L’Or, la folie des hommes

L’or, les larmes du soleil, le sang des dieux, la sueur des étoiles, un bien monétaire impérissable …

or, la folie des hommes

Aujourd’hui plus que n’importe quand, l’or est exploité par les hommes, bijoutiers, industrie informatique, banques et gouvernements, tous en veulent toujours plus.  

Convoité depuis la nuit des temps ce précieux métal a toujours été une quête du néolithique au XXIème siècle, les hommes ont toujours cherché à éventrer la roche à la recherche de quelques grammes d’or. A une échelle acceptable, les orpailleurs ne font pas de dégâts, mais ils ne sont pas aussi riches qu’ils le veulent. En Afrique, En Guyane ou au Brésil par contre, c’est une hécatombe pour la faune et la flore, pour des esclaves modernes pour que l’or apparaisse, ce sont des quantités considérables de mercure qui sont utilisées, et le mercure, tous le monde le sait, c’est un métal terriblement nocif et les orpailleurs professionnels de Guyane admettent qu’ils consomment environ 1,3 kg de mercure pour récupérer un kg d’or. 

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Pour récupérer les paillettes d’or piégées dans le sable vaseux et boueux, on rajoute du mercure liquide qui va amalgamer l’or. Puis, cet amalgame est chauffé au chalumeau, pour récupérer l’or qui alors se liquéfie tandis que le mercure s’échappe sous forme gazeuse. Si il n’y a pas de dispositif (retorte) destiné à récupérer les vapeurs de mercure, alors au moins les deux tiers de celui-ci sont rejetés dans l’atmosphère, et retombent dans l’environnement proche (Charlet et Boudou, 2002). Il est à noter que la Guyane exporte plus d’or qu’elle n’en produit. Ce n’est pas la magie de l’alchimie, c’est juste l’or clandestin du Brésil dont la vente et l’exploitation engendrent des trafic, des souffrances, la destruction de l’environnement, et la mort d’hommes venus chercher l’espoir…

Aux USA, depuis juillet 2011, il est interdit pour les particuliers d’acheter de l’or ! Retour sur le métal le plus précieux du monde.

Les réserves mondiales :

la folie de l'or

estimation de Laurent Curau :   (cafedelabourse.com)

1.La Chine

Production annuelle : 355 tonnesRéserves prouvées : 1900 tonnesRéserves officielles : 1054 tonnes (1,77% de ses réserves de change)

 2. L’Australie

Production annuelle : 270 tonnnesRéserves prouvées : 7400 tonnesRéserves officielles : 79,9 tonnes (9,3% de ses réserves de change)

3. Les Etats-Unis
Production annuelle :  237 tonnesRéserves prouvées : 3000 tonnesRéserves officielles : 8133,5 tonnes (75,4% de ses réserves de change)Avec 8133 tonnes, la Fed est la banque centrale avec les plus grosses réserves officielles d’or du monde.4. La Russie

Production annuelle : 200 tonnesRéserves prouvées : 5000 tonnes (2ème)Réserves officielles : 936,7 tonnes (9,6% de ses réserves de change)

5. L’Afrique du Sud

Production annuelle : 190 tonnes (stagne depuis plusieurs années)Réserves prouvées : 6000 tonnesRéserves officielles : 125 tonnes (13,4% de ses réserves de change)

7. Le Canada

Production annuelle : 110 tonnes, surtout en OntarioRéserves prouvées :  920 tonnesRéserves officielles :  3,4 tonnes (0,3% de ses réserves de change)

8. Le Ghana

Production annuelle : 100 tonnesRéserves prouvées :  1400 tonnesRéserves officielles :  8,7 tonnes (10,2% de ses réserves de change)

9. Indonésie

Production annuelle : 100 tonnesRéserves prouvées : 3000 tonnesRéserves officielles : 73,1 tonnes (3,6% de ses réserves de change)

10. Ouzbekistan

Production annuelle : 90 tonnesRéserves prouvées :  1700 tonnesRéserves officielles : non connues 

En Guyane, un petit doc du WWF sur l’or illégal :

Et pour connaître le cycle du mercure utilisé, c’est par ici .

