d’un bloc discret, menaçant en silence tant qu’il reste tapi dans les ténèbres de l’espace.

Pour la plupart de ces astres, ils proviennent de la ceinture d’astéroides située entre Mars et Jupiter, des reliques des premières heures de notre système-solaire, de ces matériaux expulsés qui ne purent trouver le répit nécessaire à leur accrétion pour former une planète en raison des extraordinaires forces gravitationnelles de la géante gazeuse.

Ces artefacts primordiaux de roche sont dans un « billard cosmique » pour l’éternité, se heurtant sous tous les angles possibles, et parfois, pour notre malheur, quelques uns d’entre eux sont projetés en direction de notre belle planète bleue.

 Voyageant pendant des milliers ou des millions voire des milliards d’années avant de devenir une menace sérieuse. Ceux qui ne seront pas arrêtés par Mars ou l’un de ses deux satellites Demios & Phobos, pourraient continuer leur odyssée vers notre seule barrière naturelle, la Lune dans le meilleur des cas, dont la surface vitriolée nous laisse entrevoir ce qui s’est à plus grande échelle déroulé ici-bas jadis. Cependant, parfois ces rochers sont bien décidés à cibler la belle bleue sur laquelle nous vivons.
La vie a toujours su faire face à ces agressions imprévisibles …  Jusqu’à aujourd’hui.

-2- la fin du début

Alors que la terre n’était qu’un caillou sans végétation et peuplée d’organismes pluricellulaires que depuis une centaine de millions d’années, un épouvantable cataclysme faillit bien ruiner les espoirs de l’évolution et répandit sur des milliers de kilomètres autour de lui la désolation la plus totale.

Il y a deux milliards d’années de cela, en pleine ère paléoprotérozoïque ce mastodonte de roche frappait notre planète en Afrique du Sud. Sa taille avoisinant les 15 Km il laissa à la postérité un cratère de près de 300 km toujours visible sous le nom de Dôme de Vredfort en guise de signature, de promesse sombre et de rappel de ce qui fût. Il est le second plus gros corps rocheux spatial ayant heurté la Terre en y laissant sa trace dans le paysage encore deux mille millions d’années après.

200 millions d’années plus tard, c’est l’Ontario au Canada qui subit les affres d’une retombée cosmique. Le troisième plus gros bolide d’environs 12 km de diamètre a choisi de prendre sa retraite avec fracas sur notre bon vieux plancher des vaches. Il y a 1,8 milliard d’années, projetant ses débris sur une superficie de 1 600 000 km2, creusant la roche de 15 km et laissant un cratère de 250 km dont aujourd’hui son bassin (de Sudbury) ne mesure « plus » que 62 km de long sur 30 de large. Ce bassin forme aujourd’hui la plus grande réserve d’eau douce du monde.

Bassin de Sudberry

Bassin de Sudberry

C’est ensuite une longue période loin des astéroïdes qui s’annonce. la terre panse ses plaies, la vie se développe à son rythme et subit trois grandes extinctions qui ne sont pas liées à des impacts.

– Ordovicien et Silurien à la limite de ces deux ères il y a 445 millions d’années, une première glaciation décime la population qui n’est encore qu’exclusivement marine, recul des océans, place de banquise de plusieurs kilomètres d’épaisseur, refroidissement et asphyxie des mers, adaptation compliquée et prédation de fin du monde auront raison du vivant à 85%.

– 3- Première grande extinction

– Au dévonien, 360/380 000 000 d’années, c’est officiellement l’apparition d’un couvert végétal, l’oxygène démultiplié et explosif, grandes variations du climat et des niveaux des océans qui vont être officiellement responsables de la disparition de 75% des espèces. Dénoncer un corps tombé du ciel, ne peut cependant pas être définitivement exclu, d’autant qu’un puissant impact à été découvert il y a quelques années en Australie, il forme l’actuel bassin « East Warburton ». Sur 30 000 Km2 la roche est bouleversée, conséquence d’un impact épouvantable causé par une montagne de 25 km de diamètre venue exploser au pays des kangourous (qui heureusement n’existaient pas encore), selon toute vraisemblances, cet impact majeur devrait être pris en compte pour expliquer l’éradication du Dévonien. Il s’agit du troisième plus gros météore terrestre.

