le chaos qui venait du ciel

méga-météores : les plus gros impacts du monde

Un article de Steve Légère – Dans les cieux, un fabuleux phénomène interrompt la lente mastication d’un brachiosaure, le combat d’un tricératops protégeant ses oeufs d’un tyrannosaure, et le vol lourd d’une escouade de ptérodactyles. Dans le ciel, le soleil semble s’être décroché, grossissant à vue d’oeil puis s’enveloppant dans un épais suaire sombre, cet astre flamboyant fond sur le monde, implacable seigneur du chaos, il va dans un instant réduire cette formidable planète pleine de vie à un enfer que même dans ses pires cauchemars, Dante n’aurait pu imaginer.
Ces créatures régnant sur terre depuis plus de 160 millions d’années l’ignorent, mais ce qu’ils voient là est l’acte final de leur civilisation, l’impact est titanesque, des océans de roche en fusion sont éjectés au-dela du ciel,  la plaie béante du cratère défigure ce qui n’est pas encore l’Amérique centrale vaporisant l’eau, l’air et la vie à des milliers de kilomètres à la ronde, projetant des flots de débris rocheux sur des millions de kilomètres carrés, et dispersant des tsunamis de plusieurs centaines de mètres de haut à travers les océans, ravageant les côtes et emportant tout sur leur passage. Hagards, les créatures survivantes se retrouvent dans un brouillard opaque, fait de poussières noires. Des pluies de magma lacèrent ce rideau cosmique qui voile le monde et enflamment tout ce qui peut brûler, dinosaures inclus. Pendant des semaines, c’est la même apocalypse, la lumière du jour ne passe plus, l’air se raréfie, les températures chutent, toutes les espèces affolées, piégées dans toutes les directions n’ont plus qu’à mourir. Cet impact majeur qui mit fin à la vie il y a 66 millions d’années n’est pas le plus gros, trois autres avant lui sont venu danser avec le destin terrestre, découvrons les 5 pires impacts de météores ayant frappé notre si belle et si fragile planète.

carte des impacts de météorites tombées depuis 1600 à 2010

carte des impacts de météorites tombées depuis 1600 à 2010

-1- The big one !

Tandis que notre planète voit apparaître ses premières algues et se former les premières molécules d’oxygène dans l’atmosphère, alors que tout annonce le commencement de la vie après 1,5 milliards d’années tourmentées dans sa difficile évolution, un bolide de 30 km de diamètre vient embrasser ce qui n’est pas encore la Terre au sens habitable de la vie. Il s’écrase au Groenland, faisant de ce monstrueux rocher à la fois le plus ancien et le plus gros météore connu ayant frappé la terre en y laissant pour l’éternité son empreinte dans les profondeurs de la roche sur 500Km de diamètre dans la région de Maniitsoq. Si la vie avait existé au sens que l’on connaît, tout, absolument tout aurait été détruit et il n’en serait rien resté.

Cratère de Maniitsoq

Cratère de Maniitsoq

Tourmentée et bombardée pendant encore des millions d’années, la surface de notre planète présente encore aujourd’hui quelques 160 cratères d’impacts importants certifiés sont visibles et presque autant qui ne sont toujours pas confirmés sans pour autant laisser planer de doutes sur leur origine. Pourtant, ce nombre ne correspond pas à la réalité. Tectonique des plaques, érosion, glaciations et soulèvement des continents, les millénaires qui se sont succédé ont effacé la plupart des restes de ces catastrophes célestes. Seulement, au dessus de nos têtes, de menaçants geocroiseurs tiennent les humains en sursis, car sur ces milliers de corps célestes qui sillonnent sournoisement notre invisible ciel, il suffit à un seul d’entre eux de se montrer trop curieux et hop ! happé par la gravité il pourrait finir son odyssée chez nous, avec les plaies infernales que nous imaginons comme d’autres l’auront déjà fait avant lui.

 Si peu à peu, les restes gravitationnels se sont estompés, qu’il y a de moins en moins de chutes, et des astéroïdes de moins en moins gros en apparence, de nos jours, le risque qu’un corps majeur arrivant silencieusement dans notre banlieue planétaire ne frappe la Terre n’est toujours pas nul, et il ne le sera jamais. Plus les astronomes scrutent les cieux et plus il est angoissant de voir la vérité en face. Une épée de Damocles au-dessus du monde sous l’aspect d’un bloc discret, menaçant en silence tant qu’il reste tapi dans les ténèbres de l’espace.

