Des pyramides sous les sables du désert vues par le satellite Tanis

Des pyramides sous les sables du désert

Des pyramides sous les sables du désert attendent-elles d’être découvertes ?

[Un article de Steve Légère]

Alors qu’une pyramide vieille de 3 700 ans vient d’être découverte en Egypte dans la nécropole du site archéologique de Dahchour, la passion enflamme les amateurs d’histoire. Peut-on encore découvrir des pyramides sous les sables du désert ?

les pyramides du plateau de gizeh

les pyramides du plateau de gizeh

Petit retour en arrière très ludique. Si la grande pyramide de Kéops est connue depuis toujours, c’est lié au fait qu’elle a toujours été visitée, malmenée, trop solide pour être détruite et trop grosse pour être enfouie. Elle est l’une des sept merveilles du monde depuis l’antiquité et la dernière encore debout. Ce statut fait que depuis toujours des hommes viennent la contempler, stoppant ainsi son ensablement progressif, mais ce n’est pas le cas de toutes, et cette nouvelle découverte le prouve : Sous les pieds des visiteurs se trouve peut-être encore un monde inconnu, ou mal connu, oublié, que les siècles, les millénaires et les vents de sable ont effacé de la mémoire collective. Ainsi, ne pensez que, parce qu’elle est haute elle a survécu à cet ensablement.

Il faut dire que ce n’est pas une mince affaire, car l’origine des premières pyramides reste obscur, et que la surface de recherches est pour le moins très vaste. Le Sahara (de l’arabe, Sahhra qui signifie désert) est le plus grand désert de la planète avec 9,2 millions de km2. Il traverse l’Afrique de l’Atlantique à la Mer Rouge et de la Méditerrannée au sud du tropique du Cancer et s’étend sur 10 pays : l’Algérie, l’Egypte, la Libye, le Mali, le Maroc (et le Sahara Occidental), la Mauritanie, le Niger, le Soudan, le Tchad et la Tunisie. C’est à dire neuf dixièmes de la surface de l’Europe qui fait 10,18 millions km². Par comparaison, celle de la France est de 643 801 km².

Dans ces conditions, même en resserrant le champ de recherche à 3 pays du Sahara (l’Egypte, le Soudan et la Lybie), nous arrivons tout de même à des surfaces respectives de 1,01 million km², 1,886 million km² et 1,76 million km² soit 4,656 millions km², soit à peu près sept fois la France. Cependant c’est dans le désert Libyque que les recherches pourraient s’avérer les plus prometteuses en ce qui concerne d’éventuelles pyramides enfouies. En effet, sur les 1,01 million km² de surface égyptienne, aujourd’hui seuls 36 000 km² sont arables, le reste étant le désert. La tâche est immense pour ne pas dire infinie.

Pourquoi construire des pyramides dans le désert ?

Capture d_écran 2Et bien tout d’abord, le Sahara n’a pas toujours été aussi stérile. Si il y a 7 millions d’années jusqu’à il y a environ 12 000 ans, c’était un désert entrecoupé de quelques périodes vertes. Ce même désert dans lequel déjà des hommes de Neandertal ont il y a 18 000 ans établis leur vie.
Il faut rechercher une époque ou ces contrées étaient bel et bien peuplées de vie et de végétation, plus proche que les Néanderthaliens, mais plus ancienne que les Pharaons. Il y a 8 500 ans et jusqu’à il y a 3 000 ans, steppes, rivières, lacs (dont le Lac Méga-Tchad qui fut le plus grand lac de la planète avec une surface de 340 000 km2  la moitié de la surface de la France) et des savanes s’y répandaient sous un climat humide.
L’âge des pyramides de Gizeh (environ 4500 ans) signifie donc que lors de leurs construction,  le paysage était complètement différent. Le sol était dur, et des citées entières ont put y être bâtie, et pourquoi pas des civilisations bien antérieures. Les ancêtres des Egyptiens dont nous ignorons tout attendent peut-être silencieusement dans cet océan jaune et immobiles, tapis sous les sables du temps, dans leur linceul de grains cristallins. Mais peut-être pas à Gizeh ?