 Par ailleurs des strates de roches du Maroc vieilles de 380 000 000 d’années (à cette même période de l’extinction) ont toutes les caractéristiques de débris créés par une explosion de roche cataclysmique sans qu’un cratère ne soit à ce jour défini dans cette zone.

Un autre cratère (invisible puisque situé sous 600 mètres de roches et de sable) également en Australie pourrait gagner la 5ème place des plus gros impacteurs, il s’agit de celui de Woodleigh, son cratère est d’un diamètre de 40 à 120 km, il est également contemporain de celui de East Warburton.

– Au permien-Trias, il y a 245 millions d’années, le ciel semble bien décidé à se mêler de l’évolution ou plutôt de sa non-évolution, même si il ne reste aucune trace d’impact, les chercheurs sont persuadés que les éruptions de supervolcans dont les trapps de Sibérie sont visibles aujourd’hui encore et les masses colossales d’hydrates de méthane relâchés par les océans ne sont pas les seuls coupables. On cherche vers le ciel d’autres explications qu’on trouvera peut-être un jour.

– Au trias-Jurassique il y a 200 millions d’années, il n’y a pas de très grand cratère d’impact qui date de cette période, mais toute une chaîne de plus petits, dont ceux de Manicouagan dont le mont Babel au centre du réservoir est interprété comme le vestige du pic central du cratère. Le corps rocheux mesurait dans les 5 km, le mont des Éboulements au centre de l’astroblème de Charlevoix fut causé par un asteroide mesurant dans les 2 km (au Canada pour ces deux-là) et de Chassenon-Rochechouart, en France (Aquitaine) qui laissera un cratère de 21 km pour un « caillou » de seulement 1,5 km de diamètre. Il est classé 32ème plus gros cratère du monde et 10ème d’Europe).

-4- Suprématie du ciel

Nous sommes à présent au crétacé-Tertiaire, il y a 66 million d’années et voici notre quatrième impact majeur. Si il n’est pas le plus gros, il demeure sans doute le plus destructeur pour une simple raison : la vie fourmillait sur la terre, dans les océans généreux et abondants, sur la surface couverte de forêts tropicales luxuriantes ou grouillaient au sol des araignées de 1 mètre de long, des scolopendres de 1,5 m et des libellules de 2mètres d’envergure, ou régnaient les dinosaures comme le T-Rex ou le brachiosaure, et dans les airs, le ptérodactyle était le maître des cieux, maître après dieux qui fit s’abattre sur Chicxulub sur la côte du Yucatán, au Mexique, un rocher de 10Km de diamètre dont le cratère d’impact  concorde avec la datation de la fin d’un monde, celui des dinosaures avec un diamètre moyen d’environ 177 km, ce qui permet de confirmer qu’au Dévonien, l’impact de East Warburton qui était trois fois plus gros et probablement le coupable.

Voici l’impact simulé :

-5- Seconde extinction de masse, une première pour les mammifères

Il y a 35 millions d’années, au paléogène, les dinosaures n’existent plus, les mammifères peuvent enfin se mettre à conquérir la planète. Leur développement sera pourtant perturbé par une série de cataclysmes dont l’origine officielle est un refroidissement général, la glaciation de l’antarctique se met en route. Pourtant au-dela de cette glaciation, les roches célestes continuent à faire des leurs, car à ce même moment ou la planète s’enrhume, au moins 3 impacts importants ont frappés la Terre dont l’un d’entre eux est officiellement le N° 5 des plus gros impacts, celui de Popigaï en Russie. l’objet venu des confins de notre système-solaire mesurait entre 5 et 8 km de diamètre, et son cratère s’étale sur 100 km. Cet impact est le plus surprenant de tous par ses conséquences pour l’humanité, car l’onde de choc de ce météore à transformé dans un rayon d’une quinzaine de kilomètres le graphite en diamant, laissant pour les héritiers de la planète dans un coffre-fort naturel pendant 35 millions d’années le plus gros trésor de tous les temps. Si les scientifiques Russes disent vrai (personne ne peut y aller pour le vérifier), il s’agirait alors du plus gros dépôt diamantifère de toute la planète et peut-être de tout le système-solaire.

