le chaos qui venait du ciel

méga-météores : les plus gros impacts du monde

Un article de Steve Légère – Dans les cieux, un fabuleux phénomène interrompt la lente mastication d’un brachiosaure, le combat d’un tricératops protégeant ses oeufs d’un tyrannosaure, et le vol lourd d’une escouade de ptérodactyles. Dans le ciel, le soleil semble s’être décroché, grossissant à vue d’oeil puis s’enveloppant dans un épais suaire sombre, cet astre flamboyant fond sur le monde, implacable seigneur du chaos, il va dans un instant réduire cette formidable planète pleine de vie à un enfer que même dans ses pires cauchemars, Dante n’aurait pu imaginer.
Ces créatures régnant sur terre depuis plus de 160 millions d’années l’ignorent, mais ce qu’ils voient là est l’acte final de leur civilisation, l’impact est titanesque, des océans de roche en fusion sont éjectés au-dela du ciel,  la plaie béante du cratère défigure ce qui n’est pas encore l’Amérique centrale vaporisant l’eau, l’air et la vie à des milliers de kilomètres à la ronde, projetant des flots de débris rocheux sur des millions de kilomètres carrés, et dispersant des tsunamis de plusieurs centaines de mètres de haut à travers les océans, ravageant les côtes et emportant tout sur leur passage. Hagards, les créatures survivantes se retrouvent dans un brouillard opaque, fait de poussières noires. Des pluies de magma lacèrent ce rideau cosmique qui voile le monde et enflamment tout ce qui peut brûler, dinosaures inclus. Pendant des semaines, c’est la même apocalypse, la lumière du jour ne passe plus, l’air se raréfie, les températures chutent, toutes les espèces affolées, piégées dans toutes les directions n’ont plus qu’à mourir. Cet impact majeur qui mit fin à la vie il y a 66 millions d’années n’est pas le plus gros, trois autres avant lui sont venu danser avec le destin terrestre, découvrons les 5 pires impacts de météores ayant frappé notre si belle et si fragile planète.

carte des impacts de météorites tombées depuis 1600 à 2010

carte des impacts de météorites tombées depuis 1600 à 2010

-1- The big one !

Tandis que notre planète voit apparaître ses premières algues et se former les premières molécules d’oxygène dans l’atmosphère, alors que tout annonce le commencement de la vie après 1,5 milliards d’années tourmentées dans sa difficile évolution, un bolide de 30 km de diamètre vient embrasser ce qui n’est pas encore la Terre au sens habitable de la vie. Il s’écrase au Groenland, faisant de ce monstrueux rocher à la fois le plus ancien et le plus gros météore connu ayant frappé la terre en y laissant pour l’éternité son empreinte dans les profondeurs de la roche sur 500Km de diamètre dans la région de Maniitsoq. Si la vie avait existé au sens que l’on connaît, tout, absolument tout aurait été détruit et il n’en serait rien resté.

Cratère de Maniitsoq

Cratère de Maniitsoq

Tourmentée et bombardée pendant encore des millions d’années, la surface de notre planète présente encore aujourd’hui quelques 160 cratères d’impacts importants certifiés sont visibles et presque autant qui ne sont toujours pas confirmés sans pour autant laisser planer de doutes sur leur origine. Pourtant, ce nombre ne correspond pas à la réalité. Tectonique des plaques, érosion, glaciations et soulèvement des continents, les millénaires qui se sont succédé ont effacé la plupart des restes de ces catastrophes célestes. Seulement, au dessus de nos têtes, de menaçants geocroiseurs tiennent les humains en sursis, car sur ces milliers de corps célestes qui sillonnent sournoisement notre invisible ciel, il suffit à un seul d’entre eux de se montrer trop curieux et hop ! happé par la gravité il pourrait finir son odyssée chez nous, avec les plaies infernales que nous imaginons comme d’autres l’auront déjà fait avant lui.

