Les mystères du cerveau (video)

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Le tissu cérébral est composé de deux types de cellules, les neurones et les cellules gliales. Les neurones jouent un rôle prépondérant dans le traitement de l’information nerveuse tandis que les cellules gliales, ou cellules de soutien, assurent diverses fonctions annexes dont le métabolisme cérébral. Bien que ces deux types de cellules soient en même quantité dans le cerveau, les cellules gliales sont quatre fois plus nombreuses que les neurones dans le cortex cérébral.

Contrairement aux cellules gliales, les neurones sont capables de communiquer entre eux à travers de longues distances. Cette communication se fait par des signaux envoyés par le biais de l’axone, prolongement protoplasmique du neurone qui s’étend depuis le corps cellulaire, se ramifie et se projette, parfois vers des zones proches, parfois vers des régions plus éloignées du cerveau ou du corps. Le prolongement de l’axone peut être considérable chez certains neurones. Les signaux transmis par l’axone se font sous forme d’influx électrochimiques, appelés potentiels d’action, qui durent moins d’un millième de seconde et traversent l’axone à une vitesse de 1 à 100 mètres par seconde. Certains neurones émettent en permanence des potentiels d’action, de 10 à 100 par seconde, d’autres n’émettent des potentiels d’action qu’occasionnellement.

Le point de jonction entre l’axone d’un neurone et un autre neurone, ou une cellule non-neuronale, est la synapse où le signal est transmis. Un axone peut avoir jusqu’à plusieurs milliers de terminaisons synaptiques. Lorsque le potentiel d’action, après avoir parcouru l’axone, parvient à la synapse, cela provoque la libération d’un agent chimique appelé neurotransmetteur. Une fois libéré, le neurotransmetteur se lie aux récepteurs membranaires de la cellule cible. Certains récepteurs neuronaux sont excitateurs, c’est-à-dire qu’ils augmentent la fréquence de potentiel d’action au sein de la cellule cible ; d’autres récepteurs sont inhibiteurs et diminuent la fréquence de potentiel d’action ; d’autres ont des effets modulatoires complexes.

Les axones occupent la majeure partie de l’espace cérébral. Les axones sont souvent regroupés en larges groupes pour former des faisceaux de fibres nerveuses. De nombreux axones sont enveloppés d’une gaine de myéline, une substance qui permet d’augmenter fortement la vitesse de propagation du potentiel d’action. La myéline est de couleur blanche, de telle sorte que les régions du cerveau essentiellement occupées par ces fibres nerveuses apparaissent comme de la substance blanche tandis que les zones densément peuplées par les corps cellulaires des neurones apparaissent comme de la substance grise.

La longueur totale des axones myélinisés dans le cerveau adulte d’un Humain dépasse en moyenne les 100 000 kilomètres.

Face à toutes ces données, force est de constater que le potentiel de chaque individu doit être extraordinaire, cependant ce n’est pas le cas. Peut-on devenir un génie ou naît-on avec des facultés supérieures pour devenir un génie? C’est à cette question que ce reportage apporte des réponses, surprenantes et novatrices, scientifiques et formidables…

« 1500 grammes en moyenne, c’est le poids de l’organe qui nous permet de nous mouvoir, de sentir, d’agir, d’aimer, de penser, de réfléchir… 100 milliards de neurones et 10 millions de milliards de connexions entre eux via les synapses, si bien qu’un millimètre cube de notre cerveau abrite un demi-milliard de connexions logées pour l’essentiel sur les presque deux mètres carrés que mesure l’étendue déployée du cortex. Voilà l’univers à explorer, où s’ouvre un champ de découverte sans limite. Si l’on ajoute que le cerveau n’est pas une machine électronique moléculaire au sens moderne du terme, que la transition d’une synapse est probablement analogique et qu’elle propage un nombre très élevé de stimuli d’entrées, que sa connectique est sélective, que seule une partie des neurones fonctionnent à un instant donné, ce qui permet de limiter la puissance nécessaire “consommée”, on comprendra mieux que nous ne percevons qu’une toute petite partie du centre de notre action dans le monde.

Comment un tel monument peut-il tenir dans les 1500 millimètres cubes d’un crâne humain? Pour étudier cette architecture infiniment complexe, le chercheur a longtemps été contraint d’examiner tantôt l’arbre (le neurone isolé), tantôt la forêt (les réseaux de neurones). Grâce à des outils nouveaux comme le microscope bi-photonique (qui ralentit le flux des neutrons) on peut désormais examiner les deux à la fois. Ces vingt dernières années, la recherche sur le cerveau a connu une véritable révolution grâce aux progrès technologiques en bioinformatique et en imagerie. Comprendre le fonctionnement normal et altéré (les maladies neurologiques et psychiatriques) du système nerveux représente pour nos sociétés un enjeu fondamental de connaissance et de santé….  »

Extrait de l’article très instructif de Bernard Esambert / Président de la Fondation française pour la recherche sur l’épilepsie et de la Fédération pour la recherche sur le cerveau

3 commentaires Ajouter un commentaire

    1. steve legere dit :

      N’hésitez pas à partager l’article sur votre réseau social préféré, et pensez à vous abonner au blog pour être alerté de toutes nos publications…
      A bientôt dans les couloirs du net.
      Steve.

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