kebabo

L’oasis Kebabo dans le Sahara

Située à 600 kilomètres au sud-est du golfe de la Syrie, et à environ 1,000 kilomètres à l’ouest du Nil, l’Oasis de Koufara dont le nom de Koufara s’applique à cinq grandes oasis, séparées les unes des autres par les sables, et parmi lesquelles celles de Bouzaïma et de Kebabo sont les plus remarquables. La première, dont la surface est de 313 kilomètres carrés, est la plus belle oasis du désert libyen, car il en est bien peu qui possèdent, comme celle-ci, des montagnes, des lacs et des palmiers. Celle de Bouzaïma à elle seule fait aujourd’hui encore 313 km², celle de Kebabo a une aire de presque 9 000 km². Ces oasis vont puiser l’eau jusqu’à plus de 100 mètres de profondeur … Cent mètres de sable, et à quelques endroits, les unes peuvent faire monter l’épaisseur de sable à plus de 150 mètres au dessus de la roche. De quoi y cacher des villes entières, et même y ensevelir la pyramide de Keops. A Batna et à Biskra, les sondages furent poussés jusqu’au-delà de 175 mètres de profondeur sans atteindre la nappe aquifère, de quoi alimenter tous les fantasmes.

Le sable du Sahara peut atteindre près de 150 mètres d'épaisseur par endroits

Le sable du Sahara peut atteindre près de 150 mètres d’épaisseur par endroits

Alors, des pyramides sous les sables du déserte ne sont pas un fantasme ?

Il est difficile de répondre car il faudrait retirer tout le sable du désert pour en avoir le coeur net, toutefois, les images satellites ont permis de mettre en évidence des structures affleurant à la surface du sol, (132 emplacements à ce jour, soit plus que les 123 actuellement découvertes, et oui, il y en a autant). La Nasa aussi participe à la recherche avec à son actif, 17 autres pyramides.

satellite-pyrimid-01

Tannis de la NASA, le découvreur de 17 pyramides

C’est sans compter ce qui pourrait être bien plus profondément enfoui. Du fait que l’histoire est perdue, les traces disparues et la mémoire collective ne mentionne plus ces antiques prédécesseurs. Du fait aussi que les égyptologues ne sont même pas d’accord sur l’âge exact des pyramides, ni sur le tout premier Pharaon, il est tout-à-fait plausible d’envisager une origine bien plus ancienne. Il est parfaitement possible que les Pharaons aient des sources antiques  vieilles de 9 000 ans, plus à l’Ouest de Gizeh dans ce qui n’est aujourd’hui qu’un désert de sable et d’oasis, le désert Libyque. Ce qui doublerait l’ancienneté de leur histoire et pourrait même apporter un lien entre des monuments considérés par les outsiders de l’égyptologie antique comme bien plus anciens que les pyramides elles-mêmes.

Desert Libyque

Desert Libyque

Des pièces du puzzles attendent peut-être simplement d’être découverte dans ces régions, avec des citées entières et préservées sous ces millions de tonnes de grains de quartz.
Imaginez seulement un instant ce pan de l’histoire qui reste à découvrir pour les générations suivantes …

Sources :

Désert du sahara

Climat du désert à travers le temps

Les oasis du désert Libyen

Pyramides et satellites 

 

le chaos qui venait du ciel

méga-météores : les plus gros impacts du monde

Un article de Steve Légère – Dans les cieux, un fabuleux phénomène interrompt la lente mastication d’un brachiosaure, le combat d’un tricératops protégeant ses oeufs d’un tyrannosaure, et le vol lourd d’une escouade de ptérodactyles. Dans le ciel, le soleil semble s’être décroché, grossissant à vue d’oeil puis s’enveloppant dans un épais suaire sombre, cet astre flamboyant fond sur le monde, implacable seigneur du chaos, il va dans un instant réduire cette formidable planète pleine de vie à un enfer que même dans ses pires cauchemars, Dante n’aurait pu imaginer.
Ces créatures régnant sur terre depuis plus de 160 millions d’années l’ignorent, mais ce qu’ils voient là est l’acte final de leur civilisation, l’impact est titanesque, des océans de roche en fusion sont éjectés au-dela du ciel,  la plaie béante du cratère défigure ce qui n’est pas encore l’Amérique centrale vaporisant l’eau, l’air et la vie à des milliers de kilomètres à la ronde, projetant des flots de débris rocheux sur des millions de kilomètres carrés, et dispersant des tsunamis de plusieurs centaines de mètres de haut à travers les océans, ravageant les côtes et emportant tout sur leur passage. Hagards, les créatures survivantes se retrouvent dans un brouillard opaque, fait de poussières noires. Des pluies de magma lacèrent ce rideau cosmique qui voile le monde et enflamment tout ce qui peut brûler, dinosaures inclus. Pendant des semaines, c’est la même apocalypse, la lumière du jour ne passe plus, l’air se raréfie, les températures chutent, toutes les espèces affolées, piégées dans toutes les directions n’ont plus qu’à mourir. Cet impact majeur qui mit fin à la vie il y a 66 millions d’années n’est pas le plus gros, trois autres avant lui sont venu danser avec le destin terrestre, découvrons les 5 pires impacts de météores ayant frappé notre si belle et si fragile planète.