 Si peu à peu, les restes gravitationnels se sont estompés, qu’il y a de moins en moins de chutes, et des astéroïdes de moins en moins gros en apparence, de nos jours, le risque qu’un corps majeur arrivant silencieusement dans notre banlieue planétaire ne frappe la Terre n’est toujours pas nul, et il ne le sera jamais. Plus les astronomes scrutent les cieux et plus il est angoissant de voir la vérité en face. Une épée de Damocles au-dessus du monde sous l’aspect d’un bloc discret, menaçant en silence tant qu’il reste tapi dans les ténèbres de l’espace.

Pour la plupart de ces astres, ils proviennent de la ceinture d’astéroides située entre Mars et Jupiter, des reliques des premières heures de notre système-solaire, de ces matériaux expulsés qui ne purent trouver le répit nécessaire à leur accrétion pour former une planète en raison des extraordinaires forces gravitationnelles de la géante gazeuse.

Ces artefacts primordiaux de roche sont dans un « billard cosmique » pour l’éternité, se heurtant sous tous les angles possibles, et parfois, pour notre malheur, quelques uns d’entre eux sont projetés en direction de notre belle planète bleue.

 Voyageant pendant des milliers ou des millions voire des milliards d’années avant de devenir une menace sérieuse. Ceux qui ne seront pas arrêtés par Mars ou l’un de ses deux satellites Demios & Phobos, pourraient continuer leur odyssée vers notre seule barrière naturelle, la Lune dans le meilleur des cas, dont la surface vitriolée nous laisse entrevoir ce qui s’est à plus grande échelle déroulé ici-bas jadis. Cependant, parfois ces rochers sont bien décidés à cibler la belle bleue sur laquelle nous vivons.
La vie a toujours su faire face à ces agressions imprévisibles …  Jusqu’à aujourd’hui.

-2- la fin du début

Alors que la terre n’était qu’un caillou sans végétation et peuplée d’organismes pluricellulaires que depuis une centaine de millions d’années, un épouvantable cataclysme faillit bien ruiner les espoirs de l’évolution et répandit sur des milliers de kilomètres autour de lui la désolation la plus totale.

Il y a deux milliards d’années de cela, en pleine ère paléoprotérozoïque ce mastodonte de roche frappait notre planète en Afrique du Sud. Sa taille avoisinant les 15 Km il laissa à la postérité un cratère de près de 300 km toujours visible sous le nom de Dôme de Vredfort en guise de signature, de promesse sombre et de rappel de ce qui fût. Il est le second plus gros corps rocheux spatial ayant heurté la Terre en y laissant sa trace dans le paysage encore deux mille millions d’années après.

200 millions d’années plus tard, c’est l’Ontario au Canada qui subit les affres d’une retombée cosmique. Le troisième plus gros bolide d’environs 12 km de diamètre a choisi de prendre sa retraite avec fracas sur notre bon vieux plancher des vaches. Il y a 1,8 milliard d’années, projetant ses débris sur une superficie de 1 600 000 km2, creusant la roche de 15 km et laissant un cratère de 250 km dont aujourd’hui son bassin (de Sudbury) ne mesure « plus » que 62 km de long sur 30 de large. Ce bassin forme aujourd’hui la plus grande réserve d’eau douce du monde.

Bassin de Sudberry

Bassin de Sudberry

C’est ensuite une longue période loin des astéroïdes qui s’annonce. la terre panse ses plaies, la vie se développe à son rythme et subit trois grandes extinctions qui ne sont pas liées à des impacts.

– Ordovicien et Silurien à la limite de ces deux ères il y a 445 millions d’années, une première glaciation décime la population qui n’est encore qu’exclusivement marine, recul des océans, place de banquise de plusieurs kilomètres d’épaisseur, refroidissement et asphyxie des mers, adaptation compliquée et prédation de fin du monde auront raison du vivant à 85%.

– 3- Première grande extinction

– Au dévonien, 360/380 000 000 d’années, c’est officiellement l’apparition d’un couvert végétal, l’oxygène démultiplié et explosif, grandes variations du climat et des niveaux des océans qui vont être officiellement responsables de la disparition de 75% des espèces. Dénoncer un corps tombé du ciel, ne peut cependant pas être définitivement exclu, d’autant qu’un puissant impact à été découvert il y a quelques années en Australie, il forme l’actuel bassin « East Warburton ». Sur 30 000 Km2 la roche est bouleversée, conséquence d’un impact épouvantable causé par une montagne de 25 km de diamètre venue exploser au pays des kangourous (qui heureusement n’existaient pas encore), selon toute vraisemblances, cet impact majeur devrait être pris en compte pour expliquer l’éradication du Dévonien. Il s’agit du troisième plus gros météore terrestre.