Des impacts majeurs ont frappé le sol des dizaines de fois depuis, les plus récents étant ceux de Météor Crater 1,2 km de diamètre pour son cratère, il y a 49 000 ans et celui de Lonar à Buldhana en Inde (1,83 km de diamètre) tombé il y a 52 000 ans. Pour ces deux derniers, les météorites qui ont fait ces impacts ne mesuraient « que » environs 50 mètres de diamètre.

Voici un petit florilège de cratères mois impressionnants, mais tout aussi fantastiques :

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Vers une première extinction humaine ?

Sommes-nous à l’abri de ces impacts qui ont jalonnés les grandes étapes du monde ? Ne doit-on s’attendre aujourd’hui qu’à des petites chutes ? Et bien posons la question aux habitants de Cheliabinsk ?

En fait il tombe plusieurs tonnes de météorites chaque année sur Terre, bien souvent sous forme de poussière, mais en moyenne, chaque quart d’heure, c’est une pierre de 10 grammes ou plus qui touche le sol, et plusieurs fois par mois, des objets de plusieurs mètres pénètrent notre ciel ! Plus précisément, ce sont pas moins de 26 explosions dans l’atmosphère terrestre liées à des objets spatiaux qui ont été recensée entre 2000 et 2013 de plus d’une demi-tonne par le CTBTO, soit en moyenne 1 tous les six mois dont la dernière fut celle de Tcheliabinsk en février 2013 et dont le rocher ne mesurait qu’une vingtaine de mètres. Plus inquiétant encore, bien que plus de 1 500 géo croiseurs sont repérés et suivi (sans que l’on puisse à ce jour comment éviter l’impact en cas de menace proche), le centre d’observation estime plus réaliste le nombre de 5 000 objets de 500 mètres ou plus de diamètre menaçants. Autrement dit, plus de 3000 dangereux météores pouvant détruire une région ou un pays se promènent dans un rayon de moins de 8 millions de KM (20 moins que la distance Terre-Lune) selon la mission WISE (Wide-FieldInfrared Survey Explorer) de la NASA.
Le centre spatial Russe a même communiqué depuis un diagramme répertoriant les plus grosses menaces célestes pour les deux siècles à venir :

carte des risques connus d'impact majeur sur 2 siècles

carte des risques connus d’impact majeur sur 2 siècles

Si vous souhaitez avoir peur, consultez également cette page listant les 45 prochaines menaces venues des tréfonds de notre sytème-solaire.

asteroide-vue-terre

asteroide-vue-terre

Pour aller plus loin :

Le CDP propose un PDF sur les conséquences d’un impact.

Pour connaitre toutes les météorites tombées dans votre région, c’est par là (entre votre pays dans l’onglet « search limits ») :

Pour voir les derniers spécimens ramassés à travers le monde.

Chaque jour, ce sont 4000 à 5000 corps célestes qui sont suivis par les radars du MEO-CMOR via la NASA, dont vous pouvez suivre en temps réel les observation sur une carte en 3D.

Vous pouvez déclarer une météorite que vous venez de voir passer ou tomber.

Le site Amsmeteor vous propose de voir les dernières météorites filmées ou photographiées.

L’Australie propose des « lives » grâce à ses caméras pointant vers le ciel.

Carte des impacts de météorites recensés sur terre depuis les 5000 dernières années.

Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le partager avec vos amis !

Mon compte Facebook lorsque je meurs

Que devient votre Facebook lorsque vous êtes mort?