carte des impacts de météorites tombées depuis 1600 à 2010

carte des impacts de météorites tombées depuis 1600 à 2010

-1- The big one !

Tandis que notre planète voit apparaître ses premières algues et se former les premières molécules d’oxygène dans l’atmosphère, alors que tout annonce le commencement de la vie après 1,5 milliards d’années tourmentées dans sa difficile évolution, un bolide de 30 km de diamètre vient embrasser ce qui n’est pas encore la Terre au sens habitable de la vie. Il s’écrase au Groenland, faisant de ce monstrueux rocher à la fois le plus ancien et le plus gros météore connu ayant frappé la terre en y laissant pour l’éternité son empreinte dans les profondeurs de la roche sur 500Km de diamètre dans la région de Maniitsoq. Si la vie avait existé au sens que l’on connaît, tout, absolument tout aurait été détruit et il n’en serait rien resté.

Cratère de Maniitsoq

Cratère de Maniitsoq

Tourmentée et bombardée pendant encore des millions d’années, la surface de notre planète présente encore aujourd’hui quelques 160 cratères d’impacts importants certifiés sont visibles et presque autant qui ne sont toujours pas confirmés sans pour autant laisser planer de doutes sur leur origine. Pourtant, ce nombre ne correspond pas à la réalité. Tectonique des plaques, érosion, glaciations et soulèvement des continents, les millénaires qui se sont succédé ont effacé la plupart des restes de ces catastrophes célestes. Seulement, au dessus de nos têtes, de menaçants geocroiseurs tiennent les humains en sursis, car sur ces milliers de corps célestes qui sillonnent sournoisement notre invisible ciel, il suffit à un seul d’entre eux de se montrer trop curieux et hop ! happé par la gravité il pourrait finir son odyssée chez nous, avec les plaies infernales que nous imaginons comme d’autres l’auront déjà fait avant lui.

 Si peu à peu, les restes gravitationnels se sont estompés, qu’il y a de moins en moins de chutes, et des astéroïdes de moins en moins gros en apparence, de nos jours, le risque qu’un corps majeur arrivant silencieusement dans notre banlieue planétaire ne frappe la Terre n’est toujours pas nul, et il ne le sera jamais. Plus les astronomes scrutent les cieux et plus il est angoissant de voir la vérité en face. Une épée de Damocles au-dessus du monde sous l’aspect d’un bloc discret, menaçant en silence tant qu’il reste tapi dans les ténèbres de l’espace.

Pour la plupart de ces astres, ils proviennent de la ceinture d’astéroides située entre Mars et Jupiter, des reliques des premières heures de notre système-solaire, de ces matériaux expulsés qui ne purent trouver le répit nécessaire à leur accrétion pour former une planète en raison des extraordinaires forces gravitationnelles de la géante gazeuse.

Ces artefacts primordiaux de roche sont dans un « billard cosmique » pour l’éternité, se heurtant sous tous les angles possibles, et parfois, pour notre malheur, quelques uns d’entre eux sont projetés en direction de notre belle planète bleue.

 Voyageant pendant des milliers ou des millions voire des milliards d’années avant de devenir une menace sérieuse. Ceux qui ne seront pas arrêtés par Mars ou l’un de ses deux satellites Demios & Phobos, pourraient continuer leur odyssée vers notre seule barrière naturelle, la Lune dans le meilleur des cas, dont la surface vitriolée nous laisse entrevoir ce qui s’est à plus grande échelle déroulé ici-bas jadis. Cependant, parfois ces rochers sont bien décidés à cibler la belle bleue sur laquelle nous vivons.
La vie a toujours su faire face à ces agressions imprévisibles …  Jusqu’à aujourd’hui.

