le chaos qui venait du ciel

méga-météores : les plus gros impacts du monde

Un article de Steve Légère – Dans les cieux, un fabuleux phénomène interrompt la lente mastication d’un brachiosaure, le combat d’un tricératops protégeant ses oeufs d’un tyrannosaure, et le vol lourd d’une escouade de ptérodactyles. Dans le ciel, le soleil semble s’être décroché, grossissant à vue d’oeil puis s’enveloppant dans un épais suaire sombre, cet astre flamboyant fond sur le monde, implacable seigneur du chaos, il va dans un instant réduire cette formidable planète pleine de vie à un enfer que même dans ses pires cauchemars, Dante n’aurait pu imaginer.
Ces créatures régnant sur terre depuis plus de 160 millions d’années l’ignorent, mais ce qu’ils voient là est l’acte final de leur civilisation, l’impact est titanesque, des océans de roche en fusion sont éjectés au-dela du ciel,  la plaie béante du cratère défigure ce qui n’est pas encore l’Amérique centrale vaporisant l’eau, l’air et la vie à des milliers de kilomètres à la ronde, projetant des flots de débris rocheux sur des millions de kilomètres carrés, et dispersant des tsunamis de plusieurs centaines de mètres de haut à travers les océans, ravageant les côtes et emportant tout sur leur passage. Hagards, les créatures survivantes se retrouvent dans un brouillard opaque, fait de poussières noires. Des pluies de magma lacèrent ce rideau cosmique qui voile le monde et enflamment tout ce qui peut brûler, dinosaures inclus. Pendant des semaines, c’est la même apocalypse, la lumière du jour ne passe plus, l’air se raréfie, les températures chutent, toutes les espèces affolées, piégées dans toutes les directions n’ont plus qu’à mourir. Cet impact majeur qui mit fin à la vie il y a 66 millions d’années n’est pas le plus gros, trois autres avant lui sont venu danser avec le destin terrestre, découvrons les 5 pires impacts de météores ayant frappé notre si belle et si fragile planète.

carte des impacts de météorites tombées depuis 1600 à 2010

carte des impacts de météorites tombées depuis 1600 à 2010

-1- The big one !

Tandis que notre planète voit apparaître ses premières algues et se former les premières molécules d’oxygène dans l’atmosphère, alors que tout annonce le commencement de la vie après 1,5 milliards d’années tourmentées dans sa difficile évolution, un bolide de 30 km de diamètre vient embrasser ce qui n’est pas encore la Terre au sens habitable de la vie. Il s’écrase au Groenland, faisant de ce monstrueux rocher à la fois le plus ancien et le plus gros météore connu ayant frappé la terre en y laissant pour l’éternité son empreinte dans les profondeurs de la roche sur 500Km de diamètre dans la région de Maniitsoq. Si la vie avait existé au sens que l’on connaît, tout, absolument tout aurait été détruit et il n’en serait rien resté.

Cratère de Maniitsoq

Cratère de Maniitsoq

Tourmentée et bombardée pendant encore des millions d’années, la surface de notre planète présente encore aujourd’hui quelques 160 cratères d’impacts importants certifiés sont visibles et presque autant qui ne sont toujours pas confirmés sans pour autant laisser planer de doutes sur leur origine. Pourtant, ce nombre ne correspond pas à la réalité. Tectonique des plaques, érosion, glaciations et soulèvement des continents, les millénaires qui se sont succédé ont effacé la plupart des restes de ces catastrophes célestes. Seulement, au dessus de nos têtes, de menaçants geocroiseurs tiennent les humains en sursis, car sur ces milliers de corps célestes qui sillonnent sournoisement notre invisible ciel, il suffit à un seul d’entre eux de se montrer trop curieux et hop ! happé par la gravité il pourrait finir son odyssée chez nous, avec les plaies infernales que nous imaginons comme d’autres l’auront déjà fait avant lui.

 Si peu à peu, les restes gravitationnels se sont estompés, qu’il y a de moins en moins de chutes, et des astéroïdes de moins en moins gros en apparence, de nos jours, le risque qu’un corps majeur arrivant silencieusement dans notre banlieue planétaire ne frappe la Terre n’est toujours pas nul, et il ne le sera jamais. Plus les astronomes scrutent les cieux et plus il est angoissant de voir la vérité en face. Une épée de Damocles au-dessus du monde sous l’aspect d’un bloc discret, menaçant en silence tant qu’il reste tapi dans les ténèbres de l’espace.

Pour la plupart de ces astres, ils proviennent de la ceinture d’astéroides située entre Mars et Jupiter, des reliques des premières heures de notre système-solaire, de ces matériaux expulsés qui ne purent trouver le répit nécessaire à leur accrétion pour former une planète en raison des extraordinaires forces gravitationnelles de la géante gazeuse.

Ces artefacts primordiaux de roche sont dans un « billard cosmique » pour l’éternité, se heurtant sous tous les angles possibles, et parfois, pour notre malheur, quelques uns d’entre eux sont projetés en direction de notre belle planète bleue.