 Par ailleurs des strates de roches du Maroc vieilles de 380 000 000 d’années (à cette même période de l’extinction) ont toutes les caractéristiques de débris créés par une explosion de roche cataclysmique sans qu’un cratère ne soit à ce jour défini dans cette zone.

Un autre cratère (invisible puisque situé sous 600 mètres de roches et de sable) également en Australie pourrait gagner la 5ème place des plus gros impacteurs, il s’agit de celui de Woodleigh, son cratère est d’un diamètre de 40 à 120 km, il est également contemporain de celui de East Warburton.

– Au permien-Trias, il y a 245 millions d’années, le ciel semble bien décidé à se mêler de l’évolution ou plutôt de sa non-évolution, même si il ne reste aucune trace d’impact, les chercheurs sont persuadés que les éruptions de supervolcans dont les trapps de Sibérie sont visibles aujourd’hui encore et les masses colossales d’hydrates de méthane relâchés par les océans ne sont pas les seuls coupables. On cherche vers le ciel d’autres explications qu’on trouvera peut-être un jour.

– Au trias-Jurassique il y a 200 millions d’années, il n’y a pas de très grand cratère d’impact qui date de cette période, mais toute une chaîne de plus petits, dont ceux de Manicouagan dont le mont Babel au centre du réservoir est interprété comme le vestige du pic central du cratère. Le corps rocheux mesurait dans les 5 km, le mont des Éboulements au centre de l’astroblème de Charlevoix fut causé par un asteroide mesurant dans les 2 km (au Canada pour ces deux-là) et de Chassenon-Rochechouart, en France (Aquitaine) qui laissera un cratère de 21 km pour un « caillou » de seulement 1,5 km de diamètre. Il est classé 32ème plus gros cratère du monde et 10ème d’Europe).

-4- Suprématie du ciel

Nous sommes à présent au crétacé-Tertiaire, il y a 66 million d’années et voici notre quatrième impact majeur. Si il n’est pas le plus gros, il demeure sans doute le plus destructeur pour une simple raison : la vie fourmillait sur la terre, dans les océans généreux et abondants, sur la surface couverte de forêts tropicales luxuriantes ou grouillaient au sol des araignées de 1 mètre de long, des scolopendres de 1,5 m et des libellules de 2mètres d’envergure, ou régnaient les dinosaures comme le T-Rex ou le brachiosaure, et dans les airs, le ptérodactyle était le maître des cieux, maître après dieux qui fit s’abattre sur Chicxulub sur la côte du Yucatán, au Mexique, un rocher de 10Km de diamètre dont le cratère d’impact  concorde avec la datation de la fin d’un monde, celui des dinosaures avec un diamètre moyen d’environ 177 km, ce qui permet de confirmer qu’au Dévonien, l’impact de East Warburton qui était trois fois plus gros et probablement le coupable.

Voici l’impact simulé :

-5- Seconde extinction de masse, une première pour les mammifères

Il y a 35 millions d’années, au paléogène, les dinosaures n’existent plus, les mammifères peuvent enfin se mettre à conquérir la planète. Leur développement sera pourtant perturbé par une série de cataclysmes dont l’origine officielle est un refroidissement général, la glaciation de l’antarctique se met en route. Pourtant au-dela de cette glaciation, les roches célestes continuent à faire des leurs, car à ce même moment ou la planète s’enrhume, au moins 3 impacts importants ont frappés la Terre dont l’un d’entre eux est officiellement le N° 5 des plus gros impacts, celui de Popigaï en Russie. l’objet venu des confins de notre système-solaire mesurait entre 5 et 8 km de diamètre, et son cratère s’étale sur 100 km. Cet impact est le plus surprenant de tous par ses conséquences pour l’humanité, car l’onde de choc de ce météore à transformé dans un rayon d’une quinzaine de kilomètres le graphite en diamant, laissant pour les héritiers de la planète dans un coffre-fort naturel pendant 35 millions d’années le plus gros trésor de tous les temps. Si les scientifiques Russes disent vrai (personne ne peut y aller pour le vérifier), il s’agirait alors du plus gros dépôt diamantifère de toute la planète et peut-être de tout le système-solaire.