-2- la fin du début

Alors que la terre n’était qu’un caillou sans végétation et peuplée d’organismes pluricellulaires que depuis une centaine de millions d’années, un épouvantable cataclysme faillit bien ruiner les espoirs de l’évolution et répandit sur des milliers de kilomètres autour de lui la désolation la plus totale.

Il y a deux milliards d’années de cela, en pleine ère paléoprotérozoïque ce mastodonte de roche frappait notre planète en Afrique du Sud. Sa taille avoisinant les 15 Km il laissa à la postérité un cratère de près de 300 km toujours visible sous le nom de Dôme de Vredfort en guise de signature, de promesse sombre et de rappel de ce qui fût. Il est le second plus gros corps rocheux spatial ayant heurté la Terre en y laissant sa trace dans le paysage encore deux mille millions d’années après.

200 millions d’années plus tard, c’est l’Ontario au Canada qui subit les affres d’une retombée cosmique. Le troisième plus gros bolide d’environs 12 km de diamètre a choisi de prendre sa retraite avec fracas sur notre bon vieux plancher des vaches. Il y a 1,8 milliard d’années, projetant ses débris sur une superficie de 1 600 000 km2, creusant la roche de 15 km et laissant un cratère de 250 km dont aujourd’hui son bassin (de Sudbury) ne mesure « plus » que 62 km de long sur 30 de large. Ce bassin forme aujourd’hui la plus grande réserve d’eau douce du monde.

Bassin de Sudberry

Bassin de Sudberry

C’est ensuite une longue période loin des astéroïdes qui s’annonce. la terre panse ses plaies, la vie se développe à son rythme et subit trois grandes extinctions qui ne sont pas liées à des impacts.

– Ordovicien et Silurien à la limite de ces deux ères il y a 445 millions d’années, une première glaciation décime la population qui n’est encore qu’exclusivement marine, recul des océans, place de banquise de plusieurs kilomètres d’épaisseur, refroidissement et asphyxie des mers, adaptation compliquée et prédation de fin du monde auront raison du vivant à 85%.

– 3- Première grande extinction

– Au dévonien, 360/380 000 000 d’années, c’est officiellement l’apparition d’un couvert végétal, l’oxygène démultiplié et explosif, grandes variations du climat et des niveaux des océans qui vont être officiellement responsables de la disparition de 75% des espèces. Dénoncer un corps tombé du ciel, ne peut cependant pas être définitivement exclu, d’autant qu’un puissant impact à été découvert il y a quelques années en Australie, il forme l’actuel bassin « East Warburton ». Sur 30 000 Km2 la roche est bouleversée, conséquence d’un impact épouvantable causé par une montagne de 25 km de diamètre venue exploser au pays des kangourous (qui heureusement n’existaient pas encore), selon toute vraisemblances, cet impact majeur devrait être pris en compte pour expliquer l’éradication du Dévonien. Il s’agit du troisième plus gros météore terrestre.

 Par ailleurs des strates de roches du Maroc vieilles de 380 000 000 d’années (à cette même période de l’extinction) ont toutes les caractéristiques de débris créés par une explosion de roche cataclysmique sans qu’un cratère ne soit à ce jour défini dans cette zone.

Un autre cratère (invisible puisque situé sous 600 mètres de roches et de sable) également en Australie pourrait gagner la 5ème place des plus gros impacteurs, il s’agit de celui de Woodleigh, son cratère est d’un diamètre de 40 à 120 km, il est également contemporain de celui de East Warburton.

– Au permien-Trias, il y a 245 millions d’années, le ciel semble bien décidé à se mêler de l’évolution ou plutôt de sa non-évolution, même si il ne reste aucune trace d’impact, les chercheurs sont persuadés que les éruptions de supervolcans dont les trapps de Sibérie sont visibles aujourd’hui encore et les masses colossales d’hydrates de méthane relâchés par les océans ne sont pas les seuls coupables. On cherche vers le ciel d’autres explications qu’on trouvera peut-être un jour.