 Voyageant pendant des milliers ou des millions voire des milliards d’années avant de devenir une menace sérieuse. Ceux qui ne seront pas arrêtés par Mars ou l’un de ses deux satellites Demios & Phobos, pourraient continuer leur odyssée vers notre seule barrière naturelle, la Lune dans le meilleur des cas, dont la surface vitriolée nous laisse entrevoir ce qui s’est à plus grande échelle déroulé ici-bas jadis. Cependant, parfois ces rochers sont bien décidés à cibler la belle bleue sur laquelle nous vivons.
La vie a toujours su faire face à ces agressions imprévisibles …  Jusqu’à aujourd’hui.

-2- la fin du début

Alors que la terre n’était qu’un caillou sans végétation et peuplée d’organismes pluricellulaires que depuis une centaine de millions d’années, un épouvantable cataclysme faillit bien ruiner les espoirs de l’évolution et répandit sur des milliers de kilomètres autour de lui la désolation la plus totale.

Il y a deux milliards d’années de cela, en pleine ère paléoprotérozoïque ce mastodonte de roche frappait notre planète en Afrique du Sud. Sa taille avoisinant les 15 Km il laissa à la postérité un cratère de près de 300 km toujours visible sous le nom de Dôme de Vredfort en guise de signature, de promesse sombre et de rappel de ce qui fût. Il est le second plus gros corps rocheux spatial ayant heurté la Terre en y laissant sa trace dans le paysage encore deux mille millions d’années après.

200 millions d’années plus tard, c’est l’Ontario au Canada qui subit les affres d’une retombée cosmique. Le troisième plus gros bolide d’environs 12 km de diamètre a choisi de prendre sa retraite avec fracas sur notre bon vieux plancher des vaches. Il y a 1,8 milliard d’années, projetant ses débris sur une superficie de 1 600 000 km2, creusant la roche de 15 km et laissant un cratère de 250 km dont aujourd’hui son bassin (de Sudbury) ne mesure « plus » que 62 km de long sur 30 de large. Ce bassin forme aujourd’hui la plus grande réserve d’eau douce du monde.

Bassin de Sudberry

Bassin de Sudberry

C’est ensuite une longue période loin des astéroïdes qui s’annonce. la terre panse ses plaies, la vie se développe à son rythme et subit trois grandes extinctions qui ne sont pas liées à des impacts.

– Ordovicien et Silurien à la limite de ces deux ères il y a 445 millions d’années, une première glaciation décime la population qui n’est encore qu’exclusivement marine, recul des océans, place de banquise de plusieurs kilomètres d’épaisseur, refroidissement et asphyxie des mers, adaptation compliquée et prédation de fin du monde auront raison du vivant à 85%.

– 3- Première grande extinction

– Au dévonien, 360/380 000 000 d’années, c’est officiellement l’apparition d’un couvert végétal, l’oxygène démultiplié et explosif, grandes variations du climat et des niveaux des océans qui vont être officiellement responsables de la disparition de 75% des espèces. Dénoncer un corps tombé du ciel, ne peut cependant pas être définitivement exclu, d’autant qu’un puissant impact à été découvert il y a quelques années en Australie, il forme l’actuel bassin « East Warburton ». Sur 30 000 Km2 la roche est bouleversée, conséquence d’un impact épouvantable causé par une montagne de 25 km de diamètre venue exploser au pays des kangourous (qui heureusement n’existaient pas encore), selon toute vraisemblances, cet impact majeur devrait être pris en compte pour expliquer l’éradication du Dévonien. Il s’agit du troisième plus gros météore terrestre.

 Par ailleurs des strates de roches du Maroc vieilles de 380 000 000 d’années (à cette même période de l’extinction) ont toutes les caractéristiques de débris créés par une explosion de roche cataclysmique sans qu’un cratère ne soit à ce jour défini dans cette zone.

Un autre cratère (invisible puisque situé sous 600 mètres de roches et de sable) également en Australie pourrait gagner la 5ème place des plus gros impacteurs, il s’agit de celui de Woodleigh, son cratère est d’un diamètre de 40 à 120 km, il est également contemporain de celui de East Warburton.

– Au permien-Trias, il y a 245 millions d’années, le ciel semble bien décidé à se mêler de l’évolution ou plutôt de sa non-évolution, même si il ne reste aucune trace d’impact, les chercheurs sont persuadés que les éruptions de supervolcans dont les trapps de Sibérie sont visibles aujourd’hui encore et les masses colossales d’hydrates de méthane relâchés par les océans ne sont pas les seuls coupables. On cherche vers le ciel d’autres explications qu’on trouvera peut-être un jour.

– Au trias-Jurassique il y a 200 millions d’années, il n’y a pas de très grand cratère d’impact qui date de cette période, mais toute une chaîne de plus petits, dont ceux de Manicouagan dont le mont Babel au centre du réservoir est interprété comme le vestige du pic central du cratère. Le corps rocheux mesurait dans les 5 km, le mont des Éboulements au centre de l’astroblème de Charlevoix fut causé par un asteroide mesurant dans les 2 km (au Canada pour ces deux-là) et de Chassenon-Rochechouart, en France (Aquitaine) qui laissera un cratère de 21 km pour un « caillou » de seulement 1,5 km de diamètre. Il est classé 32ème plus gros cratère du monde et 10ème d’Europe).