Des impacts majeurs ont frappé le sol des dizaines de fois depuis, les plus récents étant ceux de Météor Crater 1,2 km de diamètre pour son cratère, il y a 49 000 ans et celui de Lonar à Buldhana en Inde (1,83 km de diamètre) tombé il y a 52 000 ans. Pour ces deux derniers, les météorites qui ont fait ces impacts ne mesuraient « que » environs 50 mètres de diamètre.

Voici un petit florilège de cratères mois impressionnants, mais tout aussi fantastiques :

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Vers une première extinction humaine ?

Sommes-nous à l’abri de ces impacts qui ont jalonnés les grandes étapes du monde ? Ne doit-on s’attendre aujourd’hui qu’à des petites chutes ? Et bien posons la question aux habitants de Cheliabinsk ?

En fait il tombe plusieurs tonnes de météorites chaque année sur Terre, bien souvent sous forme de poussière, mais en moyenne, chaque quart d’heure, c’est une pierre de 10 grammes ou plus qui touche le sol, et plusieurs fois par mois, des objets de plusieurs mètres pénètrent notre ciel ! Plus précisément, ce sont pas moins de 26 explosions dans l’atmosphère terrestre liées à des objets spatiaux qui ont été recensée entre 2000 et 2013 de plus d’une demi-tonne par le CTBTO, soit en moyenne 1 tous les six mois dont la dernière fut celle de Tcheliabinsk en février 2013 et dont le rocher ne mesurait qu’une vingtaine de mètres. Plus inquiétant encore, bien que plus de 1 500 géo croiseurs sont repérés et suivi (sans que l’on puisse à ce jour comment éviter l’impact en cas de menace proche), le centre d’observation estime plus réaliste le nombre de 5 000 objets de 500 mètres ou plus de diamètre menaçants. Autrement dit, plus de 3000 dangereux météores pouvant détruire une région ou un pays se promènent dans un rayon de moins de 8 millions de KM (20 moins que la distance Terre-Lune) selon la mission WISE (Wide-FieldInfrared Survey Explorer) de la NASA.
Le centre spatial Russe a même communiqué depuis un diagramme répertoriant les plus grosses menaces célestes pour les deux siècles à venir :

carte des risques connus d'impact majeur sur 2 siècles

carte des risques connus d’impact majeur sur 2 siècles

Si vous souhaitez avoir peur, consultez également cette page listant les 45 prochaines menaces venues des tréfonds de notre sytème-solaire.

asteroide-vue-terre

asteroide-vue-terre

Pour aller plus loin :

Le CDP propose un PDF sur les conséquences d’un impact.

Pour connaitre toutes les météorites tombées dans votre région, c’est par là (entre votre pays dans l’onglet « search limits ») :

Pour voir les derniers spécimens ramassés à travers le monde.

Chaque jour, ce sont 4000 à 5000 corps célestes qui sont suivis par les radars du MEO-CMOR via la NASA, dont vous pouvez suivre en temps réel les observation sur une carte en 3D.

Vous pouvez déclarer une météorite que vous venez de voir passer ou tomber.

Le site Amsmeteor vous propose de voir les dernières météorites filmées ou photographiées.

L’Australie propose des « lives » grâce à ses caméras pointant vers le ciel.

Carte des impacts de météorites recensés sur terre depuis les 5000 dernières années.

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Un bijou extraterrestre dans la tombe de Toutankhamon

Un article de Steve Légère – Il y a là, la première preuve physique d’une comète qui est entrée dans l’atmosphère de la Terre et de son explosion qui à fait  pleuvoir une onde de choc de feu effaçant toute forme de vie sur son passage. Une certitude étayée qui a été révélée par une équipe de scientifiques sud-africains et des collaborateurs internationaux, présentée le jeudi 10 octobre lors d’une conférence. Une catastrophe qui s’est déroulée il y a 28 millions d’années au dessus du Sud Ouest de l’Egypte.

scarabée de silice cométaire

scarabée de silice cométaire

La découverte non seulement a fourni la première une preuve définitive de la rencontre entre une comète et la Terre, mais elle pourrait donc nous aider à déverrouiller, à l’avenir, les secrets de la formation de notre système solaire.