– Au trias-Jurassique il y a 200 millions d’années, il n’y a pas de très grand cratère d’impact qui date de cette période, mais toute une chaîne de plus petits, dont ceux de Manicouagan dont le mont Babel au centre du réservoir est interprété comme le vestige du pic central du cratère. Le corps rocheux mesurait dans les 5 km, le mont des Éboulements au centre de l’astroblème de Charlevoix fut causé par un asteroide mesurant dans les 2 km (au Canada pour ces deux-là) et de Chassenon-Rochechouart, en France (Aquitaine) qui laissera un cratère de 21 km pour un « caillou » de seulement 1,5 km de diamètre. Il est classé 32ème plus gros cratère du monde et 10ème d’Europe).

-4- Suprématie du ciel

Nous sommes à présent au crétacé-Tertiaire, il y a 66 million d’années et voici notre quatrième impact majeur. Si il n’est pas le plus gros, il demeure sans doute le plus destructeur pour une simple raison : la vie fourmillait sur la terre, dans les océans généreux et abondants, sur la surface couverte de forêts tropicales luxuriantes ou grouillaient au sol des araignées de 1 mètre de long, des scolopendres de 1,5 m et des libellules de 2mètres d’envergure, ou régnaient les dinosaures comme le T-Rex ou le brachiosaure, et dans les airs, le ptérodactyle était le maître des cieux, maître après dieux qui fit s’abattre sur Chicxulub sur la côte du Yucatán, au Mexique, un rocher de 10Km de diamètre dont le cratère d’impact  concorde avec la datation de la fin d’un monde, celui des dinosaures avec un diamètre moyen d’environ 177 km, ce qui permet de confirmer qu’au Dévonien, l’impact de East Warburton qui était trois fois plus gros et probablement le coupable.

Voici l’impact simulé :

-5- Seconde extinction de masse, une première pour les mammifères

Il y a 35 millions d’années, au paléogène, les dinosaures n’existent plus, les mammifères peuvent enfin se mettre à conquérir la planète. Leur développement sera pourtant perturbé par une série de cataclysmes dont l’origine officielle est un refroidissement général, la glaciation de l’antarctique se met en route. Pourtant au-dela de cette glaciation, les roches célestes continuent à faire des leurs, car à ce même moment ou la planète s’enrhume, au moins 3 impacts importants ont frappés la Terre dont l’un d’entre eux est officiellement le N° 5 des plus gros impacts, celui de Popigaï en Russie. l’objet venu des confins de notre système-solaire mesurait entre 5 et 8 km de diamètre, et son cratère s’étale sur 100 km. Cet impact est le plus surprenant de tous par ses conséquences pour l’humanité, car l’onde de choc de ce météore à transformé dans un rayon d’une quinzaine de kilomètres le graphite en diamant, laissant pour les héritiers de la planète dans un coffre-fort naturel pendant 35 millions d’années le plus gros trésor de tous les temps. Si les scientifiques Russes disent vrai (personne ne peut y aller pour le vérifier), il s’agirait alors du plus gros dépôt diamantifère de toute la planète et peut-être de tout le système-solaire.

Des impacts majeurs ont frappé le sol des dizaines de fois depuis, les plus récents étant ceux de Météor Crater 1,2 km de diamètre pour son cratère, il y a 49 000 ans et celui de Lonar à Buldhana en Inde (1,83 km de diamètre) tombé il y a 52 000 ans. Pour ces deux derniers, les météorites qui ont fait ces impacts ne mesuraient « que » environs 50 mètres de diamètre.

Voici un petit florilège de cratères mois impressionnants, mais tout aussi fantastiques :

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Vers une première extinction humaine ?

Sommes-nous à l’abri de ces impacts qui ont jalonnés les grandes étapes du monde ? Ne doit-on s’attendre aujourd’hui qu’à des petites chutes ? Et bien posons la question aux habitants de Cheliabinsk ?

En fait il tombe plusieurs tonnes de météorites chaque année sur Terre, bien souvent sous forme de poussière, mais en moyenne, chaque quart d’heure, c’est une pierre de 10 grammes ou plus qui touche le sol, et plusieurs fois par mois, des objets de plusieurs mètres pénètrent notre ciel ! Plus précisément, ce sont pas moins de 26 explosions dans l’atmosphère terrestre liées à des objets spatiaux qui ont été recensée entre 2000 et 2013 de plus d’une demi-tonne par le CTBTO, soit en moyenne 1 tous les six mois dont la dernière fut celle de Tcheliabinsk en février 2013 et dont le rocher ne mesurait qu’une vingtaine de mètres. Plus inquiétant encore, bien que plus de 1 500 géo croiseurs sont repérés et suivi (sans que l’on puisse à ce jour comment éviter l’impact en cas de menace proche), le centre d’observation estime plus réaliste le nombre de 5 000 objets de 500 mètres ou plus de diamètre menaçants. Autrement dit, plus de 3000 dangereux météores pouvant détruire une région ou un pays se promènent dans un rayon de moins de 8 millions de KM (20 moins que la distance Terre-Lune) selon la mission WISE (Wide-FieldInfrared Survey Explorer) de la NASA.
Le centre spatial Russe a même communiqué depuis un diagramme répertoriant les plus grosses menaces célestes pour les deux siècles à venir :