En Afrique, un documentaire sur l’enfer des orpailleurs:

Au Canada, l’extraction dénoncée:

Aux USA, la mine la plus fertile:

En Chine, les réserves seraient 4 fois plus importantes que ce que déclare le gouvernement, par ailleurs, l’Australie, l’Afrique et l’Amérique du Sud sont pour la chine des lieux d’exploitation de l’or dans lesquels elle à des propriétés.

Ainsi, la ruée vers l’or est bien loin d’être terminée, et les prospections sont de plus en plus profondes et destructrices, tant pour les hommes qui l’exploitent dans les mines, que pour tout l’eco-système qui l’entoure, les destructions engendrées sont pourtant passées sous silence, sans doute parce que les différents gouvernements y trouvent leur compte (dans tous les sens du terme) ? Alors la terre est-elle vouée à la destruction pour une simple raison d’avidité et de course à la richesse ? Peut-être pas, des solution existent.

Un espoir ?

Une sorte de sucre pourrait séparer l’or de la roche de façon biologique:

Le blog science-infuse nous met sur une  autre voie d’extraction propre (voir ci-dessous), l’avenir pour une exploitation sans conséquences ?

La mythologie de la Ruée vers l’or charrie avec elle quantité d’images d’orpailleurs, penchés sur leurs batées à la recherche de paillettes d’or entraînées par les rivières aurifères, dont un bon nombre irrigue les campagnes métropolitainessans oublier la Guyane. Heureusement les méthodes d’exploitation se sont perfectionnées depuis le XIX° siècle, permettant d’assouvir la soif toujours plus grande pour ce minerai convoité par les industriels en raison de ses excellentes propriétés physiques mais surtout par les réserves des banques mondiales : la Banque de France détient ainsi à elle seule 2 435 tonnes d’or(derrière les États-Unis, l’Allemagne, le FMI et l’Italie). La détection de nouveaux filons s’avère toutefois délicate, la phase d’exploration étant sans cesse interrompue le temps que les échantillons soient analysés en laboratoire afin de confirmer la présence d’or (Au). Une collaboration entre les universités d’Adélaïde (Australie) et du Nebraska à Lincoln (États-Unis) propose une méthode inédite pour détecter l’or : une bactérie, issue du génie génétique, dont la sensibilité au métal avoisinerait celle des appareils actuels.

Les chercheurs ont développé ce qu’il convient d’appeler un biocapteur (ou biosenseur), « un objet biologique capable de réagir à un stimulus extérieur, la réaction pouvant alors être manipulée pour constituer un signal mesurable qui est alors utilisé pour obtenir des informations qualitatives ou quantitatives à propos du stimulus initial« . Ici, l’objet biologique est une bactérie intestinale répandue, nommée Escherichia coli. Pour la rendre sensible au stimulus extérieur qui nous intéresse ici, à savoir la présence d’or dans son environnement, les scientifiques ont manipulé le patrimoine génétique de la bactérie pour y intégrer une unité ADN particulière, identifiée en 2007 par Fernando Soncini, Susana Checa et leurs collègues de l’université nationale de Rosario (Argentine) chez une autre bactérie, Salmonella enterica. Cette unité génétique est ce que les généticiens appellent un opéron, terme inventé en 1960 par Jacques Monod, André Lwoff et François Jacob (récemment disparu) lors de leurs travaux sur le métabolisme bactérien du lactose, récompensés par le prix Nobel de physiologie de 1965.

Quand le génie génétique vient au secours de l’industrie minière

La bactérie Escherichia coli pourrait à terme remplacer les appareils d’analyse élémentaire.