(Un article de Steve Légère)

Chaque seconde, trois utilisateurs de Facebook meurent dans le monde,  180 par minute, soit presque 11 000 FB-users par heure. en France cela correspond à une trentaine de personnes disposant d’un compte Facebook qui meurt ainsi toutes les heures. C’est surprenant mais c’est déjà ancré dans les esprits, l’anonymat n’existe pas sur ce réseau social.
Dans un précédent article il était question plus globalement de savoir si l’on pouvait survivre éternellement sur internet, aujourd’hui, penchons-nous sur le plus grand réseau social du monde.
Et oui, c’est une bien triste perspective mais il faut s’y résigner, un jour, vous, moi, eux, tous le monde trépasse. Et comme tous le monde ou presque désormais dispose d’un compte Facebook, le deuil est aussi là, auprès de vos amis virtuels ou sincères qui constatent que vous ne publiez plus, et que vous ne répondez plus aux messages, bref, quitte à faire les choses, faites-les bien, choisissez de votre vivant ce que sera votre page Facebook : Toujours en ligne et gérée par un autre ? Fermée ?
Il est parfois difficile pour des proches de recevoir la notification de l’anniversaire d’un ami ou d’un proche décédé, pour certains, le deuil est même impossible, alors que pour d’autres, il est important de garder un pied outre-tombe et de continuer à faire vivre sa page, même mort.

Que faire de votre compte Facebook à votre mort ?

Que faire de votre compte Facebook à votre mort ?

Les options :

Vivre ou survivre ? Facebook dispose de plusieurs options  pour permettre de gérer son profil, mais idéalement c’est de votre vivant que vous devez faire le nécessaire soit en  choisissant un contact légataire qui s’occupera de votre page en votre nom mais en utilisant le siens, soit en administrant votre page en votre nom, soit en faisant en sorte que votre page disparaisse de Facebook à votre décès.
Si de votre vivant vous ne faites rien, alors votre page sera vacante jusqu’à ce qu’un jour de nouvelles conditions imposent que vous confirmiez ces dernières sans quoi votre page sera supprimée, à moins qu’une personne ne fasse le nécessaire pour avertir le réseau de votre décès et ne transforme votre profil en page commémorative.

Petit tour d’horizon de ces différentes possibilités :
contact légataire :

Choisissez votre contact légataire

Choisissez votre contact légataire

Il s’agit de définir une personne qui gérera votre page à votre décès, de votre vivant vous devez la désigner, celle-ci reçoit alors un message de Facebook l’invitant à accepter votre demande. Il est utile d’avertir la personne concernée avant que Facebook ne le fasse, histoire de ne pas la choquer 🙂
Pour cela la démarche est très simple, allez dans votre profil —> paramètres de sécurité —> Contact légatair et de remplir les champs

Suppression de votre page à votre mort :

Suppression définitive de votre compte Facebook

Suppression définitive de votre compte Facebook

Sur cette même page du contact légataire, tout en bas vous pouvez trouver l’option « Demander la suppression du compte ». En cliquant simplement dessus, votre compte et toutes les données rattachées à lui seront définitivement supprimés.

Administration par un tiers :

Cette option ne requière qu’un simple geste, celui de donner vos identifiants à une personne de confiance et proche de vous qui se chargera d’administrer votre page à votre mort. N’oubliez pas dans ce cas de lui laisser un accès à une boite mail de récupération pour confirmer en cas de suppression ou de résurrection !

Devenir une page commémorative :

Pour déclarer auprès de Facebook la mort d’un utilisateur et demander sa transformation en page commémorative ou sa suppression, vous devez vous rendre ici. Attention toutefois, cette démarche ne laissera que 2 possibilités : Une page commémorative ou la suppression.

Formulaire de page commémorative Facebook

Formulaire de page commémorative Facebook

Les comptes de commémoration permettent aux amis et à la famille de se réunir et de partager des souvenirs après le décès d’une personne. Voici les principales caractéristiques des comptes de commémoration :
  • L’expression En souvenir de est affichée à côté du nom de la personne sur son profil.
  • Selon les paramètres de confidentialité du compte, les amis peuvent partager leurs souvenirs sur le journal de commémoration.
  • Les contenus partagés par la personne (par exemple, des photos ou des publications) restent sur Facebook et sont toujours visibles par les personnes avec qui ils ont été partagés.
  • Les profils de commémoration n’apparaissant pas dans les espaces publics tels que les suggestions Vous connaissez peut-être, les rappels d’anniversaire ou les publicités.
  • Personne ne peut se connecter à un compte de commémoration.
  • Les comptes de commémoration sans légataire ne peuvent être modifiés.
  • Les Pages gérées par un administrateur unique dont le compte a été transformé en compte de commémoration seront supprimées de Facebook après réception d’une demande valide.