Pour la plupart de ces astres, ils proviennent de la ceinture d’astéroides située entre Mars et Jupiter, des reliques des premières heures de notre système-solaire, de ces matériaux expulsés qui ne purent trouver le répit nécessaire à leur accrétion pour former une planète en raison des extraordinaires forces gravitationnelles de la géante gazeuse.

Ces artefacts primordiaux de roche sont dans un « billard cosmique » pour l’éternité, se heurtant sous tous les angles possibles, et parfois, pour notre malheur, quelques uns d’entre eux sont projetés en direction de notre belle planète bleue.

 Voyageant pendant des milliers ou des millions voire des milliards d’années avant de devenir une menace sérieuse. Ceux qui ne seront pas arrêtés par Mars ou l’un de ses deux satellites Demios & Phobos, pourraient continuer leur odyssée vers notre seule barrière naturelle, la Lune dans le meilleur des cas, dont la surface vitriolée nous laisse entrevoir ce qui s’est à plus grande échelle déroulé ici-bas jadis. Cependant, parfois ces rochers sont bien décidés à cibler la belle bleue sur laquelle nous vivons.
La vie a toujours su faire face à ces agressions imprévisibles …  Jusqu’à aujourd’hui.

-2- la fin du début

Alors que la terre n’était qu’un caillou sans végétation et peuplée d’organismes pluricellulaires que depuis une centaine de millions d’années, un épouvantable cataclysme faillit bien ruiner les espoirs de l’évolution et répandit sur des milliers de kilomètres autour de lui la désolation la plus totale.

Il y a deux milliards d’années de cela, en pleine ère paléoprotérozoïque ce mastodonte de roche frappait notre planète en Afrique du Sud. Sa taille avoisinant les 15 Km il laissa à la postérité un cratère de près de 300 km toujours visible sous le nom de Dôme de Vredfort en guise de signature, de promesse sombre et de rappel de ce qui fût. Il est le second plus gros corps rocheux spatial ayant heurté la Terre en y laissant sa trace dans le paysage encore deux mille millions d’années après.

200 millions d’années plus tard, c’est l’Ontario au Canada qui subit les affres d’une retombée cosmique. Le troisième plus gros bolide d’environs 12 km de diamètre a choisi de prendre sa retraite avec fracas sur notre bon vieux plancher des vaches. Il y a 1,8 milliard d’années, projetant ses débris sur une superficie de 1 600 000 km2, creusant la roche de 15 km et laissant un cratère de 250 km dont aujourd’hui son bassin (de Sudbury) ne mesure « plus » que 62 km de long sur 30 de large. Ce bassin forme aujourd’hui la plus grande réserve d’eau douce du monde.

Bassin de Sudberry

Bassin de Sudberry

C’est ensuite une longue période loin des astéroïdes qui s’annonce. la terre panse ses plaies, la vie se développe à son rythme et subit trois grandes extinctions qui ne sont pas liées à des impacts.

– Ordovicien et Silurien à la limite de ces deux ères il y a 445 millions d’années, une première glaciation décime la population qui n’est encore qu’exclusivement marine, recul des océans, place de banquise de plusieurs kilomètres d’épaisseur, refroidissement et asphyxie des mers, adaptation compliquée et prédation de fin du monde auront raison du vivant à 85%.

– 3- Première grande extinction

– Au dévonien, 360/380 000 000 d’années, c’est officiellement l’apparition d’un couvert végétal, l’oxygène démultiplié et explosif, grandes variations du climat et des niveaux des océans qui vont être officiellement responsables de la disparition de 75% des espèces. Dénoncer un corps tombé du ciel, ne peut cependant pas être définitivement exclu, d’autant qu’un puissant impact à été découvert il y a quelques années en Australie, il forme l’actuel bassin « East Warburton ». Sur 30 000 Km2 la roche est bouleversée, conséquence d’un impact épouvantable causé par une montagne de 25 km de diamètre venue exploser au pays des kangourous (qui heureusement n’existaient pas encore), selon toute vraisemblances, cet impact majeur devrait être pris en compte pour expliquer l’éradication du Dévonien. Il s’agit du troisième plus gros météore terrestre.

 Par ailleurs des strates de roches du Maroc vieilles de 380 000 000 d’années (à cette même période de l’extinction) ont toutes les caractéristiques de débris créés par une explosion de roche cataclysmique sans qu’un cratère ne soit à ce jour défini dans cette zone.

