Trésors perdu, enfouis et oubliés…

Ces trésors oubliés qui n’attendent plus que vous.

Depuis ma plus tendre enfance bercée de films de pirates et d’aventuriers du bout du monde, j’ai gardé cette curiosité des trésors perdus.
Aujourd’hui, je vous propose une petite enquête sur ceux qui restent à découvrir en France, et la façon de faire pour optimiser ses chances d’en découvrir au moins un.
Tout d’abord, quel espèce de chercheur ( d’inventeur) de trésor êtes vous?
Il y a 3 grandes espèces:
Le pifeur:
son instinct est son seul guide, armé de son détecteur, il s’aventure au hasard des chemins creux, des forêts, des champs… Chaque lieu peut être sujet à cacher un trésor: une simple pièce de monnaie, une fibule gallo-romaine ou une balle de mousquet…
L’organisé amateur:
Un peu mieux préparé que le pifeur, il ne part pas de rien, appuyé sur des livres ou des ouie-dires, il cible plus ou moins ses lieux de prospection ainsi que le trésor qu’il convoite.
Le professionnel amateur:
oui, je sais, d’ordinaire, on est soit l’un soit l’autre, mais ici on peut être les deux, avec un peu d’astuces, les maigres finances de l’un et les stratégies de l’autre.
Cette espèce compense ses moyens financiers par une finesse d’étude et de logique de la prospection, et nos conseils vont s’adresser à cette catégorie, puisque en lisant ceci, la première et la deuxième catégorie vont prendre du galon et devenir des professionnels amateurs.
Les camps Romains, les voies Romaines et les grandes batailles:
localisez et identifiez les camps Romains de votre commune et des communes avoisinantes, recherchez les éventuelles batailles qui s’y sont déroulées.
les combattants avaient l’habitude de cacher leur butin de guerre aux abords des camps avant le combat, bien souvent ils ne révélaient pas à leur copains l’emplacement, par peur d’être tué « accidentellement » par l’un d’entre eux qui s’accaparerait aussitôt du trésor après le combat..
Beaucoup d’entre eux ne revenant pas du champ de bataille laissaient ainsi leur trésor de guerre à l’avenir du temps.
toutes les voies Romaines de France:
ici et ici:
Pour les camps Romains à proprement parler, vous pouvez chercher par ici:
Un vieux livre de 1768 nous dresse aussi quelques camps Romains:
Vous pouvez bien entendu affiner vos recherches sur Google en tapant les mots clés suivants:
camp romain votre ville ou votre région.
Vous pouvez procéder de même pour toutes les grandes batailles qui ont jalonnée l’histoire de France, le principe général est identique, (localisez les camps de campagne des envahisseurs ou des troupes en marche, sélectionnez ceux qui qui se trouvent à proximité des champs de batailles) changez simplement les mots clés par ceux que vous visez dans vos recherches.
Les ruines oubliées:
Un autre type de recherche que je trouve passionnant, celui qui consiste à mettre à jour d’anciennes constructions que le temps et l’histoire ont oublié, et par extension, que les chasseurs de trésors n’ont peut-être pas encore eu l’occasion de prospecter.
La technique est simple, il vous suffit de retrouver d’anciennes cartes, le plus détaillées possibles ( ne paniquez pas, là aussi, je vais vous dire lesquelles, et ou les trouver, et même comment les localiser sur une carte actuelle).
On peut trouver sur des cartes anciennes, des références à des lieux désolés, des lieux-dits aux origines perdues mais pourtant liés à des événements ou des ruines delà à l’époque qui aujourd’hui ont disparu des cartes et de la mémoire des hommes.
Première étape pour localiser ces lieux qui n’existent plus: se procurer des cartes.
Le problème des cartes anciennes est leur manque de précision, en effet jusqu’à l’apparition des cartes de Cassini, les précédentes à quelques exceptions près étaient assez approximatives, on trouve des écarts de plusieurs Kms avec la réalité, ce qui ne facilite pas les recherches, car un rayon de 1 Km carré à prospecter, c’est beaucoup, et au delà, c’est presque irréalisable (à notre échelle d’amateur professionnel, entendons-nous bien)!
Donc, le mieux est de partir sur la base des cartes de Cassini, ainsi que la légende des cartes pour s’y retrouver:
Si vous souhaitez comprendre plus encore les cartes de Cassini, un document est à votre disposition ici:
Aux quatre coins de chaque feuille (carte) sont portées les distances en toises à la méridienne de Paris et à sa perpendiculaire.
Le canevas géométrique établi par Cassini de Thury présente des pas de 40 000 toises en X par rapport à la méridienne et des pas de 25 000 toises en Y par rapport à sa perpendiculaire.
À une échelle de 1/86 400e et la toise valant 1,949 mètre, l’emprise sur le terrain est de 77 961,6 x 48 726,0 mètres (en projection Cassini) pour une feuille pleine (soit, prés de 78Km-L X presque 49km-l).
Vous pouvez reporter les mesures entre deux points d’une carte de Cassini, et le reporter sur une carte d’état-major pour évaluer une distance réelle en mètres ce qui sera plus facile pour estimer les distances, en gardant cette valeur de référence ainsi que son orientation, vous pourrez aisément localiser des ruines sur une carte contemporaine ou elles ne figurent plus depuis des décennies voire des siècles.
Une autre carte ancienne de 1724 attribuée à à Alexis-Hubert Jaillot et à Guillaume Sanson non négligeable ici:

La révolution Française:
Une véritable chasse aux sorcières, royalistes et hommes d’églises ont été contraints de fuir.
Si beaucoup ont parvenu à se mettre en sécurité, des milliers d’autres ont fini sur la bascule à Charlot, parmi eux, bon nombre avaient tenté de fuir en emportant ce qu’ils pouvaient emmener avec eux, cachant le reste qui dans un puits, qui dans une ancienne mine, qui, dans une grotte, un trou ou encore un souterrain, l’âtre d’une cheminée, sous les dalles d’une cuisine, dans un sellier à peu prés sécurisé pour une petite période (pensaient-ils).
Comment les retrouver?
Un peu d’histoire encore, puisque l’un ne va pas sans l’autre, faites des recherches dans votre région, et retrouvez les grandes étapes (batailles, attaques, pillages…) des édifices religieux, des demeures aristocratiques et des domaines royaux, car pour la plupart, les cibles s’attendaient à une attaque et prenaient soin de dissimuler leurs richesses non loin de là, mais à l’abris des regards et des recherches immédiats.
Voici une liste de trésors qui ont déjà été découverts:

Découvertes : ce que dit la loi

Le trésor n’appartient pas seulement au domaine du rêve, sa découverte est inscrite dans notre Code civil. Au livre III des différentes manières dont on acquiert une propriété, le trésor a toute sa place. L’article 716 du Code civil le défini comme « toute chose cachée ou enfuie sur laquelle personne ne peut justifier sa propriété, et qui est découverte par le pur effet du hasard ». Et de préciser : « La propriété d’un trésor appartient à celui qui le trouve dans son propre fonds : si le trésor est trouvé dans le fonds d’autrui, il appartient pour moitié à celui qui l’a découvert, et pour l’autre moitié au propriétaire du fonds. » Les trésors n’échappent donc pas à la loi !

Prêt à déterrer un trésor?

En attendant d’organiser vos propres expéditions, je vous livre quelques idées sur des trésors perdus:

Quelques liens vers des trésors à découvrir:
Des trésors contemporains à retrouver:

pour la chouette d’or, quelques indices ici:

Beaucoup d’autres chasses au trésor contemporains ici:
Bonne chasse à tous, et n’hésitez pas à laisser vos commentaires!