BONUS :

Sachez enfin que vous pouvez très bien décider de supprimer une grande partie de votre activité Facebook, car tout est archivé, les photos que vous avez regardé, les vidéos visionnées sur le mur d’un tiers, les commentaires que vous avez laissé, les recherches effectuées par vous, vos likes, vous pouvez choisir de ne rien garder qui date d’hier, de plus de 3 mois, six mois, un an …

gommer
C’est très simple, il vous faut juste faire une copie de tout ce que vous avez posté sur Facebook depuis la création de votre page, (c’est effrayant de voir ce que Facebook conserve et surtout de voir tout ce que l’on peut poster, partager, liker …). Pour cela retournez sur votre compte —> « général » et tout en bas : « télécharger une copie ». Vous aurez au moins une trace pour vous de toutes vos infos.

Vous pouvez déjà supprimer toutes vos recherches effectuées sur Facebook, ou les vidéos regardées car ce réseau conserve tout, même vos simples recherches, pour les supprimer, allez dans votre historique personnel —> Filtres : cliquez sur « plus »et découvrez la liste des catégories dans lesquelles vous avez eu des interactions

capture-decran-14

Faites le ménage dans votre historique Facebook

Après avoir cliqué sur « rechercher », je vois la liste de toutes mes recherches faites depuis ma page, je peux tout supprimer en cliquant sur « Effacer les recherches » puis confirmer:

capture-decran-3

Supprimer les recherches archivées

Ensuite, pour supprimer tout ce qui est ancien et ne sera pas utilisé par Facebook,  en mode manuel cliquez sur historique personnel et sélectionnez par catégorie ce que vous souhaitez voir disparaitre, ça peut être long, ou très très long (des jours) selon votre interaction avec Facebook, vos posts, vos likes etc …

Voilà, les amis, n’oubliez pas non plus de restreindre vos paramètres de confidentialité pour limiter votre visibilité, afin que le visiteur lambda n’ait pas accès à vos listes d’amis, vos photos, vos partages  en remplissant les champs comme je l’ai fait ci-dessous :

capture-decran-5

Restreindre l’accès à votre page

En espérant que ces quelques conseils vous seront utiles. N’oubliez pas de vous abonner au blog et de rejoindre notre page Facebook !

 

Thomas Pesquet à bord de l'ISS

Tout savoir sur l’ISS

Un article de Steve Légère –

Il aura fallu 48 heures à Thomas Pesquet le 10ème astronaute Français pour rejoindre l’ISS à bord d’un Soyuz pour cette mission de 6 mois, la mission PROXIMA.

L’ISS est géniale, encore mieux que dans mes rêves! J’aimerais que tout le monde ait la chance d’aller dans l’espace! #Proxima Thomas Pesquet

L’ISS est géniale, encore mieux que dans mes rêves! J’aimerais que tout le monde ait la chance d’aller dans l’espace! #Proxima Thomas Pesquet

Au cours de cette mission, Thomas devra réaliser de nombreuses expériences dont 7 conçues par le CNES :

prx_infographie-experiences-cnes2

Pour voir l’image en grand cliquez ici

Un dixième Français dans l’espace 

A l’occasion du baptême de notre astronaute dans l’espace, et pour les plus jeunes qui ne connaissent pas l’ISS (ou pas trop), voici un petit article pour le découvrir.