Un autre cratère (invisible puisque situé sous 600 mètres de roches et de sable) également en Australie pourrait gagner la 5ème place des plus gros impacteurs, il s’agit de celui de Woodleigh, son cratère est d’un diamètre de 40 à 120 km, il est également contemporain de celui de East Warburton.

– Au permien-Trias, il y a 245 millions d’années, le ciel semble bien décidé à se mêler de l’évolution ou plutôt de sa non-évolution, même si il ne reste aucune trace d’impact, les chercheurs sont persuadés que les éruptions de supervolcans dont les trapps de Sibérie sont visibles aujourd’hui encore et les masses colossales d’hydrates de méthane relâchés par les océans ne sont pas les seuls coupables. On cherche vers le ciel d’autres explications qu’on trouvera peut-être un jour.

– Au trias-Jurassique il y a 200 millions d’années, il n’y a pas de très grand cratère d’impact qui date de cette période, mais toute une chaîne de plus petits, dont ceux de Manicouagan dont le mont Babel au centre du réservoir est interprété comme le vestige du pic central du cratère. Le corps rocheux mesurait dans les 5 km, le mont des Éboulements au centre de l’astroblème de Charlevoix fut causé par un asteroide mesurant dans les 2 km (au Canada pour ces deux-là) et de Chassenon-Rochechouart, en France (Aquitaine) qui laissera un cratère de 21 km pour un « caillou » de seulement 1,5 km de diamètre. Il est classé 32ème plus gros cratère du monde et 10ème d’Europe).

-4- Suprématie du ciel

Nous sommes à présent au crétacé-Tertiaire, il y a 66 million d’années et voici notre quatrième impact majeur. Si il n’est pas le plus gros, il demeure sans doute le plus destructeur pour une simple raison : la vie fourmillait sur la terre, dans les océans généreux et abondants, sur la surface couverte de forêts tropicales luxuriantes ou grouillaient au sol des araignées de 1 mètre de long, des scolopendres de 1,5 m et des libellules de 2mètres d’envergure, ou régnaient les dinosaures comme le T-Rex ou le brachiosaure, et dans les airs, le ptérodactyle était le maître des cieux, maître après dieux qui fit s’abattre sur Chicxulub sur la côte du Yucatán, au Mexique, un rocher de 10Km de diamètre dont le cratère d’impact  concorde avec la datation de la fin d’un monde, celui des dinosaures avec un diamètre moyen d’environ 177 km, ce qui permet de confirmer qu’au Dévonien, l’impact de East Warburton qui était trois fois plus gros et probablement le coupable.

Voici l’impact simulé :

-5- Seconde extinction de masse, une première pour les mammifères

Il y a 35 millions d’années, au paléogène, les dinosaures n’existent plus, les mammifères peuvent enfin se mettre à conquérir la planète. Leur développement sera pourtant perturbé par une série de cataclysmes dont l’origine officielle est un refroidissement général, la glaciation de l’antarctique se met en route. Pourtant au-dela de cette glaciation, les roches célestes continuent à faire des leurs, car à ce même moment ou la planète s’enrhume, au moins 3 impacts importants ont frappés la Terre dont l’un d’entre eux est officiellement le N° 5 des plus gros impacts, celui de Popigaï en Russie. l’objet venu des confins de notre système-solaire mesurait entre 5 et 8 km de diamètre, et son cratère s’étale sur 100 km. Cet impact est le plus surprenant de tous par ses conséquences pour l’humanité, car l’onde de choc de ce météore à transformé dans un rayon d’une quinzaine de kilomètres le graphite en diamant, laissant pour les héritiers de la planète dans un coffre-fort naturel pendant 35 millions d’années le plus gros trésor de tous les temps. Si les scientifiques Russes disent vrai (personne ne peut y aller pour le vérifier), il s’agirait alors du plus gros dépôt diamantifère de toute la planète et peut-être de tout le système-solaire.

Des impacts majeurs ont frappé le sol des dizaines de fois depuis, les plus récents étant ceux de Météor Crater 1,2 km de diamètre pour son cratère, il y a 49 000 ans et celui de Lonar à Buldhana en Inde (1,83 km de diamètre) tombé il y a 52 000 ans. Pour ces deux derniers, les météorites qui ont fait ces impacts ne mesuraient « que » environs 50 mètres de diamètre.

Voici un petit florilège de cratères mois impressionnants, mais tout aussi fantastiques :

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Vers une première extinction humaine ?

