Des pyramides sous les sables du désert vues par le satellite Tanis

Des pyramides sous les sables du désert

Des pyramides sous les sables du désert attendent-elles d’être découvertes ?

[Un article de Steve Légère]

Alors qu’une pyramide vieille de 3 700 ans vient d’être découverte en Egypte dans la nécropole du site archéologique de Dahchour, la passion enflamme les amateurs d’histoire. Peut-on encore découvrir des pyramides sous les sables du désert ?

les pyramides du plateau de gizeh

les pyramides du plateau de gizeh

Petit retour en arrière très ludique. Si la grande pyramide de Kéops est connue depuis toujours, c’est lié au fait qu’elle a toujours été visitée, malmenée, trop solide pour être détruite et trop grosse pour être enfouie. Elle est l’une des sept merveilles du monde depuis l’antiquité et la dernière encore debout. Ce statut fait que depuis toujours des hommes viennent la contempler, stoppant ainsi son ensablement progressif, mais ce n’est pas le cas de toutes, et cette nouvelle découverte le prouve : Sous les pieds des visiteurs se trouve peut-être encore un monde inconnu, ou mal connu, oublié, que les siècles, les millénaires et les vents de sable ont effacé de la mémoire collective. Ainsi, ne pensez que, parce qu’elle est haute elle a survécu à cet ensablement.

Il faut dire que ce n’est pas une mince affaire, car l’origine des premières pyramides reste obscur, et que la surface de recherches est pour le moins très vaste. Le Sahara (de l’arabe, Sahhra qui signifie désert) est le plus grand désert de la planète avec 9,2 millions de km2. Il traverse l’Afrique de l’Atlantique à la Mer Rouge et de la Méditerrannée au sud du tropique du Cancer et s’étend sur 10 pays : l’Algérie, l’Egypte, la Libye, le Mali, le Maroc (et le Sahara Occidental), la Mauritanie, le Niger, le Soudan, le Tchad et la Tunisie. C’est à dire neuf dixièmes de la surface de l’Europe qui fait 10,18 millions km². Par comparaison, celle de la France est de 643 801 km².

Dans ces conditions, même en resserrant le champ de recherche à 3 pays du Sahara (l’Egypte, le Soudan et la Lybie), nous arrivons tout de même à des surfaces respectives de 1,01 million km², 1,886 million km² et 1,76 million km² soit 4,656 millions km², soit à peu près sept fois la France. Cependant c’est dans le désert Libyque que les recherches pourraient s’avérer les plus prometteuses en ce qui concerne d’éventuelles pyramides enfouies. En effet, sur les 1,01 million km² de surface égyptienne, aujourd’hui seuls 36 000 km² sont arables, le reste étant le désert. La tâche est immense pour ne pas dire infinie.

Pourquoi construire des pyramides dans le désert ?

Capture d_écran 2Et bien tout d’abord, le Sahara n’a pas toujours été aussi stérile. Si il y a 7 millions d’années jusqu’à il y a environ 12 000 ans, c’était un désert entrecoupé de quelques périodes vertes. Ce même désert dans lequel déjà des hommes de Neandertal ont il y a 18 000 ans établis leur vie.
Il faut rechercher une époque ou ces contrées étaient bel et bien peuplées de vie et de végétation, plus proche que les Néanderthaliens, mais plus ancienne que les Pharaons. Il y a 8 500 ans et jusqu’à il y a 3 000 ans, steppes, rivières, lacs (dont le Lac Méga-Tchad qui fut le plus grand lac de la planète avec une surface de 340 000 km2  la moitié de la surface de la France) et des savanes s’y répandaient sous un climat humide.
L’âge des pyramides de Gizeh (environ 4500 ans) signifie donc que lors de leurs construction,  le paysage était complètement différent. Le sol était dur, et des citées entières ont put y être bâtie, et pourquoi pas des civilisations bien antérieures. Les ancêtres des Egyptiens dont nous ignorons tout attendent peut-être silencieusement dans cet océan jaune et immobiles, tapis sous les sables du temps, dans leur linceul de grains cristallins. Mais peut-être pas à Gizeh ?