carte des risques connus d'impact majeur sur 2 siècles

carte des risques connus d’impact majeur sur 2 siècles

Si vous souhaitez avoir peur, consultez également cette page listant les 45 prochaines menaces venues des tréfonds de notre sytème-solaire.

asteroide-vue-terre

asteroide-vue-terre

Pour aller plus loin :

Le CDP propose un PDF sur les conséquences d’un impact.

Pour connaitre toutes les météorites tombées dans votre région, c’est par là (entre votre pays dans l’onglet « search limits ») :

Pour voir les derniers spécimens ramassés à travers le monde.

Chaque jour, ce sont 4000 à 5000 corps célestes qui sont suivis par les radars du MEO-CMOR via la NASA, dont vous pouvez suivre en temps réel les observation sur une carte en 3D.

Vous pouvez déclarer une météorite que vous venez de voir passer ou tomber.

Le site Amsmeteor vous propose de voir les dernières météorites filmées ou photographiées.

L’Australie propose des « lives » grâce à ses caméras pointant vers le ciel.

Carte des impacts de météorites recensés sur terre depuis les 5000 dernières années.

Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le partager avec vos amis !

en quelle année sommes nous ?

Nous ne sommes pas spécialement en 2017

-Un article de Steve Légère-
2017, une année qui commence et que je vous souhaite belle et pleine de bonheur. Que la santé soit votre principale alliée, et que la joie et la prospérité vous seconde. Au travers des médias, nous avons pu entendre que cette nouvelle année outre le fait qu’on puisse en faire partie, c’est surtout un tableau noir qui nous est annoncé. Pollution, réchauffement climatique, conflits, guerre, terrorisme et immigration, plans sociaux à venir et élections présidentielles pas terribles qui annoncent déjà une année chaotique, sans tenir compte des aléas et des surprises que la planète nous réserve.quiz_le-voyage-dans-le-temps-en-litterature_1586
Vous refusez donc d’être en 2017 car cette année ne vous inspire pas ? Pas de souci, sachez que vous pouvez très facilement vous considérer à une autre date, tout n’est qu’une question de perception. En effet, rien que pour notre année 2017, Les évangiles de Matthieu et Luc situent la naissance de Jésus sous le règne d’Hérode Ier le Grand, qui s’achève en 4 avant notre ère. De ce fait, selon les travaux d’historiens récents, Jésus Christ serait né entre 7 et 5 avant J.-C, ainsi, si le Christ est né en 6 avant lui-même, nous serions plutôt en 2023. Une erreur de calcul historique faite de la part du moine Dionigi le petit, qui entre le V-VI siècle fut chargé par Rome de continuer la compilation de la table chronologique de la date de la Pâques préparée au temps de l’Evêque Cyrille.
De plus, il serait plutôt né en septembre, car les bergers en décembre n’auraient pas pu être présents, mais plutôt en septembre, au retour des pâturages. Mais le 25 décembre correspondant chez les Romains à la fête de Mitra, la plus grande de la civilisation Romaine, on comprend que pour imposer la nouvelle religion, le christianisme, il fallait mieux conserver (intégrer) les coutumes, pour faire passer la pilule, un 49-3 Antique en quelques sortes.

N’allez pas crier au blasphème, le pape Benoit XVI lui-même dans son livre « L’enfance de Jésus » estime qu’il est possible d’établir clairement que la naissance de Jésus remonte à 6 ou 7 années avant la date officiellement reconnue. Le pape s’appuie sur les calculs de l’astronome Kepler, mais aussi sur des considérations plus astrologiques : « La grande conjonction de Jupiter et de Saturne dans le signe zodiacal des Poissons en 6-7 avant J.-C. semble être un fait vérifié. Elle pouvait orienter des astronomes du milieu culturel babylonien et perse vers le pays de Juda, vers un « roi des juifs » écrit Benoît XVI, faisant référence aux rois mages et à leur voyage vers Bethléem.