Sommes-nous à l’abri de ces impacts qui ont jalonnés les grandes étapes du monde ? Ne doit-on s’attendre aujourd’hui qu’à des petites chutes ? Et bien posons la question aux habitants de Cheliabinsk ?

En fait il tombe plusieurs tonnes de météorites chaque année sur Terre, bien souvent sous forme de poussière, mais en moyenne, chaque quart d’heure, c’est une pierre de 10 grammes ou plus qui touche le sol, et plusieurs fois par mois, des objets de plusieurs mètres pénètrent notre ciel ! Plus précisément, ce sont pas moins de 26 explosions dans l’atmosphère terrestre liées à des objets spatiaux qui ont été recensée entre 2000 et 2013 de plus d’une demi-tonne par le CTBTO, soit en moyenne 1 tous les six mois dont la dernière fut celle de Tcheliabinsk en février 2013 et dont le rocher ne mesurait qu’une vingtaine de mètres. Plus inquiétant encore, bien que plus de 1 500 géo croiseurs sont repérés et suivi (sans que l’on puisse à ce jour comment éviter l’impact en cas de menace proche), le centre d’observation estime plus réaliste le nombre de 5 000 objets de 500 mètres ou plus de diamètre menaçants. Autrement dit, plus de 3000 dangereux météores pouvant détruire une région ou un pays se promènent dans un rayon de moins de 8 millions de KM (20 moins que la distance Terre-Lune) selon la mission WISE (Wide-FieldInfrared Survey Explorer) de la NASA.
Le centre spatial Russe a même communiqué depuis un diagramme répertoriant les plus grosses menaces célestes pour les deux siècles à venir :

carte des risques connus d'impact majeur sur 2 siècles

carte des risques connus d’impact majeur sur 2 siècles

Si vous souhaitez avoir peur, consultez également cette page listant les 45 prochaines menaces venues des tréfonds de notre sytème-solaire.

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Pour aller plus loin :

Le CDP propose un PDF sur les conséquences d’un impact.

Pour connaitre toutes les météorites tombées dans votre région, c’est par là (entre votre pays dans l’onglet « search limits ») :

Pour voir les derniers spécimens ramassés à travers le monde.

Chaque jour, ce sont 4000 à 5000 corps célestes qui sont suivis par les radars du MEO-CMOR via la NASA, dont vous pouvez suivre en temps réel les observation sur une carte en 3D.

Vous pouvez déclarer une météorite que vous venez de voir passer ou tomber.

Le site Amsmeteor vous propose de voir les dernières météorites filmées ou photographiées.

L’Australie propose des « lives » grâce à ses caméras pointant vers le ciel.

Carte des impacts de météorites recensés sur terre depuis les 5000 dernières années.

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Nakagin Capsule Tower les plus petits appartements du monde

Un article de Steve Légère.

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Non, nous ne sommes pas à bord d’un module d’habitation pour les futurs voyages spatiaux vers Mars ou la Lune, ce n’est pas non plus un camping-car, ni un mobilhome, et ce n’est même pas non plus quelque chose de nouveau. Certains achètent cette capsule pour y vivre, d’autres pour en faire un bureau, d’autres encore pour les sous-louer !

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Les photos que vous allez découvrir sont l’oeuvre du photographe Noritaka Minami, dont vous pourrez découvrir l’intégralité des images ici qui s’est aventuré dans cette tour insolite Japonaise pour montrer au reste du monde le résultat de l’expérimentation des habitations modulables par anticipation à la surpopulation mondiale.
Découvrez la pièce principale (et unique d’ailleurs) dans plusieurs capsules différentes et son coin salle de bain/wc . Tenez compte que chaque capsule est optimisée à un format de  2,3 m × 3,8 m × 2,1 m soit 8,74 M2, dites-vous qu’en France, il suffit de tuer une personne pour disposer d’une surface un peu plus grande (9M2), gratuite et avec une fenêtre plus grande avec des barreaux, et en prime parfois une vue plus sympa, la nourriture et la télé en prime:

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Conçue par l’architecte Kisho Kurokawa et situé dans le quartier de Shimbashi cette tour de 13 étages, 144 capsules individuelles (140 habitations/bureaux) modulables installé dans le quartier EST de Tkyo, ses premiers locataires sont entrés dès 1972.
Prévue pour durer 25 ans, la Nakagin Capsule Tower se dresse toujours aujourd’hui malgré la menace de destruction qui plane sur ce monument expérimental qui aurait pu ou dû être inscrit à l’UNESCO. Découvrez à présent ses parties communes :

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Si vous êtes tenté d’essayer cet inconfortable luxe sans pour autant tuer quelqu’un, si vous souhaitez que ce calvaire ne dure que 24heures, sachez qu’un Japonais loue sa capsule à la nuit sur airbnb pour 131 euros de 14h à 11h le lendemain matin, tenté ?