kebabo

L’oasis Kebabo dans le Sahara

Située à 600 kilomètres au sud-est du golfe de la Syrie, et à environ 1,000 kilomètres à l’ouest du Nil, l’Oasis de Koufara dont le nom de Koufara s’applique à cinq grandes oasis, séparées les unes des autres par les sables, et parmi lesquelles celles de Bouzaïma et de Kebabo sont les plus remarquables. La première, dont la surface est de 313 kilomètres carrés, est la plus belle oasis du désert libyen, car il en est bien peu qui possèdent, comme celle-ci, des montagnes, des lacs et des palmiers. Celle de Bouzaïma à elle seule fait aujourd’hui encore 313 km², celle de Kebabo a une aire de presque 9 000 km². Ces oasis vont puiser l’eau jusqu’à plus de 100 mètres de profondeur … Cent mètres de sable, et à quelques endroits, les unes peuvent faire monter l’épaisseur de sable à plus de 150 mètres au dessus de la roche. De quoi y cacher des villes entières, et même y ensevelir la pyramide de Keops. A Batna et à Biskra, les sondages furent poussés jusqu’au-delà de 175 mètres de profondeur sans atteindre la nappe aquifère, de quoi alimenter tous les fantasmes.

Le sable du Sahara peut atteindre près de 150 mètres d'épaisseur par endroits

Le sable du Sahara peut atteindre près de 150 mètres d’épaisseur par endroits

Alors, des pyramides sous les sables du déserte ne sont pas un fantasme ?

Il est difficile de répondre car il faudrait retirer tout le sable du désert pour en avoir le coeur net, toutefois, les images satellites ont permis de mettre en évidence des structures affleurant à la surface du sol, (132 emplacements à ce jour, soit plus que les 123 actuellement découvertes, et oui, il y en a autant). La Nasa aussi participe à la recherche avec à son actif, 17 autres pyramides.

satellite-pyrimid-01

Tannis de la NASA, le découvreur de 17 pyramides

C’est sans compter ce qui pourrait être bien plus profondément enfoui. Du fait que l’histoire est perdue, les traces disparues et la mémoire collective ne mentionne plus ces antiques prédécesseurs. Du fait aussi que les égyptologues ne sont même pas d’accord sur l’âge exact des pyramides, ni sur le tout premier Pharaon, il est tout-à-fait plausible d’envisager une origine bien plus ancienne. Il est parfaitement possible que les Pharaons aient des sources antiques  vieilles de 9 000 ans, plus à l’Ouest de Gizeh dans ce qui n’est aujourd’hui qu’un désert de sable et d’oasis, le désert Libyque. Ce qui doublerait l’ancienneté de leur histoire et pourrait même apporter un lien entre des monuments considérés par les outsiders de l’égyptologie antique comme bien plus anciens que les pyramides elles-mêmes.

Desert Libyque

Desert Libyque

Des pièces du puzzles attendent peut-être simplement d’être découverte dans ces régions, avec des citées entières et préservées sous ces millions de tonnes de grains de quartz.
Imaginez seulement un instant ce pan de l’histoire qui reste à découvrir pour les générations suivantes …

Sources :

Désert du sahara

Climat du désert à travers le temps

Les oasis du désert Libyen

Pyramides et satellites 

 

Paris immortel

Un article de Steve Légère
quai du louvre -au pont du carrousel

quai du louvre -au pont du carrousel

Paris est une ville dont les fondations remontent à la Gaule, et aux Parisii, tribu qui donna son nom à la capitale. Dans cet article, je ne vous retracerais pas l’histoire de Paris car l’article serait bien trop long et bien trop lourd, car chaque siècle depuis plus de 2000 ans nous raconte des tragédies, des victoire, des catastrophes, des révoltes, des constructions, des espoirs … La vie des hommes en somme.
Dans cet article, je vous présenterais simplement une petite visite insolite dont le souvenir historique n’est pas seulement dans les livres, mais toujours sous vos yeux, un boulet de canon encore enfoncé dans un mur, un événement marquant toujours visible, la trace d’un bâtiment disparu et enfin, un petit jeu ludique, celui de vous mettre en comparaison des angles de vue de Paris vieux de plusieurs siècles avec le même angle aujourd’hui. Parfois, il est troublant de constater que les contemporains de l’époque pourraient parfaitement reconnaitre leurs édifices après plusieurs siècles.

La plus vielle maison de Paris

On a longtemps pensé que la maison du no 3 rue Volta était la plus vieille maison de Paris et qu’elle datait de 1300, alors qu’elle date de 1644 comme on le découvrit en 1979. En fait, sauf nouvelle surprise, la plus ancienne maison de Paris se trouve non loin de là, au 51, rue de Montmorency. Il s’agit de la maison de Nicolas Flamel, datée de 1407. la maison qui se trouve au 51 rue de Montmorency et qui fut construite en 1407 par Nicolas Flamel pour accueillir les pauvres et surnommée  « au grand pignon »

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Le boulet de 1830

Paris ne devient archevêché qu’en 1622. Avant cette date, la capitale dépendait de l’archevêché de Sens. C’est Tristan de Salazar, archevêque de cette ville (1474-1518) qui fait détruire l’hôtel de Jean d’Hestoménil donné par le roi Charles V à l’archevêché de Sens pour être la résidence parisienne de son archevêque et reconstruire à sa place entre 1475 et 1519 l’actuel bâtiment. Marguerite de Valois, dont le mariage avec Henri IV fut déclaré nul en 1599 par l’Église, y résida de 1605 à 1606.