Bon, il est clair que nous fixons une année complètement arbitraire, si un pape au moyen-âge avait décidé que le Christ était né 500 ans avant sa naissance officielle, nous serions en 2517 et personne ne trouverait à redire (sauf des gens comme moi) 🙂 Mais une année commune est surtout importante pour les transactions internationales, et pour les transactions internationales.

l'année selon la religion

l’année selon la religion

Cependant, dans le reste du monde, si toutes les nations se calquent sur 2017 c’est avant tout le côté pratique.
Chez les Musulmans, on utilise traditionnellement le calendrier dit de l’Hégire, c’est-à-dire qu’il prend pour référence le départ de Mahomet pour Médine, en 622 de notre ère. Imaginez que des produits orientaux vous seraient vendus avec une date limite de consommation ne devant pas dépasser le 15 mars 1438 … Cette date qui correspond au calendrier musulman n’est pas une bonne date pour les monde chrétien, car pour nous, dans le calendrier Julien, cette année fut bien pire que 2016 puisque La peste ravagea l’Europe du Nord-Ouest à cette époque (1438-1440).
Chez les Juifs, le début du calendrier remonterait lui à l’an 3 761 du calendrier grégorien. Ainsi, ils sont dans leur 5 777e année.
Chez les Indous, le calendrier débute à l’ère Saka, soit le 21 mars 78, ce qui fait que le 21 mars 2017 il entreront en l’an 1995, ici encore une année noire pour la France puisque nous connaissions en juillet 1995 une vague d’attentats revendiquée par le GIA. Louis Malle, Léon Zitrone et Dean Martin mourraient cette année-là.
Chez les coptes, ils basent leur calendrier sur l’accès au pouvoir de l’empereur romain Dioclétien nous ne sommes qu’en 1733. Le roi de France est Louis XV, La Russie envahit la Pologne, c’est aussi la naissance de Jean-Jacques Ampère (1733-1793) le physicien qui sera guillotiné durant la Terreur. Le pape s’appelle Clément XII …
Avouez qu’il y a de quoi être perdu, pourtant il en reste encore.

Sachez que pour le calendrier Perse, nous sommes 43 ans plus tôt que chez les musulmans, soit aujourd’hui en en 1395, la France est régie par Charles VI, dit le fou qui 3 ans auparavant a tué 4 de ses compagnons dans un accès de folie au Mans, il ne retrouvera jamais sa lucidité. Le pays va sombrer dans la guerre civile et les anglais profiteront bientôt de ce trouble pour reprendre la guerre de cent ans.
Le calendrier Ethiopien est 8 ans plus jeune que le notre, pour eux nous sommes donc en 2009, en 2009; la Norvège légalise le mariage gay, arrivée de Barack Obama au pouvoir, tremblement de terre de l’Aquila qui fera 308 morts, pandémie de la grippe H1N1 qui fera 238 morts, nous quitteront cette année-là Alain Bashung et Mickaël Jackson

bonne année

bonne année

Bref, rétrospectivement, l’année 2017 ne sera sans doute pas la pire, autant la garder et en profiter au maximum.
Alors à tous les visiteurs du blog, je souhaite tous Mes voeux de bonheur et de santé.

Liens

http://www.bethleem.custodia.org/default.asp?id=314

http://www.linternaute.com/actualite/societe-france/benoit-xvi-le-pape-corrige-la-date-de-naissance-de-jesus-1112.shtml

http://www.planet.fr/societe-quels-sont-les-differents-calendriers-utilises-dans-le-monde.1195574.29336.html

Mon social book disponible

Chers visiteurs, une fois n’est pas coutume, depuis la création des couloirs du net (en 2013), c’est la première fois que je fais de l’auto-promo.

En cette fin d’année 2016, je viens de publier un Ebook vous présentant 50 histoires vraies survenues à des utilisateurs de Facebook, ainsi que des astuces et des conseils pour sécuriser et optimiser votre page Facebook. Petite présentation de ce livre qui révèle les moeurs et les agissements de tous les utilisateurs du plus célèbre réseau social du monde, pour le meilleur et pour le pire.