-4- Suprématie du ciel

Nous sommes à présent au crétacé-Tertiaire, il y a 66 million d’années et voici notre quatrième impact majeur. Si il n’est pas le plus gros, il demeure sans doute le plus destructeur pour une simple raison : la vie fourmillait sur la terre, dans les océans généreux et abondants, sur la surface couverte de forêts tropicales luxuriantes ou grouillaient au sol des araignées de 1 mètre de long, des scolopendres de 1,5 m et des libellules de 2mètres d’envergure, ou régnaient les dinosaures comme le T-Rex ou le brachiosaure, et dans les airs, le ptérodactyle était le maître des cieux, maître après dieux qui fit s’abattre sur Chicxulub sur la côte du Yucatán, au Mexique, un rocher de 10Km de diamètre dont le cratère d’impact  concorde avec la datation de la fin d’un monde, celui des dinosaures avec un diamètre moyen d’environ 177 km, ce qui permet de confirmer qu’au Dévonien, l’impact de East Warburton qui était trois fois plus gros et probablement le coupable.

Voici l’impact simulé :

-5- Seconde extinction de masse, une première pour les mammifères

Il y a 35 millions d’années, au paléogène, les dinosaures n’existent plus, les mammifères peuvent enfin se mettre à conquérir la planète. Leur développement sera pourtant perturbé par une série de cataclysmes dont l’origine officielle est un refroidissement général, la glaciation de l’antarctique se met en route. Pourtant au-dela de cette glaciation, les roches célestes continuent à faire des leurs, car à ce même moment ou la planète s’enrhume, au moins 3 impacts importants ont frappés la Terre dont l’un d’entre eux est officiellement le N° 5 des plus gros impacts, celui de Popigaï en Russie. l’objet venu des confins de notre système-solaire mesurait entre 5 et 8 km de diamètre, et son cratère s’étale sur 100 km. Cet impact est le plus surprenant de tous par ses conséquences pour l’humanité, car l’onde de choc de ce météore à transformé dans un rayon d’une quinzaine de kilomètres le graphite en diamant, laissant pour les héritiers de la planète dans un coffre-fort naturel pendant 35 millions d’années le plus gros trésor de tous les temps. Si les scientifiques Russes disent vrai (personne ne peut y aller pour le vérifier), il s’agirait alors du plus gros dépôt diamantifère de toute la planète et peut-être de tout le système-solaire.

Des impacts majeurs ont frappé le sol des dizaines de fois depuis, les plus récents étant ceux de Météor Crater 1,2 km de diamètre pour son cratère, il y a 49 000 ans et celui de Lonar à Buldhana en Inde (1,83 km de diamètre) tombé il y a 52 000 ans. Pour ces deux derniers, les météorites qui ont fait ces impacts ne mesuraient « que » environs 50 mètres de diamètre.

Voici un petit florilège de cratères mois impressionnants, mais tout aussi fantastiques :

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Vers une première extinction humaine ?

Sommes-nous à l’abri de ces impacts qui ont jalonnés les grandes étapes du monde ? Ne doit-on s’attendre aujourd’hui qu’à des petites chutes ? Et bien posons la question aux habitants de Cheliabinsk ?

En fait il tombe plusieurs tonnes de météorites chaque année sur Terre, bien souvent sous forme de poussière, mais en moyenne, chaque quart d’heure, c’est une pierre de 10 grammes ou plus qui touche le sol, et plusieurs fois par mois, des objets de plusieurs mètres pénètrent notre ciel ! Plus précisément, ce sont pas moins de 26 explosions dans l’atmosphère terrestre liées à des objets spatiaux qui ont été recensée entre 2000 et 2013 de plus d’une demi-tonne par le CTBTO, soit en moyenne 1 tous les six mois dont la dernière fut celle de Tcheliabinsk en février 2013 et dont le rocher ne mesurait qu’une vingtaine de mètres. Plus inquiétant encore, bien que plus de 1 500 géo croiseurs sont repérés et suivi (sans que l’on puisse à ce jour comment éviter l’impact en cas de menace proche), le centre d’observation estime plus réaliste le nombre de 5 000 objets de 500 mètres ou plus de diamètre menaçants. Autrement dit, plus de 3000 dangereux météores pouvant détruire une région ou un pays se promènent dans un rayon de moins de 8 millions de KM (20 moins que la distance Terre-Lune) selon la mission WISE (Wide-FieldInfrared Survey Explorer) de la NASA.
Le centre spatial Russe a même communiqué depuis un diagramme répertoriant les plus grosses menaces célestes pour les deux siècles à venir :

carte des risques connus d'impact majeur sur 2 siècles

carte des risques connus d’impact majeur sur 2 siècles

Si vous souhaitez avoir peur, consultez également cette page listant les 45 prochaines menaces venues des tréfonds de notre sytème-solaire.

asteroide-vue-terre

asteroide-vue-terre

Pour aller plus loin :

Le CDP propose un PDF sur les conséquences d’un impact.

Pour connaitre toutes les météorites tombées dans votre région, c’est par là (entre votre pays dans l’onglet « search limits ») :

Pour voir les derniers spécimens ramassés à travers le monde.

Chaque jour, ce sont 4000 à 5000 corps célestes qui sont suivis par les radars du MEO-CMOR via la NASA, dont vous pouvez suivre en temps réel les observation sur une carte en 3D.