« Les comètes ont  toujours visité nos cieux, elles sont une sorte de boules de neige sale de glace mêlée de poussière, mais jamais auparavant dans l’histoire le matériau d’une comète n’avait été trouvé sur Terre, » a déclaré le professeur David Block, de l’Université de Wits. Ce même matériau a été identifié dans une broche mortuaire de Toutankhamon.

La comète entrée dans l’atmosphère d’Egypte en survolant la Terre il ya environ 28 millions d’années a explosé en l’air, chauffant le sable à une température d’environ 2000 degrés Celsius, et conduisant à la formation d’une énorme quantité de  verre jaune de silice qui se trouve dispersé sur une superficie de 6000 kilomètres carrés dans le Sahara. A cette époque, le monde est bien différent, les grands singes font leur apparition depuis peu, nous sommes à l’Oligocène (35-23 Ma) et l’Egypte représente un climat tempéré boisé aux vastes forêts peuplées (pdf climato-botanique ici).

De cette catastrophe régionale, un magnifique spécimen de verre poli par des bijoutiers anciens, découvert en 1922 dans la tombe du Pharaon se trouve sur la broche mortuaire de Toutankhamon sertie s’un saisissant scarabée jaune-brun.

sur 6 000 Km2 les débris du noyau fusionné attendent leur découverte

sur 6 000 Km2 les débris du noyau fusionné attendent leur découverte

La recherche, a été publiée dans whichwill Earth and Planetary Science Letters, Dirigé par une collaboration des géoscientifiques, physiciens et astronomes, auteur principal, le professeur Jan Kramers de l’Université de Johannesburg, le Dr Marco Andreoli de la Société Africaine du Sud pour l’énergie nucléaire, et Chris Harris de l’Université de Cape Town.

Au centre de l’attention de cette équipe était un caillou noir mystérieux trouvé par un géologue égyptien quelques années plus tôt dans le domaine du verre de silice. Après avoir effectué des analyses chimiques hautement sophistiquées sur ce caillou, les auteurs sont venus à la conclusion inéluctable qu’elle représentait le  premier spécimen connus de noyau de la comète, plutôt que de simplement type inhabituel de météorite.

comete

Kramer décrit cela comme un moment d’exaltation de carrière. « Il est un pour un scientifique très euphorisant lorsque vous éliminez tous les autres options et venez à la réalisation de ce qu’il doit être, » at-il dit.

L’impact de l’explosion ainsi produit des diamants microscopiques. « Les diamants sont produits à partir de matériau de support de carbone. Normalement, ils se forment profondément dans la terre, où la pression est élevée, mais vous pouvez donc générer une très forte pression lors d’un état de choc. Une partie de la comète a impacté le sol et le choc de cet impact aproduit les diamants « .

L’équipe a nommé Le caillou diamantifères « Hypatia » en l’honneur de la première femme célèbre mathématicienne, astronome et philosophe, Hypatie d’Alexandrie, morte assassinée par les Chrétiens il y a presque 1 600 ans.

Hypatia à l'état pur.

Hypatie à l’état pur.

Ce matériau cométaire est très difficile à atteindre. des fragments de comètes ont pas été trouvés sur la Terre avant ces quelques spécimen issus de cette même chute, et un seul a été travaillé ce qui en fit une pièce unique (et historique vue son utilisation), jusqu’ici les chercheurs n’avaient pu identifier que des particules de poussière microscopiques dimensionnées dans la haute atmosphère et de la poussière riche en carbone dans la glace de l’Antarctique. Les agences spatiales ont dépensé des milliards pour garantir les plus petites quantités de matière vierge comète.