Vendu sur différentes plateformes à 5,99€ HT, vous pouvez néanmoins via les liens que je vous présente dans cet article bénéficier du prix éditeur de 4,50€ TTC

PRÉSENTATION :

The face of the book est un « Social-Book », des témoignages du plus célèbre réseau social de la planète.

diverses catégories, les histoires les plus surprenantes, les plus attendrissantes ou les plus épouvantables survenues aux utilisateurs de ce réseau social seront réunies dans ce volume de 50 histoires

Les histoires que vous allez lire sont authentiques et arrivent de tous les horizons et de tous tissus sociaux confondus. Je les ai prises sur divers médias en ligne, Français et étrangers. Ces histoire ont donc été publiées par divers journaux et médias en ligne à travers le monde et dans toutes les langues mais étalées sur des années.

Depuis 2010, je mets de côté celles qui me semblent plus intéressantes et diversifiées, je les ai traduites et réécrites en modifiant les noms, les lieux et les dates par respect de leur intimité, mais chaque histoire que vous lirez est vraie.

Chaque histoire est courte, un concentré de l’essentiel sans omettre le principal, racontée simplement, de sorte que vous puissiez lire l’une ou l’autre entièrement en quelques minutes, dans le bus, le métro, à l pause méridienne ou plus simplement, installé(e) dans votre canapé.

A QUI S’ADRESSE CE LIVRE ?

Couverture the face of the book

Couverture the face of the book

Bien qu’une grande partie de ces événements auraient été, même sans avoir recours aux réseaux sociaux, la vigilance reste de mise pour les utilisateurs.

Parmi les victimes surtout, bon nombre sont jeunes, et pour certaines encore mineures, ce livre est aussi conçu afin qu’ils comprennent bien la portée de cet outil puissant, ainsi que les risques auxquels ils s’exposent tant en matière de victimes que de culpabilité.

Certaines histoires sont dures à lire, mais les utilisateurs étant de plus en plus jeunes, ils doivent aussi savoir ce qui est arrivé à d’autres de leur âge que personne n’a su prévenir à temps.

Ce livre s’adresse aussi aux parents et aux tuteurs légaux de ces adolescents qui naviguent parfois mieux et d’avantage que les adultes, sans avoir conscience de la faune sournoise qu’ils peuvent croiser au détour d’un post sympathique, d’une demande d’amitié ou du partage d’un article sur leur mur.

The face of the book en deux langues

The face of the book en deux langues

DES RÉGLAGES DE BASE :

Ces histoires sont arrivées un jour en bouleversant des vies sans crier gare, bonnes ou mauvaises, heureuses ou tristes si toutes ont un point commun avec Facebook elles sont avant tout des événements de la vie comme d’autres se sont produits bien avant l’invention des réseaux sociaux.

Le vrai moteur de ces récits, c’est l’humain, dans toute sa splendeur avec ses travers, ses défauts et sa volonté de vouloir bien faire, d’écouter son coeur ou au contraire d’en faire abstraction.

Ouvrir une page sur Facebook c’est exposer tout ou partie de sa vie privée, pour une personne majeure et responsable, les enjeux sont rapidement cernés, mais pour un enfant ou un adolescent, pour une personne psychologiquement instable ou perturbée, la naïveté et l’absence de perspectives sur les conséquences d’un post ou d’une publication peuvent avoir un impact qui est loin d’être évident.

Pour vous, ou pour vos enfants, il faut prendre quelques précautions avant de vous lancer dans les méandres du grand déballage de votre vie privée, du numérique sur lequel finalement vous n’avez que très peu d’emprise.

Ainsi et pour conserver un maximum d’intimité, quelques réglages s’imposent qui vous permettront de passer à travers les mailles de la plupart des gens malintentionnés. Nous passerons en revue ces aspects et les solutions dans la seconde partie du livre.

Vous pouvez le commander sur le blog mis en place à cet effet ( The face of the book  ), blog sur lequel vous pourrez découvrir des histoires vraies qui ne figureront pas dans ce livre.

Vous pouvez également me contacter sur la page Facebook dédiée à cet Ebook pour plus d’infos.
En espérant vous avoir donné envie de parcourir ces pages, je vous souhaite au nom des couloirs du net de très bonnes fêtes de fin d’année !
Steve Légère.