Vous pouvez déclarer une météorite que vous venez de voir passer ou tomber.

Le site Amsmeteor vous propose de voir les dernières météorites filmées ou photographiées.

L’Australie propose des « lives » grâce à ses caméras pointant vers le ciel.

Carte des impacts de météorites recensés sur terre depuis les 5000 dernières années.

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FEDERATSIA, Le cargo lunaire Russe

Un article de Steve Légère –

Le retour des hommes sur la Lune arrive à grands pas !

Dès 2025 l’agence spatiale Russe (Roskosmos) disposera d’un vaisseau Russe capable de nous emmener sur la Lune.
RCS Energia, le constructeur de cargo Russes et concepteur du célèbre Soyouz entame une nouvelle mouture de vaisseau de transport humain avec des ambitions bien plus grandes.
Le 15 janvier dernier, à l’issue d’un vote entre les 3 noms finalistes (Gagarine, Federatsia et Vektor), le nom du nouveau vaisseau spatial de transport humain Russe a été voté : FEDERATSIA !

Ce sont des nouvelles qui redonnent à l’aventure spatiale ses lettres de noblesse, qui ravivent ses espoirs et l’attention du public, cet été ont commencés les travaux de construction de ce nouveau vaisseau.

Depuis 2011 et la fin des navettes spatiales américaines, la seule façon d’envoyer des hommes vers l’ISS est d’utiliser un bon vieux Soyouz, ce qui a permis à l’agence spatiale Russe de financer l’élaboration du successeur de ce vénérable cargo humain, dont nous fêterons le 21 avril 2017 les 50 ans du premier vol.

Découvrez l’atterrissage du dernier Soyouz (08 septembre 2016)

Qu’est ce que FEDERATSIA ?

Son premier lancement sans pilote est prévu pour 2021.

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En mode 6 personnes pour l’ISS et 4 personnes pour la Lune le vaisseau spatial pourra effectuer un vol autonome jusqu’à 30 jours et la durée de son vol dans le cadre de la station orbitale est jusqu’à 1 an. Le poids total de l’engin spatial pendant le vol vers la station orbitale sera égale à 14,4 t (19 t en vol vers la Lune), A son retour, il aura maigri considérablement puisqu’il ne pèsera plus « que »  9 t.

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Ses dimensions de 4m x 4,50 qui sont le double d’un Soyouz actuel (2m x 2,20m) et sa charge nominale pendant la descente de 3 G, c’est un sacré morceau.  Il sera lancé avec une fusée lourde Angara-A5V dont vous pouvez admirer les impressionnantes dimensions de l’engin ci-dessous :

Son premier lancement vers la Lune (inhabité) est prévu pour 2024 et avec un équipage de 3 hommes vers le sol Sélène en 2026, puis à l’horizon 2030, c’est la colonisation humaine de la Lune (enfin, colonie restreinte tout de même), le point de mire de cette ambition technologique.

Calendrier :

Voici dans les grandes lignes les étapes dont vous trouverez le détail mis à jour sur le site officiel Russianspaceweb (lien en bas de l’article) :

Lanceur Angara A5P

Lanceur Angara-A5P

Premier trimestre 2021

– Vol sans équipage en 2021, sur Angara-A5P en orbite terrestre basse.

Premier trimestre 2023

– Vol sans équipage avec amarrage sur l’ISS.

Quatrième trimestre 2023 (vol habité)

– Vol habité vers l’ISS et vol sans pilote en mission de survol lunaire

Troisième trimestre 2026

– Station d’accueil MOB KVTK-2 mission d’orbite (non habitée)

mob_kvtk_en coupe

mob_kvtk_en coupe

Deuxième trimestre 2027

– Vol habité vers la Lune. Le module lunaire LVPK se posera sur la Lune sans équipage. Celui-ci restera en orbite lunaire.

Troisième trimestre 2027

– Lancement base lunaire du premier module d’habitation .

habitacle du retour sur terre

habitacle du retour sur terre

Quatrième trimestre 2028

– 1er alunissage habité, Expédition 1

Deuxième trimestre 2029

– Equipage PTK7 à sur la surface lunaire

Troisième trimestre 2029

– Livraison du module d’habitation 2

Suivront ensuite en 2031 un nouvel alunissage habité, puis le module 3 d’habitation, puis en 2033 4 lancements d’atterrissage lunaires habités et le module 4, en 2034 le module habitable N°5 …

Des Russes sur la lune

Des Russes sur la lune

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Le projet commun entre Rokosmos et l’ESA sur un village lunaire n’a jamais été aussi proche de son aboutissement. Pour Johann-Dietrich directeur de l’ESA le programme village est un projet, non une idée :

Petit cadeau pour les lecteurs, testez votre habileté à alunir :

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Testez votre habileté à alunir en cliquant sur l’image

Une version plus moderne existe sur l’Applestore

Sources :
Images : energia.ru et Roskosmos / Fiche technique (en Russe) / Angara / russianspaceweb / energia.ru / Forum de la conquête spatiale

25 000 ans d’astronomie

« Un article de Steve Légère »

L’aube du ciel.