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À la suite de cette construction, Kurokawa construit en 1979 le premier hôtel capsuleCapsule Inn Osaka, d’autres suivront. Cet hôtel aux chambres spacieuses de 2m sur 1m fut utilisé également par le cinéma dans des films tels que  Gung Ho (1986), Hotel New Rose de Abel Ferrara, Fast & Furious 3 – Tokyo Drift (2006), Nos voisins Dhantsu (2007) et Cars 2 (2011). Le concept est repris dans Le Cinquième Élément (1997) ou dans le jeu vidéo Deus Ex: Human Revolution d’Eidos Montreal (2011).

Alors prêts pour un confort spartiate au prix d’un palace ?

Oeuvres MNR : des propriétaires anonymes !

Un article de Steve Légère –

462 500€ c’est le prix d’un Degas vendu aux enchères à Fontainbleau le 10 juillet. Il s’agissait d’une oeuvre MNR, mais qu’est-ce qu’une oeuvre MNR et combien y en a t il ? Et comment retrouver les ayants-droit ?

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Entrer une légende

(LIONEL BONAVENTURE / AFP)
Qu’est-ce qu’une oeuvre MNR ?
Il s’agit des oeuvres d’art confisquées par les nazis au cours de la seconde guerre mondiale à leurs victimes principalement des juifs, puis restituées (ou récupérées de force) après la guerre. Hélas, beaucoup de ces oeuvres n’ont pu être rendues aux familles soit parce que ces familles avaient été déportées, exterminées, soit parce que la preuve formelle n’a pu être établie (absence de documents, de certificats, ,d’actes de propriété), ou simplement parce que les propriétaires avaient acquis ces oeuvre dans des conditions pas très régulières. A la fin de la guerre, ces oeuvres spoilées ont fait l’objet de récupération massives, dont les plus célèbres ont été faites par une unité militaire Américaine avant même la fin de la guerre, les « monuments mens »Bref, ces oeuvres aujourd’hui sont classifiées sous le nom de MNR, Musées Nationaux de Récupération.

Combien yen a t il ?

 

Créée en France dès 1944, la Commission de Récupération Artistique (CRA) n’aura de cesse de retrouver chaque pièce perdue, et en 6 ans, 74% des objets volés  auront été restitués à leurs ayants droits. Il en reste malgré tout aujourd’hui 15 792 sans propriétaires dont 2143 sont actuellement placé sous la garde de 57 Musées Nationaux sou cette fameuse appellation MNR. Une telle récupération n’aurait pas été possible sans l’action de Rose Valland, chargée de conservation au Musée du jeu de Paume (Tuilleries) bien avant la guerre et réquisitionnée par les Allemands, ou elle restera de force à ce poste pour le compte des nazis. Une chance, Rose prendra des notes scrupuleusement détaillées sur les oeuvres et des notes telles que les noms des officiers qui les ont récupérées, vers quelle destination les trésors ont été dirigés, ce qui au final permettra après la guerre d’en récupérer rapidement les trois quarts.

Index des bijoux volés au format pdf

A l’automne 1947, le BCR (Bureau Central des restitutions) décida la publication de ce répertoire constitué des informations recueillies. Cet ouvrage monumental comprend huit tomes, six suppléments (dont cinq indépendants) et un index des peintres. Plusieurs traductions, en allemand, en anglais et en russe avaient été projetées mais ce projet n’a pu aboutir, et finalement seules les introductions et la présentation des chapitres furent traduites dans ces différentes langues. La vocation de l’ouvrage est double, d’une part diffuser les informations sur les objets et les œuvres restant « orphelins », pour lesquels une photographie est parfois reproduite, mais aussi de dresser un répertoire d’objets ou d’œuvres dont il était impossible de faire commerce en raison de la possession illégale de leur détenteur. A cet effet, la publication a été largement diffusée, notamment auprès des grands marchands dans de nombreux pays en Europe et aux Etats-Unis.