La Station Spatiale Internationale tourne autour à la vitesse de 28 000 Km/h de notre planète depuis le 20 novembre 1998, elle vient de fêter ses 19 ans de bons et loyaux services. Autrement dit au cours d’une seule de nos journées, Thomas verra 16 levers et couchers de soleil. Longue de 109 mètres et large de 73, la station est un espace assez confiné de 388 mètres cubes à 150 milliards de dollars, soit 386 597 938$ le mètre cube habitable. Cogérée par 5 nations elle est financée par 15 pays.
Jamais cette station qui gravite entre 385 et 527 km au dessus de nos têtes n’a été aussi proche de nous, et ce pour plusieurs raisons :
Vous pouvez la suivre en temps réel et même savoir quand elle sera au dessus de chez vous. Vous pouvez voir ce qu’elle voit via ses 4 caméras orientées vers la Terre. Vous pouvez entendre les conversations des astronautes en live, lorsqu’ils y sont.

capture-decran-2016-11-23-a-15-47-39

Qui et combien sont dans l’ISS aujourd’hui ? Cliqez ici pour le découvrir

Vous pouvez également à tout moment savoir combien de personnes se trouvent dans l’ISS en ce moment, avec leur nom, leur nationalité et le nombre de jours qui se sont écoulés depuis leur arrivée.
Comme si ce n’était pas assez, voici de quoi susciter des vocations ou satisfaire votre curiosité avec une visite de la station des labos aux toilettes :

 

Une vie difficile

Dans l’Iss l’eau est précieuse, et donc recyclée, toute l’eau sans exception, oui, même l’urine, nous demanderons à Thomas son avis sur le goût de ce recyclage 🙂
on s’y lave avec des lingettes, on ne mange pas de chips ni de couscous mais plutôt des plats assez compacts ou crémeux. Oubliez donc les biscottes trempées dans le café. Pas de bain, pas de douche, et pour vous finir le tableau, le salaire d’un astronaute n’est pas si important que ça, en France en moyenne ils sont payés 5000€/brut / mois à quoi il faut rajouter des primes de vol c’est une vie d’esthète.

Concluons sur le fait que le titre d’astronaute est prestigieux, sur les 7,5 milliards d’êtres humains que nous sommes, seuls moins d’un petit millier peut prétendre à ce titre, et bien moins d’humains encore peuvent se prévaloir d’être allé dans l’espace. D’ailleurs, comment devient-on astronaute ? Demandons-le à Jean-François Clervoy :

Si vous pensez que c’est très dur, alors je vous dirais que pour avoir ce privilège et cette vue imprenable sur ce petit bijou bleu dans le néant sans fin, ça vaut bien quelques petits sacrifices, non ?

Ils sont moins de 1000 à être allés dans l'espace, mais Youri Gagarine fut le tout premier, c'était le 12 avril 1961, il y a 55 ans.

Ils sont moins de 1000 à être allés dans l’espace, mais Youri Gagarine fut le tout premier, c’était le 12 avril 1961, il y a 55 ans.

Malgré toutes les vidéos et photos, malgré les centaines d’astronautes déjà montées dans l’ISS ou dans Mir auparavant au cours de ces 25 dernières années, certaines personnes pensent que l’ISS n’existe pas, encore une théorie du complot il existe même un site qui explique (comme il le peut) ses points de vue sur ce « mensonge », mais dans les couloirs du net, pas de censure parce qu’on n’est pas d’accord, pour ceux qui cherchent du complot, vous le trouverez ici. Vous pourrez également visiter le site d’un autre complotiste ingénieur qui propose depuis 2012 1 million de dollars à qui lui prouvera sans l’ombre d’un doute que la station spatiale existe bien il met sur son site en (Anglais) toutes ses « preuves » que tout est faux. Je crois que je vais lui envoyer une preuve indéniable, mais que ferais-je de ces 1 million de dollars ? Enfin ici tout un forum dédié à ceux qui pensent que c’est une supercherie.
Enfin on peut être sceptique mais pas à ce point (enfin je croyais ça jusqu’à l’élection de TRUMP) 🙂

En attendant et pour terminer ce voyage en beauté, que diriez-vous d’une belle vision à 360} depuis l’ISS ?Andreï Borissenko, qui a filmé le module pour la chaîne russe RT le voici :