L’univers est un lieu infini qui, malgré notre apparente connaissance astronomique recèle encore bien plus de secrets qu’il n’en livre. Depuis la nuit des temps l’homme n’a de cesse d’observer le ciel nocturne, de l’interpréter et de lui attribuer des pouvoirs divins. Foyer des dieux, cape céleste énigmatique pailletée de poussières d’or, ces étoiles définies comme des personnages mythiques nous comptant l’histoire des hommes, de ses craintes, de ses terres et de ses espoirs attisent fantasmes et questions fondamentales.

Depuis les gravures les plus anciennes vieilles de milliers d’années, l’humain se demande ce qui se tapit dans l’ombre de la nuit, que sont ces astres ? d’ou viennent-ils ? Peu à peu au fil des millénaires, une logique s’installe et prend place comme il y a 5 000 ans à stonehenge :

EH--Stonhenge--0174-2013

STONEHENGE

Ou encore dans le Sahara égyptien qui recèle les vestiges d’un site néolithique qui apporte des éléments nouveaux à l’histoire de l’astronomie tant égyptienne que mondiale. Situé à Nabta Playa, c’est durant plusieurs millénaires qu’une population sédentaire s’y développa, élevant de nombreux monuments tels que tumuli, statues et champs mégalithiques.

Cercle astronomique de Nabta Playa (- 6000 ans)

Cercle astronomique de Nabta Playa (- 6000 ans)

Et contemporaines du site de Nabta Playa, c’est en France que l’on retrouve de nombreuses allusion aux étoiles, dans la Valée des Merveilles, dont vous trouverez ici un itinéraire passionnant,  avec des dizaines de milliers de gravures vieilles de 5 à 6 000 ans :

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Aussi vieilles soient ces constructions, l’histoire de l’astronomie débuta pourtant bien avant cela, en témoigne la Vénus de Laussel sculptée il y a plus de 25 000 ans,  découverte à Laussel en Dordogne :

Vénus de Laussel, Dordogne, 23 000 ans avant jésus Christ (paléolithique)

Vénus de Laussel, Dordogne, 23 000 ans avant jésus Christ (paléolithique)

Les hommes gravaient des allusions à l’espace, calendriers solaires ou lunaires, ils avaient déjà compris que si les astres se déplaçaient jour après jour, ils revenaient année après année dans des cycles liés aux saisons. Plus surprenant encore, une étude le la paléo-astronome Chantal Jègues-Wolkiewiez suggère que certaines des peintures vieilles de 17 000 ans, aux représentations animales des grottes de Lascaux (en Dordogne ici encore) seraient en fait l’interprétation des constellations, autrement dit un catalogue astronomique bien avant l’invention du mot !

Lascaux, le ciel des hommes partie I :

Lascaux le ciel des hommes partie II :


Alors, la Dordogne, la France serait-elle le berceau de l’astronomie cataloguée ?

Les siècles des lumières :

La lunette de Galilée 1609

La lunette de Galilée 1609

Les siècles se succèdent, la longue vue devient la lunette de Galillée qui transforme considérablement l’observation du ciel, s’ensuivent en moins de 3 siècles des révélations plus importantes que les 30 000 années qui ont précédées.

Les télescopes, des observatoires astronomiques modernes et les télescopes spatiaux une bonne quinzaine ont déjà été envoyés dans l’espace pour voir toujours plus loin, toujours plus haut, toujours plus clair. Ainsi et en vrac Hubble, Swift ou Hershell, spitzer ou Planck dans des modes d’observation variés (visible, infrarouge, ultraviolet ou rayon X, radio). Mais s’il est bon de voir notre système solaire, d’apercevoir la voie Lactée ou de percevoir l’univers, l’entendre à grande échelle permet de traverser l’inconnu de la matière noire et d’envisager la possibilité de capter les sons venus de l’espace et par extension, d’entendre d’éventuels messages audios que d’autres êtres auraient pu diffuser dans l’éternité spatiale à l’attention d’oreilles aiguisées.

C’est ainsi que fut conçu le plus grand télescope terrestre spécialisé dans les ondes radio, celui d’ARECIBO, construit en 1960, de 300 mètres de diamètre. Mais celui qui permit en 1977 la découverte du signal « Wow », qui inspira bien des films de science-fiction n’est pas celui-là contrairement à une idée répandue, en fait il s’agit du petit radiotélescope de l’université de l’Ohio, Big ear qui depuis 1998 a été démantelé pour laisser la place à un terrain … De golf !

Aujourd’hui, la Chine vise plus haut encore avec son nouveau radiotélescope de 500 mètres de diamètres (près du double d’Arecibo), dont la fin de construction est prévue pour septembre 2016 :

c’est un article du Monde qui me l’a annoncé :

Juillet 2015, le plus grand radiotélescope du monde Fast sera terminé en septembre 2016

Juillet 2015, le plus grand radiotélescope du monde Fast sera terminé en septembre 2016

« … C’est une structure circulaire impressionnante, en construction depuis 2011 dans les montagnes de la province du Guizhou, et dont les premières images ont été récemment rendues publiques par le gouvernement chinois. Il s’agit du Five-hundred-metre Aperture Spherical Telescope (FAST), le plus grand radiotélescope de la planète avec son diamètre de 500 mètres. Grâce à sa taille et à la précision des 4 450 panneaux triangulaires qui le constituent, le FAST pourra capter les ondes radioélectriques émises de l’espace, même les plus faibles qui ne pouvaient être détectées jusqu’à maintenant.