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Index des tableaux (lien en pdf)

Si les héritiers de leur côté peuvent tenter de se manifester, le gouvernement a également mis en place un partenariat avec l’organisation Généalogistes de France qui réalise gracieusement les recherches. Car, avec le temps, les témoins directs sont en effet de plus en plus rares et le nombre de requêtes de plus en plus faible.

Un jour peut-être, toutes les oeuvres auront retrouvées leurs propriétaires respectifs ?

 

 

 

Paris immortel

Un article de Steve Légère
quai du louvre -au pont du carrousel

quai du louvre -au pont du carrousel

Paris est une ville dont les fondations remontent à la Gaule, et aux Parisii, tribu qui donna son nom à la capitale. Dans cet article, je ne vous retracerais pas l’histoire de Paris car l’article serait bien trop long et bien trop lourd, car chaque siècle depuis plus de 2000 ans nous raconte des tragédies, des victoire, des catastrophes, des révoltes, des constructions, des espoirs … La vie des hommes en somme.
Dans cet article, je vous présenterais simplement une petite visite insolite dont le souvenir historique n’est pas seulement dans les livres, mais toujours sous vos yeux, un boulet de canon encore enfoncé dans un mur, un événement marquant toujours visible, la trace d’un bâtiment disparu et enfin, un petit jeu ludique, celui de vous mettre en comparaison des angles de vue de Paris vieux de plusieurs siècles avec le même angle aujourd’hui. Parfois, il est troublant de constater que les contemporains de l’époque pourraient parfaitement reconnaitre leurs édifices après plusieurs siècles.

La plus vielle maison de Paris

On a longtemps pensé que la maison du no 3 rue Volta était la plus vieille maison de Paris et qu’elle datait de 1300, alors qu’elle date de 1644 comme on le découvrit en 1979. En fait, sauf nouvelle surprise, la plus ancienne maison de Paris se trouve non loin de là, au 51, rue de Montmorency. Il s’agit de la maison de Nicolas Flamel, datée de 1407. la maison qui se trouve au 51 rue de Montmorency et qui fut construite en 1407 par Nicolas Flamel pour accueillir les pauvres et surnommée  « au grand pignon »

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Le boulet de 1830

Paris ne devient archevêché qu’en 1622. Avant cette date, la capitale dépendait de l’archevêché de Sens. C’est Tristan de Salazar, archevêque de cette ville (1474-1518) qui fait détruire l’hôtel de Jean d’Hestoménil donné par le roi Charles V à l’archevêché de Sens pour être la résidence parisienne de son archevêque et reconstruire à sa place entre 1475 et 1519 l’actuel bâtiment. Marguerite de Valois, dont le mariage avec Henri IV fut déclaré nul en 1599 par l’Église, y résida de 1605 à 1606.

L’hôtel est saisi, pendant la Révolution française, pour être vendu à des entreprises commerciales.

En 1830, pendant les Trois Glorieuses, de nombreux boulets sont tirés. L’un d’eux, n’ayant jamais pu être extrait du mur de la façade de l’Hôtel de Sens où il s’était fiché, est devenu un témoignage concret de ces journées révolutionnaires. Désormais toujours scellé dans le mur, il est visible avec la date gravée au-dessous.

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Mort d’Henri IV

le 14 mai 1610, au niveau du N°11 actuel de la Rue de la ferronnerie, une plaque au sol marque l’endroit ou se trouvait le carrosse du Roi lorsqu’il fut assassiné par Ravaillac

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Passages insolites (source)

Rue des Thermophyles (14éme) Des maisons de poche qui ne dépassent pas les 3 étages, de la vigne vierge qui n’en fait qu’à sa branche et des façades où la glycine est reine. La Rue des Thermopyles c’est un p’tit bout de campagne à Paris. 280 mètres d’air pur et de tranquillité.

Ancienne impasse maraîchère, la Cité Durmar en a vu défiler du monde : les maisons de cultivateurs ont peu à peu laissé la place à des ateliers d’artisans et d’artistes. A deux pas de là, la Cité du Figuier, plus verdoyante, mixe devantures colorées, lofts arty et parterres bourgeonnants.
La Cité Durmar, 154 rue Oberkampf, 75011 Paris

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Et voici quelques points de vue qui n’ont pas ou peu changé :

J’ai créé un album sur Facebook et sur Pinterest ou vous pourrez retrouver l’intégralité des images (15 à ce jour) qui sera enrichi au fil des jours, en voici quelques unes :

chatelet invalides notre dame 2 pont-neuf 2 pont-royal tuileries

St Julien le pauvre