En quelques mots, un opéron permet la régulation de l’expression de certains des gènes qui le constituent – et donc de la synthèse de quelques protéines par la bactérie – en fonction de la présence ou de l’absence d’un signal moléculaire. Ce signal régulateur agit comme un « interrupteur », permettant ou non l’expression de ces gènes (dits de structure), en se fixant à la séquence d’ADN au niveau d’un gène opérateur appartenant à l’opéron. Dans le cas présent, l’opéron golTSB découvert par l’équipe argentine garantit l’expression des gènes de structure uniquement en présence de cations Au. Enfin, les chercheurs américano-australiens ont modifié l’opéron afin que la présence d’or entraîne la synthèse d’une enzyme, la β-galactosidase, dont l’activité est facilement détectable : cela constituera le signal mesurable évoqué plus haut.

Ainsi, la synthèse de l’enzyme par la bactérie modifiée s’avère corrélée de façon linéaire avec la concentration en or dans l’environnement bactérien. Le biocapteur fonctionne : il permet de traduire la présence de cations Au en quantité d’enzymes. Le seuil de quantification est fixé par les chercheurs à 20 parties par milliard (soit 0,1 mM), soit seulement un ordre de grandeur au-dessus du seuil obtenu avec les méthodes habituelles, comme la spectrométrie par torche à plasma.

Reste toutefois à lever quelques limitations décelés chez ce biocapteur innovant. Contrairement à ce qui était attendu d’après les résultats publiés par l’équipe argentine, l’opéron s’avère également sensible à la présence d’autres cations métalliques, comme l’argent, le plomb ou l’arsenic. Ces trois éléments sont dits indicateurs d’un filon aurifère, car fréquemment présents à proximité : la piètre spécificité de l’opéron rend ainsi difficile l’analyse d’échantillons contenant, en sus de l’or, d’autres métaux. Les chercheurs ont néanmoins réussi à passer outre cette difficulté en utilisant une technique d’extraction sélective qui permet de ne solubiliser que les cations d’or : ils ont ainsi pu analyser de façon précise et rapide cinq échantillons prélevés sur des terrains d’exploration australiens, malgré la présence dans la roche de plusieurs autres métaux. On pourrait alors imaginer coupler cette bactérie chercheuse d’or avec une autre bactérie, naturelle cette fois, capable de minéraliser l’or soluble. Les bactéries auront alors définitivement mis les orpailleurs au chômage…

Source : C.M. Zammit et al.A Whole-Cell Biosensor for the Detection of GoldPLoS ONE, 9 août 2013.

Des mines extraterrestres ?

DSI
Les prochaines décennies verront-elle naître l’orpaillage spatial ?
C’est l’ambition de DeepSpace Industries qui compte se lancer à recherche de ressources dans l’espace:

Et les amateurs ?

Hormis avec de la chance, il est impossible de devenir riche en cherchant de l’or avec un simple détecteur de métaux, c’est pourtant ce qui est arrivé à un Australien, en découvrant au hasard de ses prospection d’amateur une pépite de 5 Kg en janvier dernier:

Toujours au niveau amateur, certains orpailleurs cherchent de l’or sans sortir de leur appartement, certains composants électroniques sont en or, voici comment les extraire:

En France, si vous souhaitez vous frotter à l’orpaillage amateur, vous devez parcourir ce site, vous saurez tout sur l’art et la manière de faire.

À présent, vous saurez qu’avant de finir autour de votre cou, accroché à vos oreilles ou passé autour de votre annulaire, ou encore sur les circuits de votre ordinateur, l’or aura passé des étapes bien souvent indignes pour les hommes et pour la planète, des steps meurtriers, douloureux et polluants.
L’or au final est-il l’avenir des hommes ou plus simplement leur perte ?

5 commentaires Ajouter un commentaire

  1. candide57 dit :

    la connerie humaine vaut son pesant d’or.. c’est le cas de le dire!!! 😛

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    1. steve legere dit :

      Merci pour les liens Isa et que le combat continue !

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