En fait, il s’agit de vie extraterrestre

Les responsables du projet interrogés par les médias d’Etat chinois sont très directs lorsqu’il s’agit d’expliquer son but. Certes, il s’inscrit dans le cadre du programme spatial national : après avoir envoyé un homme dans l’espace en 2003, puis une sonde sur la Lune, la Chine travaille sur une station spatiale de 60 tonnes.

Mais en fait, il s’agit avant tout de vie extraterrestre.

« Il va nous aider à chercher la vie au-delà de notre galaxie et à explorer les origines de l’univers », dit Wu Xiangping, directeur de la Société d’astronomie chinoise. « FAST pourra répondre à des questions non seulement sur l’astronomie, mais aussi sur l’humanité et la nature », ajoute Li Di, de l’Observatoire astronomique national, Académies des sciences chinoises, avec, on l’imagine, des étoiles plein les yeux… »

Bientôt « E.T, maison, téléphone » sera une possible réalité, préparez-vous à faire des rencontre du troisième type, par textos, mais surveillez les tarifs, car depuis l’étranger ça coûte déjà cher, alors échanger depuis une autre étoile, la facture risque d’être un trou noir monétaire.

 

Voyages dans le temps

« Un article de Steve Légère »

En ce premier jour de 2016 à l’occasion duquel je vous présente mes voeux de bonheur et de santé, je me disais voilà, 2016 est là, 2015 relégué définitivement au rang du passé, placé avec toutes ces choses qui ne seront plus que des souvenirs. Mais, 2015 est-elle vraiment et irrémédiablement devenue un monde perdu et inaccessible physiquement ? Et les années, les siècles précédents, condamnés à ne figurer que figés dans l’histoire révolue ?

Peut-on voyager dans le temps ?

Peut-on voyager dans le temps ?

Pour ce premier article de l’année, je me suis penché sur ces histoires extraordinaires qui supposent que le voyage dans le temps n’est peut-être pas juste un pan de la science fiction. Découvrons ensemble un tour d’horizon des éléments qui nous permettrons de se faire une idée sur la question, nom de Zeus, une grande aventure qui s’est passée en … Qui va se passer en … Qui se passe en ce moment ? D’abord des Fakes :

-1- Le portable médiéval, Sumérien et Australien (WTF) :

portable du moyen âge

portable du moyen âge

Cette curieuse histoire a été publiée le 31 décembre 2015 par un journal Anglais l’express.co. Avant toute chose, sachez que la source est introuvable. Cette découverte proviendrait d’un site Australien et remonterait au XIII eme siècle, cette réplique en argile représenterait un smartphone comportant des signes cunéiformes. Mon avis ? Que feraient des signes cunéiformes sur une réplique de Nokia, en Australie ? Les symboles visibles sont ceux que le retrouve sur les tablettes Sumériennes (Irak). Pas de nom du site archéologique, pas le nom d’un chercheur, pas de détail sur les circonstances … Bref une légende urbaine qui vient tout juste de naitre et que l’on risque de retrouver pendant des années comme une preuve irréfutable.

ne pas tout gober

ne pas tout gober

-2- un portable chez Chaplin ?

Comme vous pouvez le voir dans cette séquence, une femme semble parler en tenant un téléphone portable. Excitante preuve de voyage temporel ? Très tentant, mais il faut savoir que dès 1928 (soit 3 ans avant que Charlot ne tourne son film « Le cirque en 1928), une prothèse audio était commercialisée. Et vous pouvez la voir ci dessous, une fois portée à l’oreille, on pourrait facilement lui attribuer un autre rôle !

Prothèse audio de 1925

Prothèse audio de 1925

Vous pouvez donc très simplement en conclure que cette dame était juste un peu dure d’oreille. Quand au fait qu’elle puisse prier toute seule, rien de surprenant, j’en croise presque tous les jours dans la rue ou dans les couloirs de métro 🙂

-3- Le marteau du Silurien

Marteau préhistorique

Marteau préhistorique

Découvert à MyInfield en Ecosse au milieu du XIXe siècle, un clou en fer et un marteau inséré dans la roche, font sensation en 1845. Dans un bloc de pierre de la carrière de Kingoodie. La tête du clou mesurait 2,5 centimètres. Elle était en contact avec une couche de gravier et légèrement corrodée, alors que le reste du clou était prisonnier de la roche.Le marteau est inséré dans un bloque d’Arenaria. L’Arenaria, datée par le docteur à W. Med du Centre de Recherche Géologiques Britannique, remonte à une période comprise entre les 360 et les 460 millions d’années.

