La tête d’Henri IV (vidéo)

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Elle est (la tête) « légèrement brunie, avec les yeux à demi clos et la bouche ouverte » et porte plusieurs signes distinctifs: « une petite tache sombre de 11 mm de long juste au-dessus de la narine droite, un trou attestant du port d’une boucle d’oreille dans le lobe droit, comme c’était la mode à la cour des Valois, et une lésion osseuse au-dessus de la lèvre supérieure gauche, trace d’une estafilade faite au roi par Jean Châtel lors d’une tentative de meurtre le 27 décembre 1594 ».

L’étude a été réalisée par 19 scientifiques rassemblés autour du Dr Philippe Charlier, médecin légiste de Garches baptisé « l’Indiana Jones des cimetières », connu pour avoir révélé l’empoisonnement au mercure d’Agnès Sorel, favorite de Charles VII, et démontré que les restes conservés au château de Chinon n’étaient pas ceux de Jeanne d’Arc.

Le Dr Charlier a travaillé en collaboration avec l’un des historiens d’Henri IV les plus connus, Jean-Pierre Babelon.

L’étude a été filmée par deux journalistes documentaristes de Galaxie Presse.

Assassiné par Ravaillac, un fanatique catholique, le 14 mai 1610, Henri IV a été enterré à la Basilique Saint-Denis le 1er juillet avec tous les autres rois de France.

Mais en 1793, son cercueil a été ouvert par les révolutionnaires, a expliqué à l’AFP Rodolphe Huguet, président du Cendre (Cercle d’études des nécropoles dysnastiques et royales européennes), passionné par l’histoire de ce roi.

« Le corps a été jeté dans une fosse commune avec les autres. C’est à ce moment-là, vraisemblablement, que la tête en a été séparée. Aucun document ne dit qui l’a prise. Après la Révolution, des morceaux de dépouilles royales sont réapparus chez des particuliers, un os, un doigt, des cheveux, une omoplate de Hugues Capet », poursuit-il.

La dépouille d’Henri IV, souligne cet historien, était « en très bon état de conservation, car elle avait été embaumée. A l’époque, les gens n’en revenaient pas quand le cercueil a été ouvert car la croyance voulait que seuls les cadavres de saints fussent exempts de putréfaction ».

On retrouve la trace de la célèbre tête dans la collection privée d’un comte allemand au 19e siècle, puis on perd à nouveau sa trace. Elle réapparaît en 1919 lors d’une vente aux enchères à l’Hôtel Drouot, où un antiquaire de Dinard l’achète pour trois francs.

« Il a remué ciel et terre pour prouver qu’il s’agissait bien de la tête du roi, la proposant au Louvre, au musée Carnavalet, mais personne ne l’a cru »

Découvrez aujourd’hui l’épilogue de cette enquête qui aura duré autant passionné depuis 93 ans tous les spécialistes…

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