« NASA et l’ESA (Agence spatiale européenne) dépensent des milliards de dollars de collecte quelques microgrammes de matière comète et le ramener à la Terre, et maintenant nous avons une approche radicalement nouvelle de l’étude de ce matériel, sans avoir à dépenser des milliards de dollars, il collecte, », précise le scientifique.

L’étude d’Hypatie a grandi dans les programmes de recherche en collaboration à l’échelle internationale, coordonnés par Andreoli, qui implique un nombre croissant de scientifiques tirées d’une variété de disciplines. Dr Mario di Martino d’Astrophysical Observatory de Turin a conduit plusieurs expéditions à la recherche de surfaces vitrées dans le désert.

« Les comètes contiennent les secrets mêmes pour expliquer la formation de notre système solaire et cette découverte nous donne une occasion sans précédent d’étudier la comète de première main», conclue-t-il.

(Source 1) (Source 2)

Nuage de Oort avec au centre le soleil

Nuage de Oort avec au centre le soleil

De cette catastrophe, nous tirons en conclusion que ce n’est pas un cas unique , avec la régularité d’une horloge, depuis 250 millions d’années, des extinctions d’espèces ont lieu tous les 26 millions d’années. Une telle régularité ne peut s’expliquer que par un de ces cycles que seule connaît l’astro­nomie. Des astronomes vinrent donc à la rescousse avec chacun leur explication. La première, c’est Némésis, compagnon sombre du Soleil, qui mettrait 26 mil­lions d’années à accomplir son orbite et provoquerait donc, tous les 26 millions d’an­nées des perturbations gravitationnelles dans le nuage de Oort où se trouvent les comètes, avec pour effet d’en précipiter un certain nombre sur le système solaire, la Terre ayant sa part de bombardements.

(activez les sous-titres sous la vidéo

Deuxième explication, la mys­térieuse planète, dernière planète du système solaire encore inconnue, dont l’orbite, loin­taine et plus ou moins perpendiculaire au plan de l’écliptique, serait réguliè­rement déviée par l’influence gravitationnelle des autres planètes, de sorte que tous les 28 millions d’années, la planète mystérieuse viendrait perturber le nuage de Oort…

Planète X, orbitant en 28 Millions d'années

Planète X, orbitant en 28 Millions d’années

lorsque le système solaire, dans son oscil­lant voyage, tra­verse le plan de la Voie lactée, il rencontre des nuages de pous­sières interstellaires qui dérangeraient le nuage de Oort. Bref, tout cela est très inté­ressant. Seulement, cela fait beaucoup d’hypothèses, s’appuyant sur des hypo­thèses, pour justifier des hypothèses… On n’a jamais vu un système d’étoiles doubles séparées par une telle distance, notent les astrophysiciens ; et pourquoi la planète X aurait-elle une orbite aussi invraisemblable ? Quant au nuage de pous­sière, d’après les calculs, nous sommes en ce moment en plein dedans… (Extrait de Macrosémantique,  « la lancinante question de l’hécatombe des espèces« ). Alors à quand le prochain gros déluge ?

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Megazoom sur Andromède

Découvrez le mégazoom en cliquant sur l'image

Chaque seconde qui passe nous rapproche d’un instant fatidique, celui de la rencontre entre notre galaxie la Voie Lactée, et sa jumelle, la Galaxie d’Andromède, visible à l’oeil nu dans un ciel clément et pourtant distante de 2,5 millions d’années lumières soit  25 suivi de 30 zéros :

25  000 000 000 000 000 000 000 000 000 000  kilomètres  🙂 amusez-vous à lire la somme

Distance en kilomètres * 25 quintillions (25 suivi de 30 zéros)

[lire l’article intégral …]

Dawn, à l’aube d’une conquête spatiale

La sonde Américaine Dawn (Aube) est entré dans sa phase d’approche vers Ceres. La sonde arrivera en orbite autour de Ceres le 6 Mars, 2015.

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Cliquez pour lire l’article « Dawn vers un nouveau monde ».

La sonde Dawn de la NASA est entrée dans une phase d’approche dans laquelle elle continuera à se rapprocher de Cérès, une planète naine jamais visitée par un vaisseau spatial. Dawn, lancé en 2007 devrait entrer dans l’orbite de Cérès Mars 2015…

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