On peut bien se demander ce que faisait ce marteau avec des clous il y a entre 360 millions d’années (date des touts premiers animaux à quitter les océans pour coloniser la terre ferme) et 460 millions d’années (le Silurien, à la fin de cette époque, seules des mousses et des algues sont  sur la terre ferme). En d’autre termes, l’époque la plus proche de nous pour ce fossile tombe à une période ou la Terre devait encore attendre des millions d’années avant de voir pousser son premier arbre, et ou l’oxygène n’existait qu’à l’état de traces. Par ailleurs, faute d’analyses plus poussées il est impossible d’en savoir plus mais ce qui est certain, c’est que selon toute évidence, le manche aurait forcément été soit complètement dissout par le temps, soit complètement fossilisé ce qui n’est pas le cas. Autrement dit, que ferait un type avec un marteau dans un monde ou il n’y a pas de bois  exploiter, et donc rien à clouer. C’est un peu comme penser naturel de trouver une mouche sur la lune …

-4- Le pot de fer de l’Oklahoma

pot de fer de l'Oklahoma

pot de fer de l’Oklahoma

Le plus ancien article sur le sujet que j’ai trouvé remonte au 27 juillet 2007, qui tire sa source d’une page encore visible aujourd’hui mise en ligne en 2006, que je vous livre ici traduite, il y a dix ans : encore un beau voyage dans le temps sur le net. Mais qu’en est-il aujourd’hui ? L’histoire en quelque mots nous raconte cette découverte faite par un mineur dans une mine de charbon de l’Oklahoma en 1912. Le texte qui suit est une lettre de Frank Kennard, l’homme qui a trouvé un pot de fer intégré dans un grand morceau de charbon. Le Creation Evidence Museum possède une copie de cette lettre au dossier :

« Sulphur Springs, Arkansas 27 novembre 1948 Alors que je travaillais dans l’usine électrique municipale de Thomas, en Oklahoma en 1912, Je suis tombé sur un morceau solide de charbon qui était trop grand pour utiliser. je l’ai cassé avec un marteau. Ce pot de fer est tombé du centre, laissant l’impression, ou moule du pot dans un morceau de charbon. Jim Stull (un employé de l’entreprise) témoin de la rupture du charbon, et a vu le pot tomber.Je traçais la source du charbon, et a constaté que cela venait de l’Wilburton, Oklahoma Mines. signé: Frank J. Kennard Assermenté devant moi, dans Sulphru [sic] Springs, Arkansas, ce 27e jour de Novembre 1948. Jullia L. Eldred NP Mon mandat expire le 21 mai 1951 – Benton Co ».

L’explication la plus probable est qu’il ne s’agit pas d’une tentative d’arnaque (au départ), la découverte est peut-être très surprenante mais tout à fait plausible, seulement c’est sans tenir compte des lois géophysiques qui s’imposent. En effet, d’un point de vue scientifique, et en connaissant les propriétés chimiques du charbon,

La coupe semble être en fonte et son design semblable à celui des pots utilisés pour maintenir les métaux en fusion et peut avoir été utilisé par un ferblantier … La coupe aurait été lâchée par un travailleur soit à l’intérieur d’une mine de charbon ou dans les rouages ​​de la surface d’une mine. La minéralisation est commune  dans le charbon et les débris des mines de charbon les environs parce que l’eau de pluie réagit avec les minéraux nouvellement exposés et produit des solutions fortement minéralisées. Des sédiments et des roches sont généralement cimentés en quelques années dans le charbon. Il pourrait facilement sembler qu’un pot cimenté dans une telle concrétion pourrait apparaître superficiellement comme si elle était enfermée dans le charbon d’origine. Ou de petits morceaux de charbon, y compris la poudre, auraient pu être recomprimé autour de la coupelle.

Ainsi, une personne qui a brisé ouvert un tel un agglomérat pourrait conclure à tort que cela faisait partie de la formation d’origine, plutôt qu’un produit secondaire de l’environnement minier. Ce phénomène a été documenté avec des objets aussi moderne que les bouteilles de soda et des objets de la Seconde Guerre mondiale, et donc ne peut pas être utilisé comme preuve anti-évolutionniste. Bref, même si les travailleurs disaient la vérité aussi loin qu’ils le savaient, nous avons aucune preuve fiable que le pot était en réalité partie de la formation de charbon d’origine.

-5- L’heure de vérité ?

Montre suisse dans un tombeau Ming

Montre suisse dans un tombeau Ming

Cette découverte bien étrange est relayée par des milliers de sites internet, ma recherche faite, la plus ancienne publication de cette histoire m’a fait remonter le temps, et oui, jusqu’à un article datant du 18 décembre 2008, qui explique que la découverte a été faite en direct sous l’oeil d’une caméra de journalistes effectuant un reportage sur les fouilles archéologiques d’un tombeau Ming vieux de 4 siècles. L’objet est en pierre, indique 10h06 et semble avoir une centaine d’années « seulement ». Mais même dans cette configuration, en 1908 ce type de montre n’existait pas. Simple plaisanterie d’archéologues ? Visiteurs farceurs ? Voyageurs du temps ?

-6- Homo Alaouite, un bipède vieux de 360 millions d’années !

Homo Alaouite

Homo Alaouite

L’article de base est encore plus ancien que les précédents puisqu’il remonte au 28 novembre 2005 et c’est l’inventeur (dans tous les sens du terme) qui nous en parle. Dans les grandes lignes, il s’agit d’un individu du genre Homo qu’il aurait découvert dans une carrière de marbre et dont l’origine remonterait à 360 million d’années. Aurait-il été l’utilisateur de notre fameux marteau cité plus haut ? Pour rappel, cet être minuscule dont la taille du crâne équivaut à celle d’une pomme ne devait pas mesurer plus de 30 centimètres de haut.