33 commentaires Ajouter un commentaire

  1. detectoriste averti dit :

    Bonjour, je suis detectoriste (Tesoro silver sabre pro) et je suis choqué par votre article. Vous oubliez de publier les lois encadrant la détection, a savoir que toute recherche visant a découvrir des objets intéressant l’histoire, l’art ou l’archéologie est strictement illégale sans autorisation préfectorale et que toute découverte doit immédiatement être déclarée aux autorités. Le fait de prospecter sur un site archéologique (camp romain, voie romaine, ruine…), volontairement ou non, est passible de sévères sanctions, c’est du pillage. Le fait d’utiliser une carte de cassini avant de se promener avec son détecteur est une forme de recherche archéologique et nécessite une autorisation préfectorale. Ne déconnez pas avec notre patrimoine contentez vous d’être des « pifeurs » comme vous dites et pas des pilleurs. Dernière chose: vous ne deviendrez JAMAIS riche grâce a un détecteur de métal, faut pas rêver…

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  2. detectoriste averti dit :

    j’oubliai un truc: la détection en terrain communal nécessite une autorisation préfectorale (même au fond de la Loire). La détection en terrain prive nécessite une autorisation écrite du propriétaire, cette autorisation ne permet pas de fouiller un site archeo, même sur terrain prive.

    J'aime

    1. Steve dit :

      Bonjour dectectoriste,

      Il est évident que la prospection comporte des règles. Lorsque vous achetez un détecteur, vous êtes sensé les connaitre. Lorsque vous achetez une voiture, on ne vous dit pas que vous n’avez pas le droit de vidanger sur le trottoir, cela tombe sous le sens.
      On lit souvent, de la part de certains archéologues, que l’utilisation d’un détecteur de métal est en elle-même interdite sans autorisation préfectorale. la France étant selon eux un vaste site archéologique, tout utilisation d’un détecteur de métal reviendrait à détecter sur un site archéologique. Ceci est bien sur faux.

      Pour s’en rendre compte, il faut se reporter à l’intention du législateur lors de la promulgation de la loi de 1989. Interrogé à propos de la loi N° 89-900 du 18 décembre 1989 par le député de Savoie Mr Calloud, le ministre de la culture de l’époque, Jack Lang, répondra la chose suivante : « La nouvelle législation n’interdit pas l’usage des détecteurs de métaux mais en règlemente seulement l’utilisation. Si l’objet de cette utilisation est la recherche de vestiges archéologiques, une autorisation préalable de mes services est nécessaire. En dehors de ce cas précis, la loi demance à ce que soit signalée aux autorités compétentes toute découverte fortuite de vestiges archéologiques. »

      la réponse du ministre de la culture est très claire : il n’y a que l’intention de rechercher des vestiges archéologiques au détecteur de métaux qui nécessite une autorisation préfectorale. Il est bien évident que si vous détecter sur un site archéologique, un tribunal considèrera que votre intention de détecter des objets archéologiques est évidente. La jurisprudence est claire sur ce point : tous les utilisateurs de détecteurs de métaux pris en flagrant délit de détection sur un site archéologique ont été condamnés par les tribunaux, et c’est tout à fait normal. A vous de vous tenir éloigné des sites archéologiques.

      http://www.detecteur-de-metaux.com/img167.pdf

      Partant du principe que ce que vous recherchez n’a pas encore été découvert (lieu), ce n’est par conséquent pas là du pillage de site archéologique si le site n’est pas classé comme tel. Sans quoi, la possession d’un détecter ne deviendrait possible que pour des archéologues et strictement interdite au public.

      Vous avez cependant raison de rappeler que la loi est assez dure avec ceux qui l’enfreignent, toutefois, dans cet article il n’est pas fait allusion à découvrir un camp Romain, mais plutôt de prospecter sur d’anciennes voies romaines, ou des lieux autrefois habités pour y trouver quelques pièces, et non de faire un chantier clandestin d’archéologie, ce que je condamne également.

      Petite lecture ici :
      http://www.detectionpassion.fr/37-LE-DROIT-D-UTILISER-UN-DETECTEUR-DE-METAUX.aspx

      Cordialement.

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