L’hôtel est saisi, pendant la Révolution française, pour être vendu à des entreprises commerciales.

En 1830, pendant les Trois Glorieuses, de nombreux boulets sont tirés. L’un d’eux, n’ayant jamais pu être extrait du mur de la façade de l’Hôtel de Sens où il s’était fiché, est devenu un témoignage concret de ces journées révolutionnaires. Désormais toujours scellé dans le mur, il est visible avec la date gravée au-dessous.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Mort d’Henri IV

le 14 mai 1610, au niveau du N°11 actuel de la Rue de la ferronnerie, une plaque au sol marque l’endroit ou se trouvait le carrosse du Roi lorsqu’il fut assassiné par Ravaillac

Ce diaporama nécessite JavaScript.

 

Passages insolites (source)

Rue des Thermophyles (14éme) Des maisons de poche qui ne dépassent pas les 3 étages, de la vigne vierge qui n’en fait qu’à sa branche et des façades où la glycine est reine. La Rue des Thermopyles c’est un p’tit bout de campagne à Paris. 280 mètres d’air pur et de tranquillité.

Ancienne impasse maraîchère, la Cité Durmar en a vu défiler du monde : les maisons de cultivateurs ont peu à peu laissé la place à des ateliers d’artisans et d’artistes. A deux pas de là, la Cité du Figuier, plus verdoyante, mixe devantures colorées, lofts arty et parterres bourgeonnants.
La Cité Durmar, 154 rue Oberkampf, 75011 Paris

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Et voici quelques points de vue qui n’ont pas ou peu changé :

J’ai créé un album sur Facebook et sur Pinterest ou vous pourrez retrouver l’intégralité des images (15 à ce jour) qui sera enrichi au fil des jours, en voici quelques unes :

chatelet invalides notre dame 2 pont-neuf 2 pont-royal tuileries

St Julien le pauvre

 

Enfin un site bio

« Un article de Steve Légère »

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Bonjour les amis, certains d’entre vous m’ont envoyé des messages s’inquiétant de l’absence d’articles depuis quelques temps. Rien de grave, bien au contraire, c’est que je me suis lancé dans une création en ligne dont je vais vous parler un peu aujourd’hui, et puisque c’est Pâques, je vous souhaite au passage un très bon week-end Pascal, avec beaucoup de chocolat (bio). Dans la tradition de la fête, Pâques symbolise la renaissance du Christ, l’éclosion du printemps, et c’est l’occasion de présenter une renaissance du bien-être, l’éclosion du bio sur le web dans sa totalité.

Annoncesbio.fr

Il s’agit de ma dernière création, un site permettant aux artisans du bio et du bien-être de proposer leurs produits et leurs prestations via des petites annonces, mais également ouvert aux particuliers qui souhaitent déposer des annonces dès lors que ces offres, demandes ou dons concernent le bio ou le bien-être, via des annonces bio.

Capture d’écran 2016-03-26 à 11.14.28

Concept :

Les producteurs bio ou les praticiens diplômés ouvrent un compte sur annoncesbio.fr, disposent d’une boutique depuis laquelle ils publient leurs produits ou prestations sous forme d’annonces, les annonces de ces pros seront patchées d’une pastille verte (bio) ou violette (praticien), ce qui signifie que depuis leur boutique, vous pourrez voir leur certificats, diplômes ou preuves de Labels.
Les annonces disposeront de photos, de vidéos, et les boutiques d’un Chat’ en live, d’un formulaire de contact, des coordonnées utiles du vendeur, des certifications de ce dernier, et d’un bloc « articles ».

Il faut bien comprendre que ce site sera très vaste, il y aura bien entendu la part belle à l’alimentation bio artisanale  mais également à tous les produits bio artisanaux tels que les cosmétiques, les alcools, les vêtements, les séjours formation, des chambres d’hôtes, des meubles bio et bien d’autres encore des salons, marchés, foires etc …

De même les praticiens du bien-être sont tous ces acteurs de la santé non médicamentée comme la sophrologie, l’hypnose, les magnétiseurs, rebouteux, médecine ayurvédique et tout ce qui permet d’être bien dans son corps et dans son esprit. N’oublions pas d’ajouter à ces deux éléments un troisième cadre incontournable, le sport !

Si vous mangez bien et que vous n’êtes pas stressé, anxieux, tendu, il faut encore bouger pour que votre organisme puisse profiter de la trinité saine (l’organisme, l’esprit et la charpente humaine). Côté sport, vous retrouverez des coachs sportifs au plus près de chez vous avec  leur programmes et leurs tarifs, de quoi se lancer une seconde jeunesse.

Annoncesbio ne prend pas de compensation financière sur les vente, des produits ou des prestations,seule l’adhésion annuelle est payante pour une somme dérisoire (120€ au lancement, puis 240€ dès la version finalisée). Les particuliers et les associations loi 1901 n’auront pas de frais d’adhésion, leur inscription sera gratuite.

Capture d’écran 2016-03-26 à 11.14.44

Un blog :

Un blog sera mis en place pour que les pros puissent publier des article sur les produits qu’ils proposent, pas de l’auto promo, plutôt des explications sur tel ou tel produit, ses usages, ses risques aussi, des méthodes de fabrication bref, tout ce qu’il faut pour qu’un produit, une prestation ou une méthode soit expliquée, détaillée et vulgarisée. Chaque article portera bien sûr le nom et l’avatar de l’auteur et figurera dans sa boutique. Mais son article portera le lien direct vers ses annonces. Lors des recherches d’un produit sur le site des annonces (qui n’est actuellement pas encore en ligne), les articles liés à la recherche d’annonces figureront sur le côté du site  en tant qu' »infos complémentaires » sur le produit.

 

Retrouvez la page Facebook et invitez vos amis à nous rejoindre, plus nous serons nombreux à vouloir faire vivre ce site et plus les producteurs seront nombreux à vouloir proposer leurs produits à prix coutant.

Steve Légère

Si vous êtes sensible à ce que vous mangez, si vous souhaitez prendre soin de vous, si vous vouloir voir réaliste l’accès au bio direct made in France uniquement, alors gardez ce site dans un coin de votre navigateur.
En espérant vous voir nombreux sur le site des annonces bio, et en vous souhaitant encore une fois de joyeuses Pâques.
Steve Légère.

 

25 000 ans d’astronomie

« Un article de Steve Légère »

L’aube du ciel.

L’univers est un lieu infini qui, malgré notre apparente connaissance astronomique recèle encore bien plus de secrets qu’il n’en livre. Depuis la nuit des temps l’homme n’a de cesse d’observer le ciel nocturne, de l’interpréter et de lui attribuer des pouvoirs divins. Foyer des dieux, cape céleste énigmatique pailletée de poussières d’or, ces étoiles définies comme des personnages mythiques nous comptant l’histoire des hommes, de ses craintes, de ses terres et de ses espoirs attisent fantasmes et questions fondamentales.

Depuis les gravures les plus anciennes vieilles de milliers d’années, l’humain se demande ce qui se tapit dans l’ombre de la nuit, que sont ces astres ? d’ou viennent-ils ? Peu à peu au fil des millénaires, une logique s’installe et prend place comme il y a 5 000 ans à stonehenge :

EH--Stonhenge--0174-2013

STONEHENGE

Ou encore dans le Sahara égyptien qui recèle les vestiges d’un site néolithique qui apporte des éléments nouveaux à l’histoire de l’astronomie tant égyptienne que mondiale. Situé à Nabta Playa, c’est durant plusieurs millénaires qu’une population sédentaire s’y développa, élevant de nombreux monuments tels que tumuli, statues et champs mégalithiques.

Cercle astronomique de Nabta Playa (- 6000 ans)

Cercle astronomique de Nabta Playa (- 6000 ans)

Et contemporaines du site de Nabta Playa, c’est en France que l’on retrouve de nombreuses allusion aux étoiles, dans la Valée des Merveilles, dont vous trouverez ici un itinéraire passionnant,  avec des dizaines de milliers de gravures vieilles de 5 à 6 000 ans :

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Aussi vieilles soient ces constructions, l’histoire de l’astronomie débuta pourtant bien avant cela, en témoigne la Vénus de Laussel sculptée il y a plus de 25 000 ans,  découverte à Laussel en Dordogne :

Vénus de Laussel, Dordogne, 23 000 ans avant jésus Christ (paléolithique)

Vénus de Laussel, Dordogne, 23 000 ans avant jésus Christ (paléolithique)

Les hommes gravaient des allusions à l’espace, calendriers solaires ou lunaires, ils avaient déjà compris que si les astres se déplaçaient jour après jour, ils revenaient année après année dans des cycles liés aux saisons. Plus surprenant encore, une étude le la paléo-astronome Chantal Jègues-Wolkiewiez suggère que certaines des peintures vieilles de 17 000 ans, aux représentations animales des grottes de Lascaux (en Dordogne ici encore) seraient en fait l’interprétation des constellations, autrement dit un catalogue astronomique bien avant l’invention du mot !

Lascaux, le ciel des hommes partie I :

Lascaux le ciel des hommes partie II :


Alors, la Dordogne, la France serait-elle le berceau de l’astronomie cataloguée ?

Les siècles des lumières :

La lunette de Galilée 1609

La lunette de Galilée 1609

Les siècles se succèdent, la longue vue devient la lunette de Galillée qui transforme considérablement l’observation du ciel, s’ensuivent en moins de 3 siècles des révélations plus importantes que les 30 000 années qui ont précédées.

Les télescopes, des observatoires astronomiques modernes et les télescopes spatiaux une bonne quinzaine ont déjà été envoyés dans l’espace pour voir toujours plus loin, toujours plus haut, toujours plus clair. Ainsi et en vrac Hubble, Swift ou Hershell, spitzer ou Planck dans des modes d’observation variés (visible, infrarouge, ultraviolet ou rayon X, radio). Mais s’il est bon de voir notre système solaire, d’apercevoir la voie Lactée ou de percevoir l’univers, l’entendre à grande échelle permet de traverser l’inconnu de la matière noire et d’envisager la possibilité de capter les sons venus de l’espace et par extension, d’entendre d’éventuels messages audios que d’autres êtres auraient pu diffuser dans l’éternité spatiale à l’attention d’oreilles aiguisées.

C’est ainsi que fut conçu le plus grand télescope terrestre spécialisé dans les ondes radio, celui d’ARECIBO, construit en 1960, de 300 mètres de diamètre. Mais celui qui permit en 1977 la découverte du signal « Wow », qui inspira bien des films de science-fiction n’est pas celui-là contrairement à une idée répandue, en fait il s’agit du petit radiotélescope de l’université de l’Ohio, Big ear qui depuis 1998 a été démantelé pour laisser la place à un terrain … De golf !

Aujourd’hui, la Chine vise plus haut encore avec son nouveau radiotélescope de 500 mètres de diamètres (près du double d’Arecibo), dont la fin de construction est prévue pour septembre 2016 :

c’est un article du Monde qui me l’a annoncé :

Juillet 2015, le plus grand radiotélescope du monde Fast sera terminé en septembre 2016

Juillet 2015, le plus grand radiotélescope du monde Fast sera terminé en septembre 2016

« … C’est une structure circulaire impressionnante, en construction depuis 2011 dans les montagnes de la province du Guizhou, et dont les premières images ont été récemment rendues publiques par le gouvernement chinois. Il s’agit du Five-hundred-metre Aperture Spherical Telescope (FAST), le plus grand radiotélescope de la planète avec son diamètre de 500 mètres. Grâce à sa taille et à la précision des 4 450 panneaux triangulaires qui le constituent, le FAST pourra capter les ondes radioélectriques émises de l’espace, même les plus faibles qui ne pouvaient être détectées jusqu’à maintenant.

En fait, il s’agit de vie extraterrestre

Les responsables du projet interrogés par les médias d’Etat chinois sont très directs lorsqu’il s’agit d’expliquer son but. Certes, il s’inscrit dans le cadre du programme spatial national : après avoir envoyé un homme dans l’espace en 2003, puis une sonde sur la Lune, la Chine travaille sur une station spatiale de 60 tonnes.

Mais en fait, il s’agit avant tout de vie extraterrestre.

« Il va nous aider à chercher la vie au-delà de notre galaxie et à explorer les origines de l’univers », dit Wu Xiangping, directeur de la Société d’astronomie chinoise. « FAST pourra répondre à des questions non seulement sur l’astronomie, mais aussi sur l’humanité et la nature », ajoute Li Di, de l’Observatoire astronomique national, Académies des sciences chinoises, avec, on l’imagine, des étoiles plein les yeux… »

Bientôt « E.T, maison, téléphone » sera une possible réalité, préparez-vous à faire des rencontre du troisième type, par textos, mais surveillez les tarifs, car depuis l’étranger ça coûte déjà cher, alors échanger depuis une autre étoile, la facture risque d’être un trou noir monétaire.