Comment aurait il pu survivre sur une planète dépourvue de végétation, d’oxygène ? En léchant le lichen des rochers pelés qu’il déchirait avec son marteau ? Plus sérieusement, et après minutieuse recherches faites par d’autres, il s’avère que le scientifique qui s’engage sur l’authenticité de cette relique n’est pas un scientifique, que la revue scientifique sensée l’approuver n’est autre qu’un site internet de cryptozoologie, une organisation non gouvernementale, non scientifique qui se veut pourtant l’inverse et consacrée à donner une origine physiques aux créatures non répertoriées. Ils pourront ainsi vous dire ce qu’est le monstre du Loch Ness, ce qu’est un Yéti ou un bigfoot, mais en réalité, sont incapable de constater qu’il était impossible pour une créature bipède se nourrissant de cueillette (vue la dentition) sur une terre stérile à sa surface et pour cause, au fond leur théorie repose sur le fait que l’humain est d’origine extra terrestre. Bref, encore une drôle de légende qui courre encore sur les réseaux.

-7- Quand l’Eglise s’y met

photo de Jesus Christ

photo de Jesus Christ capturée par le chronoviseur d’Ernetti

Dans les années 1950, un prêtre Bénédictin (le père Ernetti) affirme avoir créé une machine à voyager dans le temps, plus précisément une machine capable d’entendre et de voir des choses du passé.  Le Chronoviseurun appareil très surprenant et qui sort de l’ordinaire. C’est dans son monastère de l’Ile de San Giorgio que ce prêtre et onze collaborateurs aurait travaillé à la fabrication de cet instrument énigmatique capable de recevoir les ondes de tout ce qui s’est passé sur la Terre. Le père François Brune qui fut l’un des principaux détracteur, consacra plusieurs pages de l’un de ses livres sur le sujet, détaillant un peu les capacités de cet engin mystérieux :« C’était en trois dimensions, comme les hologrammes, avec le mouvement et le son. Mais sans la couleur ». Les divers « sondages » du passé ont permis d’obtenir l’image de Mussolini, de George Washington, tous les deux en plein discours, de Napoléon, de Cicéron… « Nous ne captons pas juste des images de gens mais des scènes de tous les jours, particulièrement de l’Ancienne Rome. Non seulement les gens sont visibles, mais aussi les maisons, les arbres, les animaux… » Les inventeurs de cette merveille, au nombre de douze, sont le Père A. Gemelli, mais aussi E. Fermi, W. Von Braun et un Professeur portugais appelé Matos. PI XII, le président Italien et même François Mitterand se seraient rendus auprès de cette machinerai qui après avoir rempli 54 disques de données et 72 volumes redonnées serait depuis 1960 à l’abri des regards dans un sous-sol du Vatican. Incroyable non ? Bon, comme je suis de nature perplexe, je ne peux m’empêcher de trouver dans sa photo du Christ une ressemblance frappante avec la sculpture de Lorenzo Coullot-Valera, réalisée en 1931…

Lorenzo Coullot-Valera

Lorenzo Coullot-Valera 1931

-8- Et les physiciens  dans tout ça ?

Albert einstein, physicien 1879-1955

Albert einstein, physicien 1879-1955

C’est vrai que je suis un peu déprimant, si tous ces articles fantastiques ne sont que des Fakes ou des erreurs sincères, alors aucune chance de voyager dans le temps ? Peut-être pas, mais à sens unique. Si un voyage est possible il ne serait que vers le futur et sans espoir de revenir. Il s’agit de la théorie des jumeaux telle que l’a décrite Albert Einstein.

La relativité restreinte permettrait à un homme voyageant à très grande vitesse de revenir sur terre après un an (pour lui), tout en constatant que plusieurs décennies se seraient écoulées sur terre. ainsi, Einstein démontrait que le temps ne s’écoule pas de la même façon en tout point de l’univers, tout est relatif à son déplacement. Si nous ne pouvons encore voyager à la vitesse de la lumière, nous pouvons toutefois transporter des horloges atomiques et remarquer qu’a de certaines vitesses, leur affichage diverge.

L’an dernier, un groupe de chercheurs publiait une étude sur une expérience originale : ils ont simulé le voyage dans le temps de photons, ces particules de lumière, étudiant les interactions entre un « photon voyageur temporel » et son incarnation passée, simulée par un autre photon. Pour eux, donc, le voyage dans le temps, au moins à l’échelle des particules, est possible et là encore, à sens unique.

Une autre théorie semble ouvrir la voie à des possibilités de voyage, celle des cordes par exemple défendue par Stephen Hawking. Mais il faudra encore beaucoup de temps pour en conclure à une réalité physique. Enfin quoi qu’il en soit, je vous laisse avec un petit documentaire sur les possibilités d’un voyage dans le temps, une synthèse des théories existantes fondées sur la relativité restreinte, cordes et trous de vers …

En conclusion, nous pourrions quand même dire que si, les voyages dans le temps existent, puisque chaque instant qui passe est le passé, que le temps de lire ces lignes les place déjà dans le passé, seul le mot qui suit et que vous n’avez pas encore lu est le futur, car le présent non plus n’existe pas, ou alors il dure si peu, juste la transition entre ce qui a été et